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COMPOSÉS BINAIRES COM- BUSTIBLES MÉTALLIQUES

Sulfure d'argent 126

— d’arsenic 108

— de cobalt 42

— de cuivre 80

~ d’étain 184

de fer. . . 44

— de mercure 216

— de plomb 120

— de potassium. ... 56

— de sodium 40

Suite des composés binaires, etc.

Sulfure de zinc 5o

Persulfure d’arsenic ( or-

piment ). % . .

d etain. ».**•••.

de fer .• . . . . 0 • . .

rl#> Tïlnmli. ......

Chlorure d’argent

de calcium. . . .

de cuivre. ....

roo

d’étain

(|c* fprT ,

de plomb. ....

de potassium . .

de sodium. . . .

de zinc

de mercure. . . .

Perchlorure de cuivre. . .

d’étain

de fer

de mercure. .

Iodure

d’argent

de cuivre

de fer

de plomb. .......

de potassium ....

de sodium

de zinc

Pour se servir de celte table , on partira du principe que le chiffre placé à la suite de chaque substance élémentaire exprime le poids relatif d’un atome de celte substance comparée aux atomes des autres corps, le poids d’un atome d’hydrogène étant pris pour unité.

Pour savoir dans quelle proportion les élémens d’un composé binaire se combinent, il suffira de jeter les yeux sur la table. Soit , par exemple, l’aoide hydrobromique ; son poids relatif est 76; mais le brome et 1 hydrogène dont il est compose pèsent l’un 7.5, l’autre 1 ; ce gaz est donc formé d’un atome de brome, et d’un

atome d hydrogène. L’acide carbonique pèse 22 ; il entre donc dans sa composition deux atomes d’oxigène 10, un atome de carbone 6. Cette table ne contient pas les poids relatifs des protoxides métalliques , parce que tous sont formes d un atome de métal et d’un atome u oxigene; il suffira donc, si on veut les connaître, d’ajouter 8 au nombre indicatif du poids du métal dont on cherche l’oxide.

O11 peut aussi facilement déduire de cette table la composition de tous les sels neutres, ainsi :

Nitrate de baryte se compose de Si ac. nit, 78 baryte.

chaux — de 54 — 28 chaux.

Sulfate de soude — de 40 ac. suif. 3 2 soude.

potasse de 40 - — • 48 potasse.

U sera facile de démontrer que ces compositions s’accordent avec les analyses publiées jusqu’ici sur les sels Suivant M. Thénard le sulfate de potasse se composé de 100 parties d’acide et de 117,996 de base , ou en ramenant à une partie d’acide , on aura par la proportion suivante 100 d’acide : 1 17,996 de base : : r : x, nombre cherche. E11 multipliant 117, 996 par 1, et divisant par 1 00 on aura #=117 ,996 X 1

donc le sulfate de potasse est composé en poids d’après 1 analyse de 1 d’acide et de 1,1799 de base.

L’acide a pour équivalent chimique 4°; pour tr :r l’équivalent chimique de la base, nous feron:

“(Ynoriimi cnnm nfn • y ^^4- N 1 1

ver

proportion suivante : 1 d’acide est a 7

comme l’équivalent chimique de l’acide est iiVéqui valent chimique de la base.

o lins la

1 ? 1 799 de base ,

Lç nombre indiqué par la table est 48, celui qui résulte de l’analyse 4 7 ? 1 96 ; différence —

Si nous appliquons cette recherche au nitrate d argent , ce sel est composé, d’après M. Thénard, de 100 acide, 2i4,38o base, l’acide nitrique a pour éq., ch. 54.

donc 1 : 2, 1 438 : : 54: x . et x=

Les calculs d’après l’analyse donnent donc pour équivalent chimique de la base 11 5,7652 ; en opérant par la loi générale, on aurait 1 18 pour la base; la différence est 2,2348.

L’utilité de cette table est particulièrement remarquable lorsque l’on a besoin de savoir les quantités d’acide et de base nécessaires pour se neutraliser réciproquement et former un sel: ainsi si je veux avoir 100 parties de sulfate de protoxide de fer, les nombres descomposans sont 4o pour l’acide et 36 pour l’oxide, 76 pour le sel; je dirai donc 76 équivalent ch. du sel est à 4° equiv. eh. de l’acide , comme 100 parties en poids de ce sel , 100 kilog., par exemple, est au nombre de kilo, d’acide que je cherche.

il faudra donc 52,63 kilog. d’acide suif, pur pour neutraliser 47 ,37 kilog. de protoxide de fer.

On pourra répéter ce calcul pour toutes les opérations de composition ou de double décomposition des sels, en se rappelant cependant qu’il y a des pertes inévitables quand on opère en fabrique. Le procédé de fabrication employé sera d’autant meilleur que les proportions réelles des matières premières employées , et les produits obtenus approcheront plus de celles indiquées par les équivalens.

Ces exemples suffiront pour faire apprécier l’impor-

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