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Les Européens et les Amûricains tiabitunt la Ciiînc rcprêscntaienllG.OOO Individus: si l'on ajoute la population civile européenne de lloog-koai;, de Maeao el celle des nouvelles concessions territoriales uccordâes k la Russie, à l'Allemagne, ii l'Anglelcrre ot A la France, on .irrive ii nn total de pins de 33.000, sans compter ni les garnisons coloniales, ni li's équipages dos Hotte.* ttran^fires.
La colonie auropéenue la ]llils Importante est forméo par rtlêment anglais qui u iniposO, en EstrSme-Oriunt. ses mœurs et ses ' liahiludes. Les AnglaiB sont ^i nombrede 9.3U!), dont plus de 3.000 habitent llong-kon){, sil> occupent d'importantes situations dans le service des Douanes chinoises, qui a adopté l'anglais comme langage oftlKlel.
Les Américains ont 3.130 natlonaui sur les cAtes de Chiae ; ils sont un appoint considérable d&ns \a çiMLOiaVna.^w» &« \«. lun^xé anglaisé.
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Les Allemands sont plus do 4.000, y compris Kiao-tcheou Leurs colonies sont très compactes à Hong-kong, à Cliang-liai, à ï'ien-tsin .
Les Français sont environ 2.000. Leur influence est importante à Clianîî-hai, et tend à devenir prépondérante dans le Sud de l'Empire par suite de la proximité de leur colonie de ilndocliine où ont installés 7.000 civils. En Chine, ils groupent parfois avec eux les Belges ÇMOt et les Suisses de langue française (40).
Les Russes ont acquis une situation exceptionnelle en Mantchourie, où déjà ils ont créé des villes nouvelles, peuplées de sujets russes. On dit qu'ils auraient déjà dans cette province près 60.000 colons (fin 1903).
La Dette
Avant 1895, la dette chinoise était insignifiante, mais la guerre sino-japonaise et surtout celle de 1900 amenèrent la Chine à contracter de nombreux emprunts extérieurs. Pour payer l'indemnité de guerre du Japon, le gouvernement chinois eut recours aux banques étrangères qui lui prêtèrent douze cent millions de francs à un taux très bas, inconnu Jusqu'alors en Chine. L'Empire agit différemment après les affaires de 1900, il se procura les ressources en Chine même, créa des impôts nouveaux, réclama les deux tiers des biens des monastères et mit de nouvelles taxes sur les marchandises indigènes.
Les recettes de l'Empire sont importantes et les revenus des douanes, qui constituent la principale garantie des emprunts extérieurs, ont toujours été suffisants pour le service des inlérôls et de l'amortissement de la dette auprès du public étranger.
(]cs recettes des douanes sont d'ailleurs élevées :
En 1866. . .