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CHAPITRE XXI

- ETAIH. — ANALYSE MINERALE

Or. — ALlianL's irnr. — P(..iii-(,re dit Caïsius. - Pialiiie. — Chlorures de plaLïnn.

Elain. — Oxydes, chlorures, âulliirea.

Cluse i H cation des mùtnux. — Principes de l'on rcclierche des poisuiis inëtalliqnes.

^ 456. Très répandu clans ]a nature, Ttir ne s'y trouve-™ cependant qu'en petites quantités. On le rencontre i l'état natif dans les sables d'alluvions anciennes i dans des roches quartzeuses. Quelquefois il est allié à ' de l'argent, du palladium, de l'iridium, du tellure; l'or brut do la Californie renferme 1 pour 100 d'iridium. Certaines rivières charrient de l'or: tels sont en France ., le Rhin, le Rhûne, la Garonne; mais la proportion d'otj est tellement minime dans ces rivières que l'extrac-l tionen est h peine rémunératrice. Ainsi, pourobtenii 1 idiogramme d'or des alluvions du Rhin, il faut lavei 7 millions de kilogrammes de sable. Les dépûts sablonneux de l'Oural sont 2300 fois plus riches.

L'extraction de l'or des dépôts arénacés se fait pal des lavages qui enlèvent les particules terreuses pluilj légères; les paillettes d'or encore mélangées de sablai aont ajiialgamécs avec (i fois environ leur poids d'ï.'ïîv'esc*

cure : on recueille l'amalgame liquide, on l'exprime dans des peaux de chamois pour expulser l'excès de mercure, et l'on recueille un amalgame solide qui est soumis à la distillation. En Californie et en Australie, pour l'exploitation de roches quartzeuses très dures, on se sert de machines qui broient le minerai, le lavent et l'amalgament du même coup.

L'or renferme toujours un peu d'argent, dont on le purifie par affinage. On opère l'affinage en traitant l'or dans des vases en platine par l'acide sulfurique concentré et bouillant : il se produit du sulfate d'argent qui reste en dissolution, tandis que l'or n'est pas attaqué. On étend la dissolution d'eau, on laisse déposer l'or et on le fond en lingots. Quant à la solution de sulfate d'argent, elle est traitée par des lames de cuivre qui précipitent tout l'argent, en passant elles-mêmes à l'état de sulfate de cuivre que l'on isole par concentration et qui est livré au commerce.

L'or est d'un beau jaune, d'un éclat remarquable; c'est le plus ductile et le plus malléable des métaux. Il se réduit en feuilles de 1 dix-millième de millimètre, qui laissent passer une lumière verte. Un gramme d'or peut être étiré en un fil atteignant une longueur de plus de 3000 mètres. Il fond vers 1200° et, par un refroidissement lent, cristallise en octaèdres. Sa densité est de 19,5; c'est, avec le platine, le plus lourd de tous les métaux. Son inaltérabilité par les agents chimiques, sa malléabilité et sa ductilité en font le métal le plus précieux. Il n'est attaqué par aucun métalloïde, excepté le chlore et le brome ; il résiste à l'action des acides et des alcalis ; l'eau régale seule le dissout, parce que c'est une source de chlore.

Son poids atomique est 197, et son symbole Au (de Aurum).

•1- AllîageB d'or. — L'or, pour être converti t maies et en bijoux, (toit être allié au cuivre, parc* cpi'il ne présente pas une assez grande dureté quam il est pur. Les alliages d'or adoptés en France sont fa is les proportions suivantes :

Monnaie. , , HÊdaiJlcâ.. .

TaisaeUc.

L'or qui renferme du cuivre est plus ronge que l'o pur : allié à l'argent, il prend une teinte jaune plus"! pâte. En fabriquant des alliages avec des proportionsi diverses d'argent et de cuivre, on peut varier les teintes'!! des bijoux d'or.

458. Pourpre de Cassius. — Par l'addition d'un mélange de clUorure stanneux et de chlorure stannique à une solution de chlorure d'or AuCl% on obtient un précipité pourpre appelé pourjtre de Cassius, qui a la J propriété de colorer le verre et l'émaU en un rougfl^

■ magnifique, et qui est employé pour la fabrication des verres-rubis et pour la peinture sur porcelaine. Le ' pourpre de Cassius a été longtemps considéré comme un stannate d'ur; mais, d'après les dernières recherohes de M. Dehray, ce serait une laque d'acide stannique colorée par de l'or très divisé,

459. Les solutions d'or se reconnaissent à ce que le^ métal est précipité par les matières organiques, par 1k zinc, le cuivre, le sulfate ferreux et l'acide oxalique. L^ réaction la plus caractéristique est la formation dul

ilirpre de Cassius par l'addition d'un mélange d& lorure stanneux et de chlorure staï^niqyve.

460. Dorure. — La dorure est l'art de recouvrir d'or, pour les protéger contre Taction des agents diimiques, les métaux ou les alliages altérables, connue Târgent, le cuivre, le bronze.

Le plus ancien procédé est celui de la dorure au mercure; il consiste à recouvrir les pièces, bien décapées et préalablement trempées dans l'azotate de mercure, d'une couche d'amalgame d'or. Les pièces sont ensuite chauffées pour volatiliser le mercure, et restent couvertes d'une couche d!or à laquelle on donne de Téclat par le polissage. La dorure au mercure est une industrie des plus dangereuses, amenant rapidement l'intoxication mercurielle.

Les nouveaux procédés de dorure l'ont presque entièrement remplacée.

Dans la dorure au trempé ou par im.m,ersion^ on trempe les objets bien décapés dans un bain d'azotate de mercure, puis on les immerge après le lavage dans un bain bouillant de chlorure d'or et de carbonate de potassium, où ils restent une demi-minute. Ce procédé n'exerce aucune influence fâcheuse sur la santé des ouvriers, mais il ne permet de déposer qu'une couche mince d'or.

La dorure galvanoplastique fournit sur la pièce un dépôt aussi épais que l'on veut, et elle est d'une innocuité complète.

On prépare un bain formé de cyanure d'or et de cyanure de potassium; on y plonge les objets, qui sont mis en communication avec le pôle négatif d'une pile dont le pôle positif est terminé par une lame d'or. Le courant électrique décompose le cyanure d'or; le métal se porte au pôle négatif sur l'objet, et le cyanogène, se rendant au pôle positif formé par la lame d'or, lui mlève une quantité coTt^«»^oxvd^wte de métal pour

l'égénérer du cyanure d'or, de telle sorte que Je bain présente toujours une composition constante. La p de poids de la lame d'or est égale à la ijuantitê < métal qui s'est fixé sur l'objet; cette dernière quantid est donc iacilement connue par une pesée de la lamfij Les procédés de doi'ure au trempé et par la galvw noplastie s'appliquent également à l'argenture.

461. Le platine, poids atomique 198, symbole Ptd longtemps confondu avec l'argent {ptatina ou petm argent, de l'espagnol plata, argent), se trouve ton j OU] à l'état natif, mélangé avec des métaux étrangers, or3 fer, cuivre, iridium, palladium, rutbénium, etc. On )j rencontre dans les sables d'alluvions anciennes S Nouvel le- Grenade, en Californie et surtout dans FOura

On enlève l'or au minerai de platine en le traitai par le mercure, qui s'empare de l'or, puis on le dissoiil dans l'eau régale, on étend d'eau et l'on ajoute Hm chlorure d'ammonium à la liqueur filtrée. Il se préc pite un chlorure double d'ammonium et de platind qui, par la calcination, laisse un résidu spongieux é platine.

Longtemps on a travaillé le platine en le compri-3 mant à l'état spongieux et le martelant au rouge blancj de manière à en souder toutes les parties. MM. H. De* ville et Debray ont réussi à le fondre en le chauffant | l'aide du chalumeau à gaz oxyhydrique, dans un creusa formé de chaux vive.

La fusion de 1 kilogramme de platine t 50 à 60 litres d'oxygène et le double à peu près de gai ^'éclairage.

! platine se rapproche de l'argent par sa coviV^vo

502 CHIMIE INORGANIQUE ÉLÉMENTAIliB

et son éclat; il est mou, très malléable, très doctile et très tenace. La température de sa fusion est de 2900^ environ. Il se ramollit avant de fondre et peut se souder à lui-même comme le fer. Sa densité, pin» élevée que celle de Tor, est de 21^. Il est peu dilatable; aussi l'emploie-t-on à la fabrication des étalons des poids et mesures.

La mousse ou éponge de platine est le métal spongieux obtenu par la calcination du chlorure de platine et d'ammonium. Le noir de platine est du platine très divisé qui se précipite par Faction d'une lame de zinc sur une solution de chlorure. La mousse et le noir de platine déterminent diverses réactions sans y prendre part; ainsi l'hydrogène et l'oxygène se combinent directement à la température ordinaire, le gaz sulfureux et l'oxygène se combinent au rouge quand ils se rencontrent en présence de mousse de platine.

Ces divers phénomènes sont dus à ce que le platine, très divisé, possède la propriété de condenser les gaz avec dégagement de chaleur : le noir de platine, par exemple, condense plusieurs centaines de fois son volume d'oxygène. Par cette condensation, les gaz se trouvent dans des conditions favorables pour réagir les uns sur les autres et se combiner.

Le platine n'est oxydable à aucune température. D se combine au charbon, au bore, au silicium, au phosphore et à l'arsenic, et à plusieurs métaux. Il ne faut donc pas se servir de creusets de platine pour chauffer ces différents corps, ainsi que le zinc, le plomb et Tétain.

Il est inattaquable par les acides et se dissout seulement dans l'eau régale.

Il est employé à fabriquer des vases et des alambics pour la concentration et la distillation de l'acide sulfu-

rique, des capsules pour l'affinage de l'or ; il sert danfn

les laboratoires sous forme de fil, de c

creusets.

H forme deux oxydes, l'oxyde platineux PtO i l'oxyde platinique, et deux chlorures, PtCl' et PtCl*.^ Ce dernier, lêtra-clilorare de platine ou chlorure plor- Unique, se prépare par la dissolution du platine dans l'eau régale et l'évaporation de la liqueur. C'est une masse rougeâtre, cristalline, déliquescente, dont l4,j solution est orange.

Il fournit avec les sels d'ammonium et de potassiuffl des sels doubles, qui se précipitent en octaèdres réga- • liers microscopiques. Ciimme le sel double de platine et de sodium est soluble, le chlorure de platine permet de séparer la potasse de la soude. On l'emploie égale- . meut dans l'analyse pour doser l'ammoniaque des s

■ 462, I.es principaux gisements d'étain sont en Cornouailles. à Malacca, à Banca, au CJiili, On l'extrait du J bioxyde naturel, la cassUérite, ainsi appelée du r que les anciens donnaient h l'étain (jt^cittEpoî, étain)J Ils nommaient Iles Cassitérides la presqu'île de Cop^ nouailles, uù ils recueillaient ce corps.

Le minei-ai est broyé, lavé et fondu avec du charboOJ qui le réduit et met l'étain en liberté. On le purifie t utilisant sa facile fusibilité.

L'étain impur est chauÊTé dans un four incliné, à unrf température peu supérieure à celle de sa fusion; fond, s'écoule au dehors, tandis que les métaux étrar gers, peu fusibles, restent sur la sole du four. l Son symbole est Sn, et son poids atomique est de 118 J

504 CHIMIE INORGANIQUE ÉLÉHENTAIRE

Il est d'un blanc d'argent, mou, très malléable, peu tenace, car un fil de 2 millimètres de diamètre se rompt sous un poids de 24 kilogrammes. Sa texture est cristalline; quand on plie une barre d'étain, elle fait entendre un son particulier, appelé cri de l'étain. dû à la rupture des cristaux. Il est sonore. Par le firottement, il acquiert une odeur caractéristique.

Il fond à 228'* et cristallise par le refroidissement: sa densité est de 7,285.

L'étain ne peut être réduit en poudre par le pilon; on l'obtient à l'état pulvérulent en versant l'étain fondu dans une boîte enduite de craie, et agitant vivement la boîte pendant le refroidissement.

A la température ordinaire, l'étain ne s'oxyde pas sensiblement ; à une température élevée, il se convertit en oxyde stanneux SnO, puis en oxyde stannique SnO*.

L'acide sulfurique l'attaque à peine ; l'acide azotique l'allaque vivement et le transforme en acide métastanni([U(î Sn'O'Mï-, poudre blanche, insoluble.

il s'unit directement au chlore, au brome, à l'iode, au soulro, et s'allie h un grand nombre de métaux.

Mh^. L'étain, allié au ploml), sert à confectionner un grand nombre d'objets, cuillers, flambeaux, vaisselle, rohincLs do fontaine, capsules de bouteilles, feuilles pour envelopper le chocolat, le thé, le café, etc. Pour les vases destinés aux usages culinaires, la proportion de ploml) ne doit pas dépasser iO pour 100.

L.i soudure des i)lombiers renferme 1 partie d'étain (M 1 de plomb. L'amalgame d'étain constitue le tain, d(Nsl,iné à rétamage des glaces. Enfin, on recouvre (rélain le cuivre et le fer pour les préserver de Toxydalion; le fer-blanc n'est autre chose que du fer étamé. (Voyez Cuivre et Feh.)

L'étain ne fournit aucune combinaison à l'art médi-

■cal. Réduit en poudre, il a été préconisé contre leî tEenia; aujourd'hui, il est à peu près abandonné.

-M34. Oxydes d'étain. — L'hydrate stantieux SnO^H^B est un précipité Liane que fournit l'addition de rara-T moniaque au chlorure stanneux SnCl'; par la dessic-j cation, il se convertit en anhydride ou oxyde slanneu: SnO, poudre noire ou d'un brun olive. L'un et l'autre sont sans usage. Ils se comportent comme un hydrate et un oxyde métallique et fournissent avec l'acide sul-^ furique, l'acide phosphorique, des sels définis qui n'oal pas reçu d'application.

L'oxyde slannique, b'wxijde d'êlain ou anhydride slaiinique SnO', constitue la cassitérite ou minerai 4'étain. 11 se produit aussi parla ealcination de l'étain au contact de l'air. C'est une poudre jaune appeléejj potée d'êlain par les faïenciers, qui s'en servent pou) la fabrication de l'émail.

Le bioxyde d'étain est l'anhydride de l'acide stnnntl que SnO'H', poudre blanche qu'on prépare en précipir! tant le chlorure stannique SnCl' par l'ammoniacpae :

Sna* + iAïH= + 3HS0

^«Ddi

res stannates alcalins sont solubles; lium renferme SnO'Na',3H'0. Les autres stannat sont peu solubles ou insolubles. Le stannate de plora constitue l'émail des faïences ordinaires.

On désigne sous le nom de pink-color un stannaMj de chrome, de chaux et de potasse employé dans | peinture de la faïence et qui donne, après la cuissoiX ■une couleur rouge de sang.

La laque minérale est un stannate de i;\vfuvQ.a ft"*- *

OAlU/kVX. — CHIUIB INORU.

potasse de couleur violette usité pour la fabrication de papiers peints et la décoration de la porcelaine.

L'acide métastannique, produit de l'action de l'acide azotique sur l'étain, est inusité.

465. Chlorures d'étain. — Le chlorure stanneux ou hichlo7nire d'étain SnCl* * se prépare par l'action d'un courant de gaz chlorhydrique sur l'étain. Il est cristallisé. Le sel d'étain de l'industrie est du chlorure stanneux hydraté, renfermant SnGl*,2H*0, qu'on obtient en dissolvant à chaud de l'étain granulé dans de l'acide chlorhydrique concentré. Quand la solution marque 70* Baume, elle se prend par le refroidissement en une masse cristalline, formée de petites aiguilles.

Le chlorure stanneux est un réducteur énergique qui enlève l'oxygène et le chlore à un grand nombre de combinaisons. Ajouté à une solution de chlorure mercurique HgGl% il s'empare d'une partie de son chlore pour passer à l'état de chlorure stannique et le convertit en chlorure mercureux ou calomel Hg*Cr^.

SnC12 + 2HgCl2 = Hg2Cl2 -{- SnCl*

Chlorure Chlorure Chlorure Chlorure

stanneux. mercurique. mercureux. stannique.

C'est en raison de cette propriété qu'il est employé par les indienneurs pour former des dessins blancs sur les étoffes teintes au moyen du sesquioxyde de fer ou de manganèse. En imprimant du chlorure stanneux sur des étoffes ainsi colorées, on fait passer l'oxyde métallique à l'état de chlorure soluble dans l'eau et

1. Il est appelé communément protochlorure d'étain par les chimistes qui, donnant à l'étain le poids atomique 59, représentent le chlorure stanneux par la formule SnCl et appellent hichlorure le clilorure stannique, représenté alors par la formule SnGI2.

qu'on enlève par des lavages. Il est à remarquer qui cette réduction s'exerce surtout en présence d'acidÉ chlorhydrique ; elle esl représentée par l'équation :

Mn^ya + SnCIi + 6HCI — SnCl^ + 2MnC|î + 3H"â

Le chlorure slanniqne ou tétrachlorure d'ét ynCl' est un liquide jaunâtre, fumant à l'air; il se p pare par l'action du chlore sec en excès sur de l'étai légèrement chauffé.

Bans l'industrie, on désigne sous le nom de campt sift'on d'étain un hydrate SnCi',3H'0 qui se p par l'action du chlore sur une solution de hichlorure" SnCl'. Cet hydrate est en masses amorphes, déliquescentes; il est employé comme mordant dans la teinture des laines et des cotons.

4&i. Sulfures d'étain. — A l'oxyde stanneux i respond un sulfure stanjietix SnS, de couleur ] foncé, qui esl inusité, et à l'oxyde slannique un s fure stannique SnS*.

Le sulfure stannique se forme par l'action de l'hyd gène sulfuré sur les solutions de tétrachlorure d'étain(J il est d'un jaune pâle, insoluble dans l'eau, solubl dans les alcalis et dans l'acide chlorhydrique bouiUaid

Le sulfure stannique préparé par voie sèche est s pelé or mussif. On chauffe lentement au rouge sombre un mélange formé de -12 parties d'étain, 6 parties d mercure, 7 parties de soufre et 1 partie de chlorun d'ammonium. Il se sublime du sulfure de mercure, c chlorure de mercure, du chloruré d'étain et du s ammoniac, tandis qu'il reste au fond du matras dej paillettes hexagonales, d'un jaune d'or, davica^ a:^ ^'^s^

L SOS CIIIUIE IHORGANIQUB BLEUBNTAIKB ^^^H

cher, d'or massif. L'or mussif résiste à l'act^^^l l'acide chlorhydrique. ^^^|

Il sert à bronzer le bois et à enduire les coussins des machines électriques.

467. Caractères des combinaisons d'état?!. — Les sels slannenx sont décomposés par un grand excès d'eau en soua-sels blancs qui se précipitent. L'ammoniaque, les carbonates alcalins, la potasse et la soude en séparent de l'hydrate stanneux blanc : la potasse et la soude en excès redissolvent cet liydrate.

Avec l'hydrogène sulfuré, ils donnent du sulfure stanneux brun, sohible dans le sulfhydrate d'ammoniaque et dans l'acide chlorhydrique bouillant.

Leur solution additionnée de sublimé corrosif (chlorure mercurique) se réduit en donnant un précipité blanc de calomel (chlorure mercureux). Cette réaction est caractéristique.

Les comhinaisona stanniques solubles comprennent le chlorure, le bromure, l'iodure et les stannates alcalins qu'on transforme en chlorure stannique par l'acide chlorhydrique.

Elles précipitent par la potasse, l'aramomaque, la soude, de l'acide stannique blanc, soluble dans un excès de réactif. L'hydrogène sulfuré donne un précipité jaune de sulfure stannique soluble dans les alcalis, les sulfures alcalins et l'acide chlorhydrique bouillant.

Toutes les combinaisons d'étain chauffées au chalomeau dans la flamme intérieure, sur le charbon, ^ mélangées d'un peu de cyanure de potassium et de borax, fournissent un globule métallique d'étain, dont on connaît la nature en le dissolvant dans l'acide c^orh hydrique, et constatant dans la solution les caractèrea I du chlorure stanneux.

Nous avons dit (^ '^S^) (çia Vétain, par les caractères

de son bioxyde SnO', de son tétrachlorure SuCl', rapproche des métalloïdes et par conséiiuent du siIi-4 cium; d'autre part, l'existence de l'oxyde SnO et dn l'hydrate SnO'll', qui forment des sels en s'unissanH aux acides avec élimination d'eau, m'a engagé à étu-q dier ce corps avec les métaux; il ne peut être alorffl placé qu'à cûté du platine, car il forme, comme luijl deux chlorures XCl' et XCl'.

W Classifîcalion des métaux étudiés.

468. A mesure que nous avons fait l'histoire des mé^ taux importants, nous avons indiqué leurs relations, ëjH de cette étude il ressort avec évidence que les classiflJ cations linéaires ne peuvent être satisfaisantes, à causd des liens de parenté divere que présentent les métaujt^

Néanmoins, tenant compte des analogies les plui importantes, nous pouvons ranger les métaux ed familles et en groupes de la manière suivante, résu<a mant en quelques mots les caractères qui les unissenfl ;t ceux qui les différencient :

^^K SODIL'U

Métaux monoatoniiqiies.

Formule RénÉrole des oxydes R'O

— des hydrates RHO

dus chlorures HCl

/ Métaux décomposant l'eau i ^'^i'fll J oxyiJes irrù duc li blés par le oharboiy 1 carbonates solubles, indÉcompoa \ blés par la ebaleur.

Carbonate peu solublu, décompC sable par la chaleur.

Lithium..

S' groupe. Amhoniuh . .

Ii^tal iiomposË; sels volatils.

° groupe. Aroent Métal ne désamposaDt pas l'ea

oxyde réductible; carbonate ins lubte, racilemcnt décomposable | lo chaluur.

CHIUIB INORGUIIQUE ÉLËUENTAIRB

MÉlaui dialomiqiii

jrmulc générale des oxvdes R«0

— des hydrates B'O'H'

— des chlorures R'CI»

Kinales el suilaUs insolubles: sulfures solables; donnent des hioxydes IfO'.

2° croupi;. Plomb N^cdécomposepasI'cauJifroîdioxyde

rédutrlible; sulfure insoluble; earbonaLe et sulfale insolubles; donne un bioxyde PbO>, jouant le râle d'un anhydride d'acide; le plomb tonctionne dans certaines combinaisons comme tètratomiqiie.

\ Sulfates solU'

btes h

nates ïnsoliir blcs isomor-

/ Oxydes réductibles. Ils fournissenl [ deux sortes de combinaisons : les I unes avec Cu et Hg dialomiques; 1 les autres avec un double alome, I Cu> ou Bg>, fonctionnant comme \ diatomique.

I Oxydes réductibles. Ces métaux tourl nissenl deux séries de combinaisons; l dans les unes, t'atome est diatO' I mique; dans tes autres, un groupe- Nickel I '"*"'■ '°""* •' "" double alome se

P / comporte comme hexatomique ,

^ " [ (Fe>)",(Cr>)", etc. Leurs sulfures

1 sont insolubles.

S' groupe. Ar.iiHriiiUM..,. L'atome Al ne tonctionne pas comme diatomique. Le double alome (AI*) est un groupement hexatomique; ses combinaisons sont analogues aux combinaisons au maximum du fer, du chrome, etc.

Oxyde irrèductit>le, ne donne pas de sulfure insoluble. Par 1&, ràlumînium se rapproche du magnésium.

3" groupe. Maonësiuh-

5" groupe. Fe»

HANOANtSE , ,

Mêlai monoatomiqiie et Iriatomitiw:.

Or : Chlorurea AiiC] et AuCl'. — Oxydes Aii'O H AuW.

Métaux dialomiqua et (eli'atomûjues-

VhATiniL : Chlorures Pta= et PtCl*.

Etain : ailonires SnCI' et SiiCI'.

ANALYSE MINÉRALK

469. L'analyse minérale qualitative a pour but de déterminer la composition d'une matière minérale quelconque, d'y déterminer les acides, les métaux qui s'y trouvent. D'ordinaire quand on analyse les sels, c'est-àdire des combinaisons oii U y a à reconnaître tout i la fois des acides et des métaux, on commence par déterminer ceux-ci. La marche de l'analyse en est pluç facile; en effet, dans cette première recherche, reconnaît certains corps qui peuvent être à l'éta d'acides, comme l'acide chromique, l'acide arséniem l'acide arsénique. De plus toutes les bases ne pouvant pas exister avec tous les acides dans une solution, la découverte de certaines bases permet déjà de se prononcer sur la présence ou l'absence de certains acidea. Ainsi quand, en recherchant des métaux dans une sw lution, on a trou\é du baryum, on est certain que la sfr lution ne peut pas renfermer d'acide sulfurique, puisque le sulfate de baryum est complètement insoluble.

Pour procéder à l'analyse, on dissout la substance dans l'eau : si elle y est insoluble, on la dissout dans l'acide chlorhydrique, tel est le cas du carbonate de chaux, liu carbonate de magnésie, et, en opérant cette dissolution, on observe un dégagement de gaz qu'il est facile de reconnaître pour l'acide carbonique. D'autres fois on dissout le mélange dans l'acide azotique,

mme dans l'analyse tles alliages métalliques,

blïî CHIMIE INORGANIQUE ÉLÉMENTAIRE

même dans l'eau régale. Enfin les corps insolubles dans l'eau et dans les acides sont transformés en combinaisons solubles par la fusion avec le carbonate de soude, tels sont les hydrates et les sulfates insolubles dans l'eau. L'analyse minérale est établie sur l'emploi méthodique de certains réactifs spéciaux; elle présente de nombreux détails d'exécution qu'on ne peut apprendre que par la pratiijue du laboratoire, mais il importe de connaître les principes sur lesrmels elle repose.

Dans les pages suivantes, nous donnons seulement rénumération des procédés nécessaires pour reconnaître un seul sel, c'est-à-dire déterminer son acide et son métal. Quant aux procédés qui permettent de reconnaître dans un mélange complexe les divers acides et les divers métaux, ils sont plus compliqués, mais ils I sont établis d'après les mêmes principes, '

Dans l'analyse minérale, quand un essai a donné un résultat négatif, on passe à l'essai suivant.

Recherche du métal

L Métaux qui précipitunt par l'acide chlorhydrique. — On additionne la solution d'acide chlorhydrique. Si elle renferme de l'argent, du plomb ou du mercure au minimum, il se sépare un précipité blanc formé du chlorure de l'un de ces métaux. Pour les distinguer, on arrose le précipité avec de l'ammoniaque.

11 se dissoul Chlorure d'ARGEXT.

Il devient noir Prolochlontre de heiicure.

Il reste blanc Chlorure de plomb.

II. Métaux qui précipitent par l'hydrogène sulfuré. — Si l'addition d'acide chlorhydrique n'a pas déterminé de précipité, on fait passer un courant d'hyiiro-

AKALTSE MINÉRALE ^^V

gêne sulfuré dans la liqueur jusqu'à ce qu'elle so^| bien saturée. ^Ê

Les métaux ou les métalloïdes précipitables à l'éti^l de sulfures par l'hydrogène sulfuré dans une liquei^| acide sont l'or, le platine, l'arsenic, l'étain, l'antimoin^B le cuivre, le plomb, le bismuth et le mercure quand il est à l'état de sel mercurique. Les sulfures ainsi précipités se subdivisent en sulfures solubles dans le suifhydrate d'ammoniaque chargé de soufre, et en sidB fures insolubles dans ce réactif. ^M

Les sulfures solubles sont les sulfures d'or, depi^H Une, à'élain, d'arsenic et d'antimoine. ^M

Les sulfures insolubles sont ceux: de mercure (su^| fure mercurique), de bismuth et de cuivre. ^M

Â. Sulfures solubles dans le sulfhydrate d'amma^k niaque. — Quand on a obtenu le précipité au moye^B de l'hydrogène sulfuré, on le chauffe doucement avafl du sutfhydrate d'ammoniaque. S'il se dissout, il e^H formé de sulfures d'or, de platine, d'étain, d'arsenic Q^fl d'antimoine. ^

S'il est noir ou brun, c'est du sulfure d'or, de platine ou d'étain {sulfure d'étain au minimum, sulfure stanneux). On soumet alors la liqueur primitive aux essais suivants :

Si la liqueur primilive eal jaune et précipite eu brun par le aulfale ferreux, ce précipité est de l'or dÎTÎsé, et le sulfure élBil du sulfure d' On

Si la liqueur est jaune, ne précipite pas par ie sulfale ferreux, et donne un précipité jaune par le ehlorure de potassium, ce précipité est du chlorure double de potnssium et de Platuie>|

Si la liqueur primitive est incolore et qu'elle donne un précipité blanc de caloraet avec la sublimé corrosif, i.''esl qu'elle reafermait un sel stanneux, et

Êtain a

■ia.

Si 4 CHIMIE INORGANIQUE ÉLÉMENTAIRB

Quand le précipité de sulfure soluble dans* le suifhydrate d'ammoniaque est jaune ou orangé, c'est du sulfure S! arsenic^ d'étain au maximum ou d*afUiinaine.

Pour les distinguer, on chauffe le sulfure dans un tube ouvert, où il se grille.

S'il laisse un résidu blanc, fixe, non volatil, ce résidu est de Tacide métastannique, dont la formation

indique la présence de 1' Ëtain au

maximum.

Si par le grillage il donne un corps blanc entraîné sur les parois du tube, c'est de Tarsenic ou de l'antimoine, que l'on caractérise en traitant le sulfure primitif par l'acide chlorhydrique, qui dissout le

sulfure d' AimMoniB.

tandis que l'acide chlorhydrique ne dissout pas le

sulfure d' Arsenic *.

B. Sulfures insolubles dans le sulfhydrate d*amm(h niaque. — Quand le sulfure formé par l'hydrogène sulfuré est insoluble dans le sulfhydrate d'ammoniaque, il peut renfermer du sulfure mercurique, du sulfure de bismuth^ du sulfure de cuivre ou du sulfure de plomb '.

On le traite par l'acide azotique concentré et bouillant; il se présente alors les cas suivants :

Le précipité est Insoluble dans l'acide azotique concentré et bouillant, mais il se dissout dans l'eau régale, et la solution présente alors les caractères

des sels mercuriques Mercure

au maximum.

Le précipité devient blanc; c'est le sulfure de plomb qui s'oxyde et se convertit en sulfate de.... Plomb.

11 se dissout facilement dans l'acide azotique, et la solution est précipitée en blanc par l'ammoniaque. Bismuth.

11 se dissout facilement dans l'acide azotique, et l'ammoniaciue bleuit la liqueur Cuivre.

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