PRÉFACE
Ce qu'il faut, avant tout, demander à un Guide, c'est un ensemble de notions générales, donnant à l'avance un aperçu de la contrée à parcourir, et d'indications pratiques qui en font l'auxiliaire indispensable du voyageur, facilitant son plan d'excursions, abrégeant ses démarches, lui évitant les fausses manœuvres, les pertes de temps, lui permettant, en un mot, de donner à son voyage le maximum d'intérêt et d'utilité.
Il n'existait encore, en aucune langue, de Guide de Chine ou de Corée. C'est donc une lacune que nous avons cherché à combler en entreprenant un ouvrage sur des régions asiatiques encore imparfaitement étudiées, mais qui attirent un nombre toujours croissant de touristes ou de résidants auxquels il nous a paru utile de donner satisfaction par ce premier travail dont uq résumé en langue anglaise paraîtra prochainement.
Dans ce vaste Empire chinois, nous avons fait un choix des itinéraires les plus fréquentés, et nous y avons joint quelques routes moins parcourues mais qui ne tarderont pas à prendre de l'importance par suite de l'extension des chemins de fer, et des influences économiques ou politiques des nations étrangères.
Dans cette édition, les régions voisines de l'Indochine française ont été plus particulièrement décrites, mais nous comptons étendre ainsi aux autres provinces de la Chine nos renseignements et nos descriptions d'itinéraires, car nous n'avons pas la prétention d'avoir établi, de prime abord, un Guide complet et définitif.
Nous demanderons un bon accueil à notre premier essai auquel, dans l'avenir, nous apporterons les co\xi\)'^^'^^'^*^"^ ^
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PRÉFAOB
dans nos Guides et, avant nous, par le Gouvernement et par un grand nombre de corps savants de France.
Les Notices de M. Vissière ont été traduites Verbatim du Ta TsHng-yi-fong-tche ou « Description générale de l'Empire chinois » rédigée par une Commission impériale, ou résumées d'après le môme ouvrage. Dans quelques cas, il eut recours au Kouang-yu-ki, et aussi à une édition récente de V Annuaire administratif chinois,
M. Vissière a composé, en outre, pour le Guide de la Chine du Nord, une Grammaire abrégée de la langue de Pékin, à l'usage des débutants, qui sera d'un grand secours aux étrangers désireux de tenter l'étude du chinois.
M. Ed. Chavannes, membre de l'Institut et professeur au Collège de France, a traité un sujet fort intéress-mt, les « Voyageurs Chinois ;>, et a dressé une carte de leurs itinéraires à travers l'Asie. Si les étrangers viennent aujourd'hui étudier la Chine chez elle, ils sauront que les Chinois ont eu également le goût de l'étude et des voyages et que plusieurs d'entre eux ont laissé des relations fort instructives sur l'Asie et en particulier sur les Indes.
M. R. de Margueryb a donné, d'une plume vive, un rapide aperçu de tous les « Arts chez les Chinois »: il s'est plus longuement attaché à la céramique où les Célestes ont particulièrement excellé, produisant des œuvres très recherchées par les amateurs et les collectionneurs.
M. Maurice Courant, professeur de chinois près la Chambre de commerce et à l'Université de Lyon, a bien voulu se charger de la « Corée » où il a passé plusieurs années. D'après ses notes personnelles et d'après divers ouvrages indigènes et autres, il a donné des notions précises sur le gouvernement, un historique complet du pays, une description de Séoul et des principaux ports. M. Courant s'est servi prinripalement des ouvrages suivants : Ryouk tyen tyo ryeiy Pep hyou ryou hpyen^ recueils de lois et de règlements ; — the Corean Government y by W. II. Wilkinson ; — Sam, kouk sa keuiy Ko rye sà^ Tong kouk moun hen pi ko^ trois ouvrages historiques ; — Tong kouk ye ti seung ram^ grande géographie officielle; —