‹ Chimie photographique (volume 2)Chapitre 69 sur 96 · ACIDE CHLORHYDRIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE CHLORHYDRIQUE

marquant à l’aréoraèlre

marquant au densimètre

renferme d’acide pur

pour

(le Daumé.

Gay-I.ussac.

100 parties en poids.

dilorol»i*oitiui*e de cliaunL (des photographes).

Ce n’est pas un composé défini ; on l’emploie à la place du bromure de chaux et de la même manière, § 218, comme puissant agent accélérateur. On le prépare en versant sur le bromure de chaux du chlorure de bronze jusqu’à ce que la teinte de la chaux, qui d’abord passe du rouge au jaune de soufre, devienne une seconde fois rouge de sang; il faut avoir soin, quand on emploie ce composé, de reporter la plaque sur l’iode et de i’y laisser autant de temps qu’au premier iodage.

Clilorofomie.

(C^HCP).

Corps liquide, limpide, incolore, doué d’une odeur agréable et d’une saveur sucrée, beaucoup pluslourd que l’eau (D. 1,49) avec laquelle il ne se mélange pas; au contraire il est miscible

en toutes proportions avec l’alcool et l’éther : il peut donc être ajouté au collodion, auquel il donne, dit-on, une plus grande finesse. 11 dissout facilement un grand nombre de substances, comme l’iode, le soufre, le phosphoré, surtout les résines, même l’ambre jaune ; aussi l’on s’en sert souvent pour préparer avec ce dernier corps un vernis qui s’applique facilement à froid sur les glaces. On le prépare en assez grande quantité dans l’industrie en délayant dans un alambic 35 à 4® litres d’eau avec 6 kilos de chaux vive et lo kilos d’hypochlorite de chaux; on ajoute un litre et demi d’alcool, et après avoir fermé l’alambic onchauffe jusqu’à l’ébullition eton abandonne ensuite l’opération à elle-même. Le chloroforme distille avec une certaine quantité d’eau et tombe au fond du récipient ; on le distille deux ou trois fois sur le chlorure de calcium pour l’obtenir à l’état de pureté. C’est une substance qui présente un danger très-réel et qu’on doit respirer avec précaution, car l’inhalation de chloroforme, après avoir causé l’insensibilité, ne tarde pas à amener la mort.

Chlorure d’argent.

( AgCl — 1 792 ,21 par O ou 1 43 par H.)

Ce sel est le produit de la combinaison de i équivalent d’argent avec I équivalent de chlore. Toutes les fois qu’un chlorure soluble est mis en contact avec un sel d’argent soluble, il se forme immédiatement un précipité de chlorure d’argent qui, s’il est pur, noircit rapidement à la lumière, est insoluble dans l’eau et les acides, solubledans l’ammoniaque, lescyanures alcalins et l’hyposulfite de soude agents fixateurs. Toutes ces propriétés sont utilisées pour la photographie.

Chlorure (sous-) d’argent.

( Ag^Cl — 3i4i ,22 par O ou 261 par H.)

Lorsque le chlorure d’argent est exposé aux rayons lumineux, il se forme, même dans le vide, une substance noire, et il y a en même temps un dégagement de chlore (ou d’acide hypochloreux). La composition de cette matière, qui, traitée

VOCABULAIRE. 4

par l’ammoniaque ou par l’hyposulfite de soude, donne de l’argent pur, est restée longtemps indécise; on a prétendu que c’était un sous-chlorure d’argent qui au contact des réactifs ammoniaque ou hyposulfite se dédouble en argent métallique insoluble et en chlorure d’argent soluble dans le réactif. Les expériences faites par l’un de nous avec M. Girard prouvent que l’action de la lumière entraîne la séparation complète des éléments chlore et argent et non pas un sous-chlorure. L’argent est mis en liberté en même temps que le chlore (ou l’acide hypochloreux, peut-être de l’acide perchlorique B.) On peut néanmoins obtenir un sous-chlorure soit en iraitanl le sous-oxyde d’argent par l’acide chlorhydrique, soit en versant sur de l’argent métallique des solutions de sesquichloruie de fer ou de chlorure de cuivre. ( à l’Appendice les expériences de M. Ed. Becquerel et de M. Niepce de Saint-Victor, pour obtenir la reproduction des couleurs avec un composé d’argent qui peut-être est le sous-chlorure.)

Clilorures tle barium et de strontium.

(BaCl— i3oi ,20) (StCl ~ 991 ,20) ou io3. ou 79.

Ces deux chlorures, composés de i équivalent de chlore pour I équivalent de barium ou de strontium, peuvent remplacer le chlorure de sodium ou le chlorhydrate d’ammoniaque dans tous leurs usages. Mais comme ces derniers sont plus communs et plus faciles à se procurer, on leur donne toujours la préférence.

Clilorure de brome (des photographes ).

Le chlorure de brome se prépare en faisant passer dans le brome un courant de chlore que l’on obtient en mettant dans une fiole du peroxyde de manganèse et y versant une couche de 3 à 4 centimètres d’épaisseur d’acide chlorhydrique du commerce ; on ferme la fiole avec un bouchon percé portant un tube courbé qui amène le chlore dans le vase où est renfermé le brome. Ce vase doit être bien refroidi, car le chlorure de brome est très-volatil. On laisse le chlore passer à saturation. Le

l\^[\ TROISIÈME PARTIE.

gaz est pur tant que le tube qui le conduit ne s’échauffe pas. {Y QiT Chlorobromure de chaux. )

CliloFure de sodiuiti*

(Na Ci = 730,37 par O ou 58 par H.)

Formé par l’union de i équivalent de chlore avec i équivalent de sodium ; c’est le sel proprement dit, sel commun, sel de cuisine^ sel de table. On Fextrait soit des eaux de la. mer par évaporation, il prend alors le nom de sel marin ; soit de l’intérieur de la terre où il existe en couches profondes, on le nomme alors sel gemme. Il sert en photographie à la préparation des papiers positifs ; pourtant, comme le sel du commerce est hygométrique , surtout s’il renferme des sels magnésiens comme impuretés, et qu’il se mouille alors au contact de l’air saturé d’humidité, on le remplace souvent par le chlorhydrate d’ammoniaque. Il peut servir, au lieu du bromure de potassium, pour fixer momentanément les épreuves négatives ; enfin il est utilisé pour précipiter certains résidus contenant de l’azotate d’argent et les transformer en chlorure d’argent insoluble, dont on extrait plus lard l’argent métallique. (Voir Traitement des résidus, §§212 et suivants.)

CliloFiire fl'iede.

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