‹ Chimiothérapie sulfamidée de la blennorragie féminineChapitre 7 sur 19 · AR · texte numérisé non relu

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changement important dans la thérapeutique de cette maladie. Les résultats qu’il a obtenus au bout de six mois d’expérimentation ont été publiés par M. Fernet et Durel et présentés à la conférence de chimiothérapie de la blennorragie. D’autres publications ont été faites ultérieurement.

La qualité des résultats cliniques et bactériologiques obtenus avec le 693 nous ayant paru très intéressants, nous ayons expérimenté ce corps à la consultation de chirurgie de Lariboisière, dans le Service du D' Redon et particulièrement à la consultation de gynécologie sous la direction de M. le D: Louis Schil. Les résultats obtenus feront l’objet de ce travail.

Nous verrons ce que l’on peut attendre de cette thérapeutique dans les diverses localisations de l’affection.

La place qu’elle doit occuper dans le traitement de la blennorragie féminine.

Au point de vue social nous envisagerons l'intérêt qu’elle présente. Enfin, nous envisagerons les incidents imputables à cette chimiothérapie.

Historique

Depuis longtemps le copahu, le santal et ses dérivés, le bleu de méthylène, ont été utilisés parmi les médications générales de la blennorragie.

Avant l'introduction des grands lavages au permanganate par Janet, elles constituaient souvent le seul traitement de la blennorragie masculine et féminine.

A vrai dire, il s'agissait là d'une chimiothérapie notoirement insuffisante ce n’est qu’au début du siècle que Balzer avec le bismuth per os, Duhot, Janet et Levy-Bing avec les sels d’arsenic apportèrent une contribution encourageante au traitement interne de la blennorragie. Dans le domaine de la blennorragie féminine les composés arsenicaux, en particulier le sulfarsénobenzène, ont été essayés par quelques auteurs. Puis les composés d’acridine ont été plus étudiés. Jausion en France et de nombreux auteurs à l’étranger préconisent les injections de trypaflavine et de gonacrine. Cette méthode donna d’excellents résultats. Ce traitement est particulièrement intéressant chez l’homme car il dispense de soins locaux. Chez la femme où il est souvent indispensable d’in-

tervenir localement, la gonacrine simple et les soins locaux viennent habituellement à bout des cas résistants.

Mais c’est l'introduction des corps organosoufrés en thérapeutique qui a donné à la chimiothérapie en général un nouvel essor. En 1935, à la suite des recherches chimiques d’Hoerlein, Mietzsch, Klarer, Domagk révèle l’action antistreptococcique du chlorydrate de sulfamido-diamino-azo-benzol. Quelques mois après M. et Mme Trefouel, Nitti et Bovet dans le laboratoire de M. Fourneau ont le mérite de montrer que la partie active était constituée par le noyau benzénique, support de la fonction sulfamide.

Fourneau et ses collaborateurs virent que la molécule, pouvait subir des modifications tout en conservant ses propriétés et ainsi, furent obtenus les dérivés nitrophenylsulfamidés, les dérivés sulfonés ou sulfurés.

L'expérience montra enfin, que ces corps possédaient une activité thérapeutique polyvalente. Buttle étudie le paraamino phenylsulfamide dans la méningococcémie de la souris. Des résultats très intéressants furent obtenus et confirmés en clinique humaine par de nombreux auteurs.

Les premières constatations de Buttle et les rapports biologiques existant entre le méningocoque et le gonocoque amenèrent Dees et Colston, Herold, Reuter en Amérique, P. Durel en France à étudier l’activité de ces produits dans la blennorragie hu-

maine.

L'activité antigonococcique du paraaminophénylsulfamide ressortit clairement des premières observations recueillies à Saint-Lazare par P. Durel et publiées en août 1937 dans les premiers annales des maladies vénériennes.

Ce premier corps répond à la formule :

NH: SO: <>» NH:

ce corps est soluble et s'emploie per os sous forme de comprimés (Septoplix).

Un autre corps où l’élément SO? NH ne figure plus fut employé le di-para-acétylaminophényl sulfone répondant à la formule :

CH CONH<T »SO2<7 > NH COCH:

ce corps est insoluble et s'emploie per os sous forme. de comprimés (Rodilone).

Les résultats obtenus par ces deux corps sur 248 malades peuvent se résumer ainsi (thèse de J. Pel-.

lerat, octobre 1938).

Cervicites blennorragiques :

par le 1162 F sur 50 endocervicites, — 6 bons résultats durables, — 28 bons résultats, — 9 résultats discutables, — 7 échecs.

par le 1399 F sur 29 endocervicites :

— 4 bons résultats durables, — 16 bons résultats, — 9 résultats discutables, — 4échecs.

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