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TRAITEMENT DES RÉSIDUS

§ 230. Les divers procédés de photographie que nous avons décrits reposent principalement sur l’emploi des sels d’argent, dont on fait une assez grande consommation, et sur l’emploi d’une certaine quantité de chlorure d’or. Le prix élevé de ces métaux et la faible quantité qui reste sur les épreuves terminées, relativement à la quantité employée pour la préparation, la facilité avec laquelle on peut les retrouver, doit déterminer tous les photographes à porter leur attention sur la question des résidus; ils peuvent en effet retrouver ainsi à peu de frais une partie de leurs dépenses, et cela leur est d’autant plus facile, que s’ils ne veulent pas extraire eux-mêmes ces métaux précieux, ils pourront faire faire l’opération à façon dans des maisons spéciales.

Ces résidus, dont la richesse théorique dépasse pour ioo de l’argent employé, sont de diverse nature ; les plus riches sont ceux qui proviennent de la fabrication des épreuves positives.

Il a été établi (1), par plusieurs séries d’analyses, que dans cette fabrication l’argent se trouvait ainsi réparti :

Reste sur l’épreuve terminée 3 pour ioo

Papiers d’égouttage, filtres, rognures des

marges, etc., etc 7 —

Eaux de lavage des épreuves avant le virage 5o à 55 —

Bain s fixateurs à l’hyposulfite de soude. 35à 3o —

Bains de lavage après l’hyposulfite de

soude 5 —

(1) Recherches sur les épreuves positives, par MM. Da vanne et Girard. — Gauthier-Villars, éditeur.

Il suffit de jeter les yeux sur ce tableau pour voir quel intérêt le photographe trouve à traiter convenablement ces richesses que nous diviserons de la manière suivante :

§ 23t. Résidus solides. — Ces résidus se composent de tous les papiers, filtres, rognures, même provenant des épreuves fixées, les papiers joseph ayant servi à essuyer les tables ou les glaces et a éponger les liquides argentifères renversés par accident. On les réunit dans un même coin, et lorsque la place est comble, on les brûle, soit dans un fourneau, soit dans une cheminée préalablement bien nettoyée, pour ne pas mêler de cendres étrangères; le tas de cendres qui en résulte n’est pas remué, mais abandonné a une combustion lente qui se fait ainsi d’une manière plus complète, et lorsque la quantité en est assez considérable pour faire une fonte, il suffit de faire le mélange suivant :

Cendres ioo parties

Carbonate de soude desséché (i) 5o —

Sable commun (sable quartzeux, grès de Fontainebleau) 25 —

Le mélange est introduit dans un creuset, mis dans un fourneau de fondeur de 20 a 20 centimètres de diamètre environ et chauffé au rouge vif (ce fourneau, en terre, peut coûter une quinzaine de francs) ; le sable, en formant avec la soude et la chaux contenue dans les cendres un verre facilement fusible, permet a l’argent réduit par le métal alcalin de se réunir sous forme d’un culot que l’on retrouve après le refroidissement, en brisant le creuset. Ce culot, dans les conditions où nous opérons, a toujours

(1) Cette substance est vendue toute desséchée par les marchands de produits chimiques.

DIVERS

été de 35 a 55 pour ioo du poids des cendres. Inutile de dire que cet écart peut être beaucoup plus large, puisqu’il dépend uniquement de la richesse si variable des papiers qui ont été brûlés.

§ 232. Résidus liquides. — Ces résidus se composent : i° des eaux de lavage avant le virage, auxquelles il faut joindre les bains d’or et d'argent hors de service; 2° du bain fixateur; 3° des eaux de lavage après le bain lixateur.

i° Les deux eaux dans lesquelles on passe les épreuves avant de les faire virer dissolvent l’excès d’azotate d’argent; elles sont très-riches, puisqu’elles contiennent jusqu’à 55 pour ioo de l’argent employé, on peut obtenir cet argent soit en le précipitant à l’état de chlorure d’argent au moyen du sel ou de l’acide chlorhydrique, ou, ce qui vaut mieux encore, en mettant cette eau dans un grand pot en grès (pot à beurre ou autres) et y laissant deux ou trois grandes lames de zinc ou de cuivre; en vingt-quatre heures, le zinc ou le cuivre ont précipité tout l’argent à l’état de poudre métallique grisâtre, et chaque fois que le vase est plein, on se borne, après vingt-quatre heures de séjour du dernier liquide versé, à le décanter avec un siphon et à le remplacer par d’autre. On retrouve ainsi, dans le fond du vase et sur les lames métalliques, tout l’argent de ces liquides, on n’a qu’à le récolter sur un filtre, et quand il est sec, on fait le mélange suivant :

Résidus desséchés ioo

Acide borique 5o

Azotate .de potasse q.5

Le tout est fondu au rouge dans un creuset et donne un culot d’argent métallique. Les lames métalliques s’u-

4l 4 DEUXIÈME PARTIE.

sent proportionnellement à l’argent précipité; mais leur emploi, qui au premier abord paraît coûteux, surtout avec le cuivre, dont le prix est un peu élevé, est en réalité une minime dépense, car i kilogramme de cuivre ou de zinc précipite 3 kilogrammes d’argent, c’est-à-dire une valeur de plus de 65o francs.

Les bains de virage et bains d’argent hors de service sont traités dans le même vase et de la même manière.

n° Le bain fixateur est également très-riche, car il a dissous tous les composés argentiques insolubles, qui ne concourent pas à la formation de l’épreuve; il contient de 3o à 35 pour ioo de l’argent employé. Pendant longtemps, sur nos indications mêmes, on a précipité l’argent des liyposulfites de soude et de tous les autres résidus liquides à l’état de sulfure d'argent au moyen du sulfure de potassium (foie de soufre) ; mais l’odeur de ce réactif, l’excès de soufre qui se précipitait et nécessitait un grillage pénible, nous ont engagés à chercher un autre procédé. Nous y sommes parvenus en substituant les lames de cuivre rouge aux lames de zinc déjà proposées. Les lames de zinc, en précipitant l’argent, entraînaient la décomposition partielle de l’hyposulfite, la formation de sulfure de zinc qui gênait considérablement la fonte, et un dégagement d’acide sulfhydrique qui répandait une odeur désagréable dans le voisinage. Ces inconvénients sont évités par l’emploi des lames de cuivre qui n’ont pas sur l’hyposulfite de soude la même action décomposante que le zinc. En abandonnant le cuivre dans l’hyposulfite de soude argentifère, l’argent est précipité sous forme de dépôt cohérent, souvent même de lame continue; toutefois, la formation du dépôt est moins rapide que dans les solutions purement aqueuses. Il faut de deux

DIVERS

à quatre jours de contact, et la précipitation n’est pas tout à fait aussi complète, c’est pourquoi nous préférons faire le traitement des résidus liquides dans deux vases séparés: l’un est destiné aux eaux de lavage sans Phyposulfite de soude, l’autre destiné a l’hyposulfite de soude et, si on veut, à la première eau de lavage qui suit le fixage. Il est bon que ce second vase soit de grande capacité, afin de pouvoir prolonger le contact des liqueurs avec le cuivre. On doit aussi de temps à autre brosser les lames métalliques avec une brosse dure, comme une brosse de chiendent, pour en détacher le dépôt d’argent qui tombe ensuite au fond du vase.

Le dépôt d’argent métallique formé dès le début ne tarde pas à se sulfurer en partie ou en totalité, mais il ne contient pas d’excès de soufre nécessitant un grillage au rouge sombre,, et lorsqu’il a été recueilli, on peut traiter directement la poudre sèche pour en faire un culot d’argent. Il suffit pour cela de la faire fondre en mettant, pour 100 parties de poudre métallique, 5o parties de salpêtre (azotate de potasse), et 5o parties d’acide borique. Le salpêtre a un double but, brûler le soufre du sulfure, et oxyder le cuivre entraîné mécaniquement; l’acide borique sert a dissoudre l’oxyde de cuivre formé, et à rendre ainsi la scorie plus fluide et le dépôt d’argent plus facile.

3° Les eaux des lavages qui suivent l’byposulfite de soude sont trop pauvres pour qu’il y ait bénéfice à les conserver et à les traiter toutes. La première eau seule mériterait d’être mise de côté. On doit, dans ce cas, faire ce premier lavage avec une petite quantité de liquide, et rejeter cette eau dans la solution d’byposulfite de soude, pour traiter le tout ensemble, comme nous venons de l’expliquer dans le paragraphe précédent.

§ 233. Il reste enfin une dernière classe de résidus, dont le traitement se fait seul : ce sont tous les liquides employés à la préparation ou au développement des épreuves négatives. Toujours ces liquides sont en présence de corps réducteurs en excès, tels que sulfate de fer, acide gallique ou pyrogallique, et on n’a qu’à les laisser en contact, pour que l’argent mis en liberté tombe de lui-même au fond du vase. Aussi recueillons-nous ces résidus sans y apporter le moindre soin. Tous les liquides sortant du cabinet obscur tombent dans un seau à siphon intermittent ( fig . 63). Lorsque ce seau

Fig. 63.

est plein, il se vide seul, et, pendant le temps nécessaire pour le remplir, la réduction se fait et l’argent tombe à la partie inférieure. La marche de ce vase à siphon intermittent est très-simple : lorsque le liquide est arrivé dans le vase Y, au niveau n'n\ le siphon S s’amorce seul et vide l’eau soit dans la cuvette C qui la déverse au dehors, soit directement à l’extérieur. Quand le niveau de l’eau est revenu au point O, le siphon s’arrête, et il fonctionne de nouveau quand le niveau est remonté à rï n! . Pendant le temps nécessaire pour que le seau se remplisse ainsi, les précipités peuvent aisément déposer, et on trouve dans le fond, mêlé à de l’oxyde de fer, etc., un dépôt d’argent proportionné au travail que l’on a fait. Ce dépôt est mélangé avec les autres préci-

DIVERS

pités et traité de la même manière. Ces liquides pourraient, du reste, selon la disposition de l’atelier, être versés directement dans le même vase que les premières eaux de lavage.

En résumé , les résidus solides seront brûlés, les résidus liquides séparés en deux lots : ceux qui ne contiennent pas d’hyposulfite de soude et ceux qui en contiennent; les deux seront mis en contact avec des lames de cuivre rouge; pour, les premiers, la précipitation de l’argent sera complète en vingt-quatre heures, quarantehuit heures au plus. On s’en assurera facilement en prélevant un peu de liquide dans lequel on mettra quelques gouttes d’eau salée ou d’acide chlorhydrique. Si alors il ne se produit qu’une légère opalinité, on jugera l’opération terminée. Pour les seconds, le contact doit être de deux à quatre jours; l’analyse en serait difficile, mais on peut regarder la précipitation de l’argent comme complète, si une lame de cuivre bien avivée, et laissée en contact avec le liquide pendant un quart d’heure environ, ne blanchit pas d’une manière appréciable.

Tous les précipités peuvent être traités séparément, comme nous l’avons indiqué, ou réunis et fondus en-

semble en mettant :

Résidus i oo

Azotate de potasse 5o

Acide borique 5o

L’or sera précipité en même temps que l’argent par les mêmes moyens, sans qu’il y ait lieu de s’en occuper. Use retrouvera dans le culot métallique.

§ 234. Traitement par les sulfures. — Le traitement par les sulfures, indiqué par nous dès le début de la photographie commerciale, a passé dans la pratique géné-

je éd.

raie, et bien qu’il nous paraisse préférable d’y substituer le traitement par les lames de cuivre, nous devons néanmoins donner sur ce sujet les renseignements nécessaires.

Les cendres de papiers et les liquides provenant de la préparation des épreuves négatives seront traités comme nous l’avons indiqué § 23! et § 233. La présence d’un grand excès de fer et de l’acide acétique dans les eaux de développement viendrait, en effet, compliquer le traitement par les sulfures, en y mélangeant une grande quantité de sulfure de fer et en produisant un abondant dégagement d’acide sulfhydrique.

Tous les liquides servant à la production des épreuves positives, c’est-à-dire les eaux de lavage avant le virage, les virages et les bains hors de service, les bains fixateurs et la première eau qui suit ces bains, seront mélangés et recueillis dans un grand vase.

Lorsque le vase est presque plein, on y verse peu à peu, en agitant, de petites quantités d’une dissolution de foie de soufre (polysulfure de potassium); cette dissolution est faite dans les proportions de i kilogramme pour 3 kilogrammes d’eau : il est préférable de l’employer filtrée ou reposée.

Il se forme immédiatement un précipité de sulfure d’argent. On juge l’opération terminée quand le liquide sent franchement l’odeur sulfhydrique (odeur des œufs pourris); aussi est-il nécessaire que le vase à résidus soit placé hors du laboratoire, l’hydrogène sulfuré ayant une influence fâcheuse sur les épreuves négatives et positives. On abandonne au repos une demi-heure ou plus; tout le sulfure tombe au fond. On peut facilement s’assurer alors si la précipitation a été complète en ajoutant encore quelques gouttes du polysulfure; s’il se fait un nouveau

DIVERS

précipité noir, on verse un léger excès de sulfure, on laisse reposer, on rejette le liquide clair qui ne contient plus d’argent.

On continue d’opérer ainsi, sans s’inquiéter du précipité formé, jusqu’à ce qu’il y en ait une couche assez épaisse; on le ramasse alors avec une cuiller de fer ou tout autre instrument approprié, et on le jette sur un filtre en toile tendue sur un cadre en bois, ou sur un large entonnoir de verre , on le laisse égoutter et sécher : on amasse à cet état les résidus argentifères jusqu’au moment où on veut en extraire l’argent métallique.

Le précipité est formé en grande partie de sulfure d’argent (et autres sulfures métalliques, si on a employé d’autres métaux), mélangé à un excès de soufre et à une certaine quantité d’eau; il faut dessécher ce sulfure sous une cheminée qui tire bien, soit dans une marmite de fonte, soit sur une plaque de fonte ou dans un large têt en terre; on élève la température modérément, de manière à atteindre au plus le rouge sombre; le soufre commence à brûler, et si on a soin de remuer continuellement et d’écraser la matière avec la cuiller de fer, la presque totalité du soufre brûle, et la masse noire qui reste après l’opération est du sulfure d’argent sensiblement pur; pendant le temps que dure cette combustion il se dégage des quantités considérables de gaz acide sulfureux.

Il est très-important que la matière soit chauffée assez longtemps pour que tout le soufre en excès soit complètement brûlé; sans quoi on ferait avec le salpêtre un mélange détonant qui pourrait amener de graves accidents. On ne doit pas dépasser la température du rouge sombre pour éviter de fondre le sulfure d’argent, qui serait alors trop difficile à pulvériser. Lorsque tout a été grillé partie par

partie, on pulvérise, on fait un mélange intime avec une quantité égale de salpêtre pulvérisé.

Pendant ce temps on porte au rouge un creuset que l’on a placé au milieu d’un fourneau de fondeur. Le creuset étant rouge, on prend le mélange cuillerée par cuillerée avec la cuiller de fer et on le verse dans le creuset, en ayant soin de n’ajouter chaque nouvelle portion qu’alors que la précédente est en pleine fusion, afin d’éviter les boursouflements et les projections. Lorsque le creuset est plein, on donne un bon coup de feu pendant une demiheure, afin que toute la masse soit bien fluide ; les grenailles d’argent se rassemblent ainsi à la partie inférieure et le fondant surnage. On peut ensuite arrêter le feu s’il ne reste plus de sulfure a réduire : s’il en reste, on continue l’opération, et, découvrant le creuset, on retire avec la cuiller une partie du fondant que l’on remplace par une nouvelle quantité de la matière à réduire. Enfin, l’opération étant terminée, on arrête le feu, on laisse refroidir complètement le creuset pour éviter tout accident, et on le brise ensuite pour extraire le culot d’argent.

§ 235. Traitement par les chlorures (i).—- On réunit dans un grand flacon tous les liquides troubles ou non, ne renfermant ni hyposulfite de soude, ni cyanure de potassium, etl’ony verse soit de l’acide chlorhydrique, soit une solution de sel marin (chlorure de sodium); il se forme immédiatement un précipité blanc, lourd, caséeux, qui se rassemble et tombe au fond du vase. On continue de mettre dans ce flacon toutes les liqueurs argentifères de la même classe; quand il en est presque plein, on y ajoute de nouveau de l’acide chlorhydrique ou du sel, jusqu’à ce

(i) Ce traitement par les chlorures peut toujours être remplacé avantageusement par celui que nous avons indiqué en tête de ce chapitre.

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qu’il ne se forme plus de précipité : tout l’argent est alors à l’état de chlorure insoluble; on laisse éclaircir la liqueur par le repos, on décante doucement toute la partie claire qu’on rejette, attendu qu’elle ne contient plus d’argent. On verse de nouveau les résidus dans ce flacon, qui doit toujours contenir un excès d’acide chlorhydrique ou de sel, et, quand le dépôt de chlorure est jugé assez considérable, on le lave sur le filtre ou par décantation, et on le réduit a l’état d’argent métallique par l’un des procédés suivants :

i° Par le zinc et V acide sulfurique ( procédé Arfwidson).

On verse sur le chlorure humide le double au moins de son volume d’eau contenant environ —■ d’acide sulfurique; on plonge dans le tout un morceau d’une feuille épaisse de zinc et l’on abandonne vingt-quatre heures : le chlorure d’argent est réduit, il se forme du chlorure et du sulfate de zinc, et de l’argent métallique qui reste sous forme de poudre. C’est de Y argent pur , qu’on lave, recueille sur un filtre, et conserve, sec ou humide, pour en faire de l’azotate d’argent (Vocabulaire). Ce procédé, ainsi que le suivant, ne peut être facilement employé que pour de petites quantités.

2 0 Par la potasse et le sucre ( procédé Levol).

On met le chlorure d’argent a réduire dans un ballon ou une capsule, on y ajoute le double environ de son volume d’une dissolution étendue de potasse caustique (1 partie de potasse pour 9 d’eau) dans laquelle on a dissous un peu de sucre; on fait bouillir doucement. La réaction est terminée lorsque la poudre noirâtre, qui résulte de ce traitement, lavée a plusieurs eaux, est entièrement soluble dans l’acide azotique, ce que l’on reconnaît en essayant sur une petite quantité préalablement lavée avec grand soin. On recueille cette poudre d 'argent pur.

pour la traiter au besoin. ( Voir , au Vocabulaire, Azotate d'argent, )

3° Par fusion avec le carbonate de chaux.

On obtient l’argent métallique sous forme de bouton ou culot solide, en mélangeant intimement :

Chlorure d’argent sec 100 parties.

Carbonate de chaux (1) 70 —

Charbon 4 —

On met ce mélange dans un creuset de terre que l’on chauffe au rouge très— vif pendant une demi-heure au moins. On laisse refroidir complètement, et, en brisant le creuset, on trouve un bouton d’argent pur.

§ 236. Quel que soit le procédé que l’on a employé pour obtenir ce ou ces culots métalliques, il suffit de fondre de nouveau l’argent dans un creuset neuf, après la fusion, de saisir ce creuset Avec une pince, et de faire tomber lentement et de haut le métal liquide dans un seau plein d’eau pour obtenir l’argent grenaillé prêt à servir à la préparation de l’azotate d’argent.

La séparation de l’or et de l’argent se trouvera toute faite par l’action de l’acide azotique qui dissout ce dernier métal et n’attaque pas l’or. ( Voir au Vocabulaire.)

Nota. — Si on veut vendre cet argent, on le conservera au contraire en un seul culot, dont on fera constater le titre argent et or par un essayeur du commerce.

(1) Quelques personnes remplacent le rarbonale de chaux (craie, blanc d’Esf nigne, blanc de Meudon, blanc de Troie, etc.) par le carbonate de sonde, on même par la potasse caustique. Cette dernière substance, à la température rouge, attaque et perce très-rapidement les creusets.

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