‹ Chimie. Traité élémentaire de cette science et de ses applications aux arts et aux manufacturesChapitre 29 sur 162 · AU GAZ · texte numérisé non relu

AU GAZ

des distributions sont en ploitib; on Jes contourne avec facilité pour leur faire suivre toutes les sinuosités nécessaires.

Les détails que nous venons de donner ne peuvent que présenter une idée très vague d’une usine pour l’éclairage ; le cadre dans lequel nous sommes circonscrits ne peut comporter une histoire complète de cette opération, mais ce que nous avons dit suffira pour comprendre l’ensemble du travail. Le gaz dégagé se débarrasse des corps étrangers dans les laveurs, il arrive dans le gazomètre d’où il est conduit, par une pression ménagée, dans les becs qu’il doit alimenter.

Eclairage par le gaz obtenu des matières grasses. Les procédés de conversion de l’huile en gaz hydrogène carboné sont à peu près les memes que lorsque i’on retire ce gaz du charbon, et la plupart des ustensiles sont semblables. Les fourneaux sont construits de la même manière , les cornues en fonte ont la même forme ; la qualité de la fonte est la même, mais elle s’altère moins parce que la température est un peu moins élevée et les matières grasses ne contenant point d’azote, il ne peut se former de l’ammoniaque qui rend le fer cassant. Nous allons tracer, comme nous l’avons lait pour le gaz de la houille, la marche de l’opération dans la préparation du gaz de l’huile.

On charge les cornues avec du coke , en fragmens d’une grosseur moyenne ; cette substance est nécessaire pour multiplier les points de contact entre la vapeur huileuse et un corps à la température utile à sa décomposition : on pourrait y substituer des fragmens de brique, des rognures de tôle, etc. Lorsque les cylindres sont chargés, lntés et chauffés jusqu’au rouge obscur ( environ 6oo°), l’huile est introduite par un tube particulier garni d’un robinet qui en règle l’émission dans la cornue, à l’extrémité opposée à celle où s’opère le dégagement du gaz. L’huile se volatilise , traverse en vapeurs les sinuosités ardentes que forme le coke rouge de feu , se décompose et s’échappe à l’état

y4 ÉCLAIRAGE AU GAZ.

Je °az par le tuyau placé à la partie supérieure du cylindre. L’huile non décomposée se condense dans un appareil disposé pour la recevoir. Le gaz traverse l’huile du condensateur, sort de là dépouillé des vapeurs huileuses et se rend librement dans le gazomètre.

Cette opération marche d’une manière continue pendant quinze jours ; le coke des cornues doit être alors remplacé par du coke neuf, et celui qu’on retire de la cornue est employé comme combustible.

Le pouvoir éclairant du gaz de la houille étant pris pour unité, celui de l’huile peut être égal à, 2 2 f, 3 5 i. Ces différences énormes peuvent aussi te-

nir , en partie du moins , au mode de combustion du

C Si on examine les quantités du gaz de houille de celui des matières grasses ou de l’huile dépensées pour obtenir la même lumière, on obtient les résultats suivans : on suppose que l’huile est brûlée dans une lampe de Carcel.

Durée de l'éclairage.

1 heure.

i heure.

1 heure.

Consommation.

42 grammes d’huile.

106 à xo8 lit. de gaz de houille.

28 à 3o id. de gaz d’huile.

On voit alors que, pour obtenir un éclairage 1 donne, les dimensions des appareils d’une usine a huile ne seront au plus que le tiers de celles qu on donnera aux appareils d’une usine où Von décomposera la houille ^Eclairage par le gaz portatif. On a essaye pendant quelque temps l’emploi de lampes qui renferment a leur base une quantité déterminée de gaz comprime et qui ! présentent conséquemment l’avantage d un eclanagc portatif. Il est évident que le gaz de 1 huile est le seul dont on puisse faire usage avec succès en raison de bu supériorité de son pouvoir illuminant.

Ce mode d’éclairage présente de graves inconve niens. Le gaz étant comprimé à i5 atmosphères peut

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