CHANG-HAI
ternationale Si6caw'Ay Boad 6t de Jersfield Road, qui mène au collège SWohn, un café-restaurant avec billard, salle de jeu, jeu de quilles, etc, est un rendez-vous des promeneurs.
Bubbling well est sillonnée toute la journée d'équipages et de cavaliers. Ce sont de gros mandarins, de riches marchands conduisant leurs femmes, aux toilettes de soie et aux joues fardées, dans les jardin» chinois qui se trouvent sur le parcours.
Entre la ville et Bubbling well, le Race-course^ dont la pelouse, longue de 2 kil. sur 700 met., est occupée par de nombreuses sociétés sportiv s. ^
Dans le N. de Soochow Creek, le quartier de Hongk'eou (Hong-kew, a). Sur les rives, les consulats d'Allemagne et du Japon et, derrière les premières maisons, Asior House ; on entre dans Broadvcay^ longue rue qui dessert les apponteœents des compagnies de navigation et qui mène aux filatures de soie et aux diverses usines à coton Ces dernières ont plus de 300.000 broches et emploient 20.000 ouvriers.
Hong-k'eou se transforme beaucoup, depuis qu'on a élevé des nombreuses villas anglaises.
La gare du chemin do fer de Wou-song est en dehors de la concession internationale.
Concession française
Le terrain réservé à la France date du 20 janvier 1847 ; il est dû à la ténacité et à la c'airvoyance du consul de l'époque, de Montigny.
« Il n'avait à sa disposition, a écrit Jurien de la Gravière, ni la force qui eût pu Intimider, ni la pompe qui eût pu éblouir. Il n'avait que la trempe de son caractère, son activité et le nom de la France, presque ignoré dans le N. de la Chine. Il fit de ce nom un si bon et si judicieux usage qu'au bout de quelques mois ce consul, débarqué sur les quais de Chaug-liai par un canot étranger, fai-^^ait trembler les autorités chinoises, exigeait pour la France la concession d'un terrain aussi vaste que celui qui avait été accordé à la communauté anglaise et couvrait de son patronage redouté les missions catholiques dans les deux provinces du Kiang-nan et du Tchoklang ».
En juillet i854, le consul de France j9.<.,Edan, donna son approbation aux New Land Régulations proposées par le consul anglais, mais le gouvernement français tarda à donner son avis sur cet arrangement qui devait supprimer les droits spéciaux de la France sur sa concession. Les attaques des T'ai-p'ing, le débarquement de forces françaises à Chang-hai, la guerre de Chine de 1860 laissèrent tomber ces projets, qui devaient amener cependant, en 4803, la constitution du « Foreign Settlemei^t » actuel.
six portô$; ette est U rèsidenoe des autorités chinoises, mftis ne se différencie pas des autres cités indigènes ; ee sont les mômes maisons basses, les mêmes rues étroites et sales.
Au milieu d'étangs^des maisons de thé attirent une nombreuse clientèle. Une pagode à Confucius. Un jardin avec des rocailles et des bassins aux poissons rouges.
Un très important faubourg, Tong-ka-dou, (1), (Tong-kîa- «tou, p.)y se tient entre les murs d3 la ville et le fleuve. Une église catholiquCi Gheng-mou-t'ang. Un quai, construit ea 1901, longe touta la ville marchande ; il se continue par TAvenue de Bezaure, où ont été construits les Réservoirs d'eau de la Concession française avec ses bassins-filtres.
En arrière, les Réservoirs et la prise d'eau de la cité chinoise. Enfin, dans le lointain, l'arsenal du Kiang-nan, Kao-tch^ang-miao» avec ses hautes cheminées. On y fabrique annuellement de â à 5.000 fusils» une centaine de canons à tir rapide pour Tarmée de terre et une vingtaine de canons de marine, plus des coupoles et des tourelles pour l'armement des forts* Il existe également une cale sèche pour contenir des bâtiments de 280 pieds de long et de 18 pieds de tirant d'eau.
A4 k.de là, au S.-0.,la Poudrerie d*où sortent des poudres diverses et des cartouches Mauser. En face, sur la rive opposée du Houang-p*ou, la Poudrière,
De l'autre côté de la rivière, en face les concessions, se trouve la presqu'île de P'ou-tong, occupée par des chantiers et des docks.
Aux Snvirons :
Zi-ka-'wei {ï) (Siu-kia-houei, p.), « Village de la famille Zi », à 8 kil. dans TO. de Chang-hai, est le siège d'ua grand étabUssement de jésuites français»
Le nom chinois d« oe lieu rient de la sépulture de SiK KoiMiaf^-
ki, ko-lao (Tchong-t'ang « grand secrétaire d'Etat »), ministre de l'empeur Wan-li (1574-1619) des Ming. Cet homme d'Etat et auteur d'ouvrages sctontiûques, fut un ami du P. Hieci (1562^1610^ et devint catholique. Les terres du village appartenaient à ce célèbre mandarin, Siu (Zi Z), mais sa famille, devenue chrétienne, fut dêpoaillée de ses hiens, en même temps que les missionnaires, lors d'une persécution contre les idées européennes. Les jésuites sont rentrés en possession de leurs propriétés par le traité de Nankin, mais les descendants de l'ancien ministre, même ceux qui abjurèrent le christianisme, ne purent être indemnisés. Cette famille, jadis riche et puissante.
est restée en partie dans le pays : quelgues-uns sont devenus des fermiers aisés des missionnaires. Au milieu du xix« siècle, les T'aip*ing, maîtres d'un tiers de la Chine et, en particulier, du Kiangsou, ravagèrent jusqu'aux faubourgs de Chang-hai; Zl-ka-wei reçut alors une petite garnison française, que protégeaient quelques levées de terre.
Les missionnaires s'installèrent à Zi-lia-wei en 1847 ; la chapelle est de 1851. L'établissement comprend Vévêché du Kiang-nan, le séminaire, le collège d'Ignace, une bibliothèque importante.
Autour d'une grande place où doit s'élever la Basilique l'Observatoire météorologique, achevé en 1900 par le P. Froc, a remplacé celui qui avait été élevé en 1871 ; il se tient en communication au moyen de signaux avec V Observatoire astronomique de Zo-sô (Cho-chan p.) édifié per le P. Chevalier, à 20 kil. de là à vol d'oiseau, sur une colline d'une altitude de 100 m. Dans l'Observatoire météorologique, de beaux instruments de précision, la galerie des cartes, une bibliothèque; du sommet de la tour, une très belle vue sur la campagne.
Le Musée d'histoire naturelle, commencé en 1863 par le P. Heude, où l'on étudie surtout la zoologie de l'Extrême- Orient.
Un peu plus loin, V Orphelinat de garçons de T'ou-sèwè (0, (T'ou-chan-wan,p.), avec une imprimerie d'où sortent les remarquables travaux des jésuites, des ateliers de sculpture, de peinture.
De l'autre côté d'un petit canal, la Maison des Carmélites dont on aperçoit le mince clocher, puis le Couvent de Chengmou-yé (/) des « Dames auxiliatrices des âmes du Purgatoire ». On y a réuni une crèche, une école de jeunes filles, un atelier de broderies.
Au delà, un portique à trois étages de toits doubles et surmontés de dragons, est à mi-chemin de la pagode Lichouang-t' a^ à Long-houa. La tour a sept étages : on jouit de la dernière terrasse d'une vue splendide sur toute la plaino d'alluvions que sillonnent mille criques. La bonzorie comprend sept pavillons.
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