ET MANIPULATIONS
Pétât du corps que Ton veut obtenir : or ce produit est gazeux , liquide , ou solide.
Des produits gazeux. (Fig. 2..) L’appareil est presque toujours disposé comme on le voit dans la figure; il se compose : i° d’une cornue B en verre ou en grès, suivant le degré de chaleur que l’on doit donner ; 20 d’une alonge S N fixée à la cornue par un bouchon lute avec soin ; 3° d’un tube N O Y recourbé et adapté à l’alonge : ce tube se rend sous la cloche ; ét si le gaz est insoluble dans l’eau , la cloche est remplie de ce dernier liquide et renversée sur la planchette de la cuve à eau; le gaz dégagé, étant plusléger que l’eau, vient occuper la partie supérieure F de la cloche, et refoule l’eau de cette cloche dans la cuve.
Si le gaz est soluble dans l’eau , la disposition de 1 appareil est la même , si ce n’est que l’eau est partout remplacée par le mercure. Enfin si le gaz étant soluble dans l’eau on désire l’obtenir en dissolution dans ce liquide parce qu’il est alors d’un emploi plus facile , on se sert d’un appareil particulier connu sous le nom d appareil de î'V'oulff ; cette disposition, représentée fi g. 3, se compose :
i° D’une cornue B en verre ou en grès ; 2° de plusieurs fia co ns tubulés GG contenant de l’eau et liés entre eux par des tubes recourbés O O , et entrant dans les bouchons qui servent à fermer chaque tubulure latérale : la tubulure du milieu reçoit un tube droit I qui plonge de 2 ou 3 lignes dans le liquide du flacon , et qui s’appelle tube de sûreté : ce tube est très important ; il a pour objet d’éviter l’absorption.
Au commencement de l’opération, l’air contenu dans les vases est chassé etbientôtle gaz se dégage : si ce dégagement se ralentit par une cause quelconque , par exemple lorsque la chaleur donnée par le foyer diminue, la pression atmosphérique extérieure n’étant plus contrebalancée par celle de l’intérieur , le liquide de la cuve ou celui des flacons serait refoulé dans la cornue, la refroidirait brusquement et pourrait la briser : ce re-
6 o LABORATOIRE
i'oulement ne peut avoir lieu lorsque l’appareil est muni de tubes de sûreté : en effet, si le dégagement diminue, 1 air extérieur rentre a i instant par ces tubes et rétablit l’équilibre.
Le tube H des appareils nos i et 2 a également pour but d’éviter l’absorption : il porte le nom de tube de TVelter, et remplace les tubes de sûreté, droits, que l’on ne pourrait fixer à cette partie de l’appareil : la partie Mil contient de l’eau , de telle sorte que si le vide se forme dans l’intérieur B de la cornue , l’air extérieur passe en H, refoule devant lui l’eau qui remplit bientôt la boule M : mais alors l’air arrivé à la partie K traverse , par sa seule légèreté , l’eau de la boule , pénètre dans la cornue, et rétablit ainsi l’équilibre.
Des produits liquides. Si le produit est liquide et se dégage à l’état de vapeur, l’appareil que l’on emploie est représenté fig, 4 et se compose : 1° d’une cornue en verre ou en grès B ; 2° d’une alonge C ; 3° d’un ballon tubulé D dans lequel entre l’alonge, et qui reçoit à sa tubulure un long tube droit et ouvert E qui ne ferme pas l’appareii , et dans lequel se condense toute la vapeur qui pourrait s’échapper. Le ballon est plongé dans un mélange réfrigérant, ou est simplement entouré d’un linge mouillé qui le maintient à une température peu élevée, et facilite la condensation des vapeurs.
Si l’on veut décomposer des vapeurs ou gaz, ou si l’on veut les combiner avec une substance solide , à une température plus ou moins élevée, on se sert de l’appareil fig. 5. Le fluide élastique passe dans un tube soit vide, soit contenant le solide sur lequel on fait agir le gaz. Ce tube, le plus souvent en porcelaine, traverse un fourneau à réverbère disposé à cet effet , et dans lequel on fait un feu très ardent.
On ne fait ordinairement passer le gaz ou la vapeur par le tube que lorsque ce dernier est déjà rouge..
A l’une des extrémités du tube on a représenté la vessie C pleine du gaz que l’on veut combiner ou dé-
ET MANIPULATIONS. 6t
composer ; à l’autre extrémité est la vessie D dans laquelle ce gaz sera reçu après a>:,oir subi l’action du feu ; quelquefois au lieu de cette dernière vessie on adapte à l’extrémité du tube un autre tube recourbé qui se rend sous la planchette de la cuve pneumatique où le nouveau gaz est recueilli.
Une cuve pneumatique étant un objet assez dispendieux, on peut, dans les expériences qui ne demandent aucune précision, y suppléer avec un appareil dont la disposition varie selon que le gaz à obtenir est plus ou moins lourd que l’air : celui représenté {fig- 8) sert dans le premier cas, et se compose d’un ballon A (quelquefois d’une cornue), dans leque^ on place les substances dont la réaction doit donner naissance au gaz. Le ballon reçoit un tube recourbé O IIK qui plonge jusqu’au fond du ne éprouvette à pied X\ I : on chauffe; le gaz se dégage , arrive en K , chasse l’air devant lui , et bientôt l’air de la partie Iv IJ est remplacé par le gaz formé. Si le produit à obtenir était plus léger que l’air, l’appareil reste le même, seulement la partie H P Y Ii 1 est disposée dans un ordre inverse ( fi g. 10),
Des produits solides. Les opérations dans ce cas sont tellement variées qu’il nous serait impossible de tracer quelques règles générales. Cette remarque s’applique d’ailieurs jusqu’à un certain point à tous les appareils : je renvoie pour plus de détails au Traité des manipulations chimiques de M. Faraday.
Hi, » :
; ' ! ’!ioq . j;!, •■>!<<!' 'b m- bip ;n