NING-KOUO-POU
mobile s'ouvre deux fois par jour pour le passage des barques. On passe devant le ya-men du tao-t'ai du Wan-nantao,puis de celui du mandarin chargé delà flottille du Fleuve Bleu dans la partie orientale du Ngan-houei ; mouillage de plusieurs canonnières fluviales.
La route emprunte la digue jusqu'à Wan-tche et traverse des campagnes riches dont les terres, formées d'alluvions, sont inondées périodiquement. Les maisons des villageois sont en chaume et les murs en torchis, cependant l'aisance règne chez Thabitant. Cette
f)opulation est active et vigoureuse; hommes, femmes, enfants, tout e monde travaille; les femmes portent un jupon rouge. Du sommet des digues, on a un beau coup d'œil sur les rizières, divisées en carrés et coupées de canaux où pullulent les oiseaux aquatiques et surtout les canards.
Au 15* li, on circule pendant une heure au milieu de rizières ; puis deux bacs (tarif: homme 2 sap.,bête de somme 4 sap.) Le sentier va ensuite à travers champs.
Wan-tche^ grosse localité, marché, commerce de bois, céréales. Mission catholique. Mission protestante de l'Inland Mission.
Le terrain devient mamelonné ; l'aspect est plus riant. Au 15* li, une colonie du Tcbo-kiang, émigrée du Wen-tcheoufou, a défriché les hauteurs et cultive le blé, les patates, le thé. On rencontre sur le sentier de nombreux âniers transportant du bois, des céréales, du vin.
90 li, Tchen-tang-pou (aub.) ; puis,* pont de pierres et digues à travers des marécages. — On retrouve plus loin des collines.
130 li, MiaO'pou,
140 li, Ning-kouo-fou. Bésidence d*un tch9-fou,du tchehien du Siuan-tch'eng-hien et du tchen-t'ai, général commandant les troupes des préfectures de Ning-kouo,T*ai-p'ing, Houei-tcheou, Tch'e-tcheou et Kouang-to.
Ning-kouo est entourée d'une muraille do plus de 9 li de longueur et de 25 pieds chinois de hauteur. L'enceinte, percée de cinq portes, fut construite originairement sous les ïsin, vers l'an 330, et réédiflée pendant la domination mongole, vers ISSO.
Sous les T'sin, territoire du Tchang-kiun. Les Han, en 109 avant J.-C, transportèrent le siège du kiun de Tan-yang à Wan-ling.donl le nom est demeuré, jusqirà l'époque des Souei, celui de la Ning-
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majorité, défendus qu'ils étaient pendant la rébellion par leurs montagnes d'accès diflicile.
A 15 li au S., Pan-isen-ying^ mission catholique.
De Ning-kouo-fou à Ningr-kouo-liien, par la vallée. On sort de la préfecture par la porte de l'E. On traverse des plaines d'alluvions très fertiles, donnant deux à trois récoltes annuelles de blé, de colza, de riz, d'indigo.
Souen-kior^ou, gros village, commerce de riz, de bois, de chanvre. Chapelle catholique.
Des cultures de chanvre, d'arachides, d'opium ; puis Tchangkia-h'iao; tout le village est en auberges.— Une grotte, San-tientong, au pied de la colline et où habite un bonze.
La route serpente sur les flancs d'une colline. Chouei-tang^ centre catholique important; église de Notre-Dame-AuxiliatriceyO^^ deux fois par an, les chrétiens (1.400) vont en pèlerinage. Cette église fut construite en exécution d*un vœu après la persécution de 1876, qui ravagea toutes les jeunes chrétientés de la région. Les émigrés catholiques, venus du Hou-pei pour occuper les terres incultes après la rébellion, ont formé le noyau de cette colonie. Commerce spécial de jujubes confites.
Pei'Che-ling, fours à chaux. — Wong-ki^ bac; aub. —Des moulins à eau pour la préparation du riz.
Ho-li-hi^ grosse localité, très commerçante, à 5 li de la souspréfecture. Mission catholique. Beau pont en pierre.
Ning-kouo-hien, sous-préfecture, cité insignifiante. Culture de coton ; nombreux métiers pour fabriquer des toiles indigènes ; industrie du papier de bambou.
La cité est ceinte d'un rempart de plus de 3 li de développement, haut de 15 pieds et percé de neuf portes. Il existait à l'époque des T'ang et fut augmenté au moment où la dynastie Song émigra vers le Sud (1127) et alla fixer à Hang-tcheou la capitale de son empire.
Sous les Han, fit partie du bien de Wan-ling. Le» Wou, à l'époque des « Trois royaumes », en détachèrent la sous-préfecture nouvelle de Niug-kouo qui. parfois supprimée puis rétablie, subsiste aujourd'hui sous le même nom et ressortit au Ning-kouo-fou.
De Ning-kouO'fou sur Kouang-to-tcheou^ 170 11 en 2 étapes.
Tonç-si'kiaOf beau pont de pierre jeté sur le torrent Tenant de Ohouei-tang,
Chouang-k'iaOy pont ; grand commerce de riz favorisé par une b-lle voie d'eau, bifurcation du torrent de Chouei-tang.
WanÇ'hHa-^han, avec un pied-à-terre de la mission catholique.
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