‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 116 sur 162 · TEINTURE · texte numérisé non relu

TEINTURE

que sur ces mêmes parties. Le premier procédé constitue Fart de la teinture proprement dit, et le second celui de l’impression sur toiles , cotons : dans cette fabrication le mordant est appliqué sur l’étoffe au moyen de blocs de bois ou de planches de cuivre sur lesquels on a gravé les dessins que l’on veut reproduire ; puis on trempe la pièce dans le bain de teinture et on lave à grande eau ; la couleur s’écoule des parties qui n’ont pas reçu le mordant, en ne s’attachant qu’à celles où cette base est fixée. Le mordant communément employé est l’acétate d’alumine.

En teinture, les mordans les plus usités sont l’alun, l’acétate de fer , l’hydrochlorate d’étain , la noix de galles. L’alunage de la soie se fait à froid en laissant cette substance pendant 24 heures dans l’eau renfermant i|6o d’alun. L’alunage de la laine et du coton se fait à chaud. L’alun est dissous dans l’eau chaude , et l’on fait bouillir dans le bain le fil ou tissu sur lequel on veut appliquer la couleur : on plonge ensuite les étoffes ainsi alunées dans le bain où l’on a fait dissoudre les matières colorantes ; on les y laisse pendant un certain temps et à une température qui varie ; 011 lave à grande eau , puis on fait sécher.

Nous terminerons en indiquant les plantes qui servent à préparer les couleurs.

Le jaune s’obtient en traitant convenablement :

La graine d’Avignon Rhamnus infectorius.

Racine de curcuma.. ..... Cnrcnma longa.

Bois de fustet Morus tinctoria.

Gaude Réséda luteola.

Gomme gutte Cambogia gutta.

Safran (stygmates) Crocus sativus.

Quercilron ( écorces de ) . . Quercus nigra.

L’on emploie comme mordant l’alun et quelquefois l’hydrochlorate d’étain.

Page 1