DOSAGE DE L’OXYGÈNE DANS LE SANG
goutte l’hydrosulfite jusqu’à la teinle jaune très légèrement verte, de telle sorte que l’addition de quelques gouttes d’indigo fasse virer au vert, et réciproquement que l’addition de quelques gouttes d’hydrosullîte fasse virer au jaune à peine vert. On est au 'point.
7° On prend alors 9, '3, plus rarement 4 centimètres cubes de sang dont on veut connaître la teneur en oxygène; on les introduit par l’orifice s dans le flacon F, on soulève légèrement a et le sang se précipite à travers la douille dans le flacon Fl. Mais il reste toujours un peu de sang adhérent aux parois de F et aussi dans la douille ; pour le chasser, il suffit d’ajouter, à l’aide d’une pipette, 7 à 8 cent, cubes d’eau bouillie privée d’oxygène, l’eau chasse le reste du sang qui pénètre dans le grand flacon.
Immédiatement l’oxygène du sang fait virer au vert la teinte légèrement jaune du liquide du flacon.
Si l’on veut, connaître la teneur en oxygène du sang d’une artère ou d’une veine, une petite installation d’appareil est nécessaire ; il faut :
1° Une petite pompe aspirante munie à une extrémité d’une aiguille canaliculée; on pique la veine et l’on aspire à l’aide du corps de pompe le sang veineux ou artériel. De cette manière on conserve le liquide à l’abri du contact de l’oxygène de l’air.
9° On fait subir aussi une petite modification à l’entonnoir E : au lieu de la tige en verre a, on a un petit cylindre en caoutchouc qui peut s’ajuster en d , et dont l’orifice inférieur sort en d; en ce point il est hermétiquement fermé. Dans son intérieur et dans la douille en verre il y a de l’eau privée d’air par l’ébullition ou par tout autre moyen.
3° On introduit le sang par l’orifice supérieur du cylindre en caoutchouc, en plongeant l’aiguille canaliculée dans le cylindre
jusqu’au corps de pompe; de celte manière il n’y a pas d’introduction d’air. L’écoulement fini, on fait passer un peu d’eau privée d’oxygène pour laver, et l’eau ferme l’orifice supérieur du cylindre en caoutchouc pour que l’hydrogène ne s’échappe pas.
Enfin, si l’on veut obtenir le maximum du pouvoir absorbant du sang, on agite 5 à G. cent, cubes de sang dans un tube à essai del4 centimètres de long sur 12 millimètres de large; cette agitation dure de 2 à 3 minutes; après ce laps de temps on a le maximum de saturation du sang par l’oxygène; ce qui permet de mesurer son pouvoir oxydant.