‹ Chimie du teinturierChapitre 4 sur 28 · PRINCIPES · texte numérisé non relu

PRINCIPES

faits , et faciliter l’intelligence de l’ouvrage entier. ' ‘ .

' Personne n’ig'iwire que ron,<loime le nqm ’ de corps à' toutes les aifféferites substances qui produisent une impression sur nos sens.

Ces corjp$ sont fluides 'pu. solides ; fluides , lorsqu’ils sont à l’état «de liquides ou de gaz , et qu’ils présentent peu ou point de cohéremïe ds^ns leurs molécules ; et solides , lorsqu’ils ont une force d’aggrégation trèssensible y et qu’on ne'peut leur taire perdre la forme qu’ils affectent que par un effort.

Les corps sont en quantité innombrable ('ans la nature; mais comme les élémens dont ils se composent sont.en petit nombre y et que la combinaison binaire ou ternaire de qnelq^pes-uns de ces élémens, dans des .proportions définies^ donne naissance à des produits très-remarquables, qui jouent un grand' rôle dan$ les pbénoinèaes de la nature , il,s’en suit, que l’étude de. la chimie est simplifiée , et qu’il sulfit pour se former une -idee nette de son oïijet et de $a méthode, ^ s.’attacber à la connaissance des élémens et des composés les plus remarquables auxquels leu<r combinaisou donne lieu. . •

Ou donne le nom à^anaiy sc aux opérations ir l’aide desquelles on' parvient ù isoler

• G^VÉRA.UtV' 1 I

les éléniens des corps l’un de l’autre. Quand ceâ élémens peuvent être unis de nouveau pour reproduire le même corps , l’opération porte le nom de synthèse. Le feu eàt un des principaux a gens dont on fasse usage dans l’analyse, parce qu’il tend à isoler tous les élémens, par l’effet dè sa püissance expansive; mais d’autres fois, lorsque deux ou plusieurs de ces élémens sont unis ensemble , et que le composé peut être disàous, on les sépare par l’addition d’un nouveau corps en dissolution,- qui exerce une affinité prédominante sur quelques -uns d’eux, et détruit la premièré combinaison dans laquelle ils' se trouvaient engagés.

On donne le nom iï affinité' h. la force qui sollicite les molécules matérielles à s’unir les unes- aux autres; et on appelle simplement co/icVfon, la puissance qui, dans un corps quelconque, tient agglomérées les particules ^de ce corps. ’

Les molécules d’un, corps peuvent êire considérées sous deux pointS"de vues différons : si l’on considcrc ces molécnl^s en tant que simples et formant par leurs combinaisons la substance dont il s’agit, on les nomme oXctvï molécules constituantes ^ si ait contraire on ne les considère que coinine

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dès particules de « ce corps , formées deSi . mêmcè élémens que lui, on les appelle.

molécules intégrantes ', ou simplemeut particules. . • V •

Il ne faut pas confondre eu chimie .lyi mélange et une combinaison. Dans un mé—

■ lange , les corps quelque atténués qu’ils soient, conservent loü^es leurs propriétés' particulières, d’ordinaire peuvent être complètement séparés par, des moyens pu- . remént physiques. Dans une combinaison ,

' au contraire , les corps unis , dans des proportions variées , ont acquis des propriétés . ' tout-à-fait distinctes ^ et il. n’y a que l’analyse chimique qui puisse les séparer de nouveau.

Les corps , à l’état solide , n’ont jamais la propriété de se combiner , aussi est-on dans l’usage de les dissoudre dans un li— c^uide, pu de les faire entrer, en fusion- à 1 aide du JPeu. Lorsqu’on , emploie un liquidé poùr dissolvant, il arrive un terme au-delà duquel la propriété dissolvante de ce liquide im s'exerce plus , .et la dissolution est appelée dissolution saturée. Ce terme de. saturation arrive généralement beaucoup plus tard lorsque la température est plus élevée , et c’est pour cela que les dissolutions préparées à l’aide de la cha-

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leur , abandonnent lors du refroidissement une partie de la substance dissoute*; Cette ■ partie qui- reprend sa solidité , et se dépose ' sur les parois éu^ le fond deS-vases j est ce que l’on app.elle en'.tbiniie précî^itéi . ’

Nous avons dit que l’on appelait élemens,* ou corps simples j les différentes substances ‘ dont la combinaison donnait -lieu à la production des corps composés. On ne saurait dire si ces substances sont simples^en elles-* mêmes , mais on est convenn de les regarder comme telles^ parce qu’elles ne cliangent.

jamais de nature,* et qu’oii ne peut ni des décomposer, ni les transformer l’ime dans l’autre. ' ' • ■ .

Les corps simples découverts jusqu’à ce jour sont au nombre de cinquante— six.

Nous les signaleVons tous ; mai^ nous n’étudierons d’une manière particulière que ceux * '

qui , par eux-mêmes , ou par les combinaisons qu’ils produisent, sont en usage dans lîi teinture. Les voici rangés, dans l’ordre suivant lequel il nous paraît le plus convenable de lés étudier. • .

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