OXYGÈNE
13. L'oxygène fut découvert en 1774 par ï Très répandu dans la nature, il forme environ le cin^ quième de l'air atmosphérique, où il existe à l'état c i combinaison avec l'hydrogène constitui
OXTGÈNE
'eau. En outre, presque toutes les roches, tous les ruilux le contiennent au nombre de leurs élémenla. Préparation. — On peut obtenir l'oxygène par ptocédéa.
d'eux, qui n'a plus qu'un intérêt historique chapitre Air), consiste à chauffer dans un petit ballon un corps rouge, connu sous le nom d'oxyde de mercure, et qui par l'action rie la chaleur se dédouble en mercure et en oxygène. Le mercure se condense ' ilansles parties froides de l'appareil, et l'oxygène est! recueilli dans une éprouvette renversée sur la cuve h ' eau.
Le procédé habituel consiste à décomposer par la chaleur un sel formé de chlore, de potassium et d'oxygène, appelé chlorate de potassium. Chauffé aune . ( température voisine du rouge, le chlorate de potas- 1 ' dum entre en fusion, puis se décompose en perdant I son oxygène, tandis qu'il reste dans la cornue une com- 1 binaison de chlore et de potassium, le chlorure de po- I tasgium. La décomposition du chlorate de potassium 1 CbanlTé seul se fait en deux phases; d'abord une partie i de l'oxygène formé se porte sur une portion du chlo- J tate non décomposé pour former un sel plus oxygéné, | le perchlorate, qui se décompose à son tour à une tem- I pérature plus élevée (voy. l'équation, ^ 56). Mais on I empoche la formation de perchlorate et on obtient un 1 dégagement régulier d'oxygène en mélangeant le chlorate de potasse avec l'oxyde de manganèse ou l'oxyde (le cuivre. Pour obtenir facilement de l'oxygène, on , chauffe, dans une cornue, du chlorate de potassium mélangé du huitième de son poids de bioxyde de man- ; ganèse ; la décomposition du chlorate de potassium el la mise en liberté de l'oxygène ont lieu vers 200° aeuleinent (fig. 1). J^^H
nUlE INORGANIQLE ELEMENTAIRE
Pour préparer de grandes quantités d'oxygène, i a emplu\tf des Lornues en grès ou en fer, ] arrive rjue le-- tubes avant ete obitrués, les appareils!
oiit éclaté et ont donné lieu h de graves accidenta. M. Salleron a imaginé un appareil qui remédie à cet inconvénients; c'est une cornue en fonle à panse larga,; en ibnle, formé de deu\ parties, l'une inférieure, qui reçoit le mélange de chlorate de potasse et d'oxyd© de manganèse; l'autre, supérieure, est un chapiteau nmni d'un large tube de dégagement et qui s'ajuste ft la partie inférieure au moyen d'une rainure que l'on scelle avec du plâtre : si par hasard le tube de dégag&ment venait à s'obstruer, le chapiteau se séparerait dâ la partie inférieure, par rupture du plâtre, et il n*; aurait pas d'expiosirjn.
Dans celte réaction, le chlorate seul se décompose, et l'oxyde de manganèse se retrouve intact, mélan|^ avec le chlorure de potassium. L'oxyde île manganèse semble donc n'exercer qu'une action dL* présence, et l'on a formulé celte idée en supposant l'existence d'une
force de présence ou catalytique. C'est là une création inutile et qui n'apporte aucune explication satisfaisante du fait. Dans la plupart des cas oii l'on a invoqué penilant longtemps la prétendue force catalytique, on est atrivé depuis à se rendre compte du phénomène par un axaraen plus attentif des diverses phases de la réaction; les corps qui semLlent n'agir que par leur présence prennent part à des réactions intermédiaires, après lesquelles ils sont régénérés.
Dans la circonstance actuelle, le chlorate de potassium aliandonne son oxygène au bioxyde de mangaûéseen donnant un nouveau composé oxygéné de mangaoése plus riche en oxygène que le bioxyde. Mais ce QOUveau composé est facilement décomposalile par la chaleur, et se dédouble en abandonnant l'oxygène qu'il avîûl reçu du chlorate et régénérant l'oxyde primitif. Ce dernier a, pour ainsi dire, servi de moyen de transtiort à l'oxygène du chlorate.
On a aussi employé pour la préparation de l'oxygène le procédé dû à Scheele et qui consiste à chauffer au rouge le bioxyde de manganèse. La décomposition se Eail dans une cornue de terre, le bioxyde de manganèse perd une partie de son oxygène, et il reste comme résidu un nouvel oxyde de manganèse, moins riche en oxygène.
Uo procédé industrie! d'obtention de l'oxygène, dû h li> Tessié du Motay, est fondé sur la décomposition du pennanganate de sodium. Nous l'indiquerons en traitant du manganèse.
On prépare aussi l'oxygène par la décomposition au rouge de l'acide sulfurique, qui se détruit en donnant ilu gaz sulfureux, de l'oxygène et de l'eau (voyez Acide mlfuriqiie, g 104).