Ngan-k'ing-fou
Ngan-k'ing (An-ching, a), 180.000 hab., est la capitale de 1» province de Ngan-houei; parmi les fonctionnaires on remarque le préfet du fou de Ngan-k^ing, dont Tadministration •'étend sur six arrondissements, et le sous-préfet du hien de Houai-ning.
C'est, depuis la convention de Tche-fou, un port d'escale autorisé à la navigation ûuviale à vapeur. La cit^ est située sur la rive gauche du fleuve Bleu, sur le 30*^. de latit. N. et sur le 114M7* de longit. Ë. de Paris. Une muraille de plus dé 9 li d'étendue enserre Ngao-k'ing ; sa construction piîmitive remonte aux années king-ting (1260-1964), sous la dynastie Song; elle fut rebâtie en 1645. Ces remparts, fortifiés de créneaux et munis de 758 embrasures, sont percés de cinq portes et entourés de fossés où est amenée Teati du fleuve Bleu.
A l'époque des « Tributs de Yu », territoire dépendant du Yangtcheou. Sous les Tcheou, royaume de Houan^ pois partie de celai de Tch'ou. Les Ts'iu rattachèrent le pays au kiun de Kieou-kiang et les Han en lireut le Houan-hien, où lut transporté, vers Tan i£2u de notre ère, le siège du Liu-kiang-kiun. Les Tsin changèrent en Hooaining le nom de la sous-préieeture et cette appellation a persiste jusqu'à présent Ils firent, en mt^me temps, de la préfecture fe Tsln-
NGAN-K*ING-FOtJ
Excursions : A 28 li N.-N.-E-, près du village de Houo-changkiao, une pagode renommée est construite à l'entrée d'une grotte dont les stalactites et les stalagmites figurent pour les Chinois des Bouddiias sculptés par le Ciel même.
Aux environs de Kouang-ts'ouen, à Tchang-kia-ling (de Ngan- I(.'ing deux jours ail. et ret.), il y a une pagode et une grotte semblable. Des foules immenses y vont en pèlerinage, brûler du papier et de l'encens pour demander richesse ou guérison.
Il y a dans les montagnes, principalement dans le massif de Tsien-chan, Tai-hou, Sou-song, beaucoup de sites admirables, excellents buts d'excursion. Montagnes, torrents, cascades, précipices, sables mouvants, tout y est tour à tour riant ou terrible. Ces excursions sont à faire au commencement du printemps, guand les montagnes sont transformées en immenses bouquets d'azalées, de rhododendrons et de glycines.
Chasse : L'époque la plus agréable est d'octobre à mars. Le faisan, le lièvre, le chevreuil abondent, avec les oies et les canards. On trouve aussi le loup, le renard et, aux environs de Kouangts'ouen, à 35 11 de la capitale, la panthère.
b. r.rtiNE. \\.
KIANG-TIN-HIBN 123
bien, ville actuellement à une petite distance du rivage, close de murailles de plus de 4 li de tour, percées de cinq portes et de deux autres pour la voie d*eau. La première cité avait été emmurée en 1298 ; mais, battue et rongée par la marée, elle dut être par trois fois déplacée : en 1352, en 1420 et en 1520. c Le flot coule aujourd'hui, dit un chroniqueur chinois, où croissait hier le mûrier » (1).
En i2ft3,on créa le tch«ou de Tchong-ming dépendant de Fangtcheou. En/1369, bien de Tch'ong-ming, ratt^iché en i:<lo au fou de Sou-tcheou, et à la fin du xv* siècle au tche-li-tcheou de T'ai-ts'ang.
Les premières côtes nord du Yang-tseu relèvent du Hatmen-Ving^ dont les premières terres apparurent avant le II* siècle de notre ère (2).
Hien de Hai-raen en 958. Le fleuve empiétant, la ville est évacuée et réédiflée à plusieurs reprises, au milieu du xiv* siècle, deux fois au xvi* siècle et en 1672. Elle forma un t'ing en 1768.
Bientôt les premiers mamelons apparaissent sur les deux rives : le Fou-chan au S., le Lang-chan a mont du Loup » cachant la cité de T*ong-tcheou, au N.
Le Lanp-chan^ est un lieu de pèlerinage très réputé dans la province du Kiang-sou. Une tour couronne son sommet et de nombreux temples occupent les grottes de ce massif rocheux. D'après une chronique, Lang-chan était au milieu des eaux avant le vu* siècle et les alluvions ne se formèrent au S. de la montagne qu*au commencement des Song (960).
Le fleuve se resserre.
Kiang-yin-hien, sur la rive droite, à un mille du fleuve, en arrière des mamelons du Houang-chan, couronnés de forts chinois ; c'est la clé du fleuve Bleu.
La ville a la forme d'un rectangle, elle est entourée d'une muraille de plus de 9 li de longueur et de 25 pieds chinois de hauteur; construite entre les années 1506 et 1521. Quatre portes.
C'était, »ous les Ts'in, le Ki-yang-hiang. Sous les Han, faisait
Eartie du P'i-ling-hien. Les Tsin, en 281, en détachèrent le Ki-yangien; qu'ils firent dépendre, en le créant, du P'i-ling-iiiun. LesLeanf? (557) fondèrent le hien et le kiun de Kiang-yin, nom qui s'est conservé jusqu'à nos jours. La ville était, sous les Mongols, le siège d'un lou (1277), puis d'un tcbeou, auquel les Ming donnèrent l'appellation éphémère de Lien-yang, puis qu'ils supprimèrent. La souspréfecture do Kiang-yin a été maintenue par les empereurs Mantchous sous la dépendance de la préfecture de Ti-h'ang-tcheou.
(1) Cf. H. Havret, T/Ile de Tsong-ming. Variétés sinologiques.
(2) Cf. H. Havret, L c.
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Kin-chan était encore un îlot en 1842, aujourd'hui V « Ile d'or ». forme une pointe de la rive méridionale. Son sommet, élevé de 33 met., est surmonté d'une pagode élancée (1/2 h. de Tchen-kiang) ; elle est très fréquentée.
Le Grand Canal de Hang-tcheou à T'îen- tsin reprend sur la rive gauche; non loin du fleuve, Yang-tcheou-foUy ville autrefois très brillante.
A quelque distance du Kiang, Yi'4ch*êng-hien, puis LieoU'» ho^hien.
Nankin (v. R. 3. Kiang- nan). On ne voit qu'un quai de pierres, quelques maisons chinoises formant le faubourg de Hia-kouan « Douane d'aval » ; la ville s'étend plus dans l'intérieur, derrière des murailles d'une étendue considérable .
Du mouillage, une première hauteur apparaît dans l'enceinte même des murailles, c'est le Che-tseu-chan « Montagne du lion », armé de batteries modernes.
Plus loin, d'autres pitons émergent de la ville, c'est vers le S., le Ts'inff-leang-chan « Hauteur de l'air frais et pur » où l'on vénère un bonze hindou qui occupa, dit-on, cette retraite dés l'an 676 de notre ère.
A l'E. de cette dernière, Pei-ki-ko c Observatoire de l'étoile polaire ».
Puis, extra muroSy au S. de la ville, le Yu-houa-faiy nouvellement armé, et, dans l'E. de la cité, \q Tseu-kinchan « montagne d'or empourprée » dont l'altitude atteint 445 met.
En remontant le fleuve Bleu.
A quelques li de la rive N., Kiang-p'ou-hien^ relevant de la préfecture de Nankin.
A rile du Faisan, on quitte la province du Kiang-sou (cap. Nankin et Sou-tcheou-fou) et l'on entre dans celle du Ngan-houei (cap. Ngan-k'ing-fou, sur le fleuve).
A 15 li de Sin-ho-k'eou, sur la rive g. du fleuve Bleu, le tche-li-tcheou (préfecture secondaire) de Ho.
Sur la rive opposée, T'ai-p*ing-fou dont les tours-pagodes signalent l'approche ; l'une d'elles est élevée sur le Ilouang-chan.
T'ai-p'ing est bordée dans l'O. par une rivière qui vient des lacs. Cette préfecture est entourée d'un mur de plus de
ngan-k'ing-fou 127
Quelques mamelons de Ch-li-tchang-chan cachent T*ongling-hien, bordée au S. par une petite rivière.
La cité de T'ong-Iing est entourée d'un rempart qui a presque 4 li de développement, traversé par quatre portes et dont la construction remonte aux années wan-li (1573-1619).
Sous les Han, faisait partie du territoire des deux sous-préfectures de Ling-yang et de Tcii'ouen-lcou. A la lin des T'ang, y fut créé le iiien de Yi-ngan, supprimé puis remplacé, pendant la période des « Cinq dynasties », par le T'ong-ling-hien. ratiaclié au Tch'e-tcheou, en 975. Nom et attribution administrative ont été maintenus jusqu'à ce jour.
Le lit du Yaiig-t.s?u se resserre entre des mamelons ; ce défilé est connu sous le nom de « Passage Wild Boar ».
Ta-t'ong (Ta-t'ung, a.), ville murée du Tch'e-t-heou-fou, située sur le 30» 48' de latit. N. Ta-t'ong-tchen est un port d'escale autorisé à la navigation à vapeur par la convention de Tche-fou du 13 septembre 1876, il dessert le Ts*ing-yanghieo.
Sur la rive dr., à quelques kilom. du fleuve Bleu, et sur les bords d'un lac, Tch'e-tcheou-fou, chef-lieu de département, dont relèvent six arrondissements. Siège du sous-préfet du Kouei-tch'e.
Les remparts de la cité ont prés de 8 11 de tour; ils furent élevés sur des fondations plus anciennes, pendant les années tcheng-to (1506-1521). Sept portes.
A l'époque des « Tributs de Yu », territoire " compris dans le Yang-tclieou et, sous les Tclieou, dans les Etats de Wou, puis de Yue et de Tcii'ou. Depuis les Han jusqu'au Souei, forma la sous-
Èréfepture rie Ciie-tch eng. Celle de Ts'ieou-p'ou lui succéda en 599. es T'ang (621) fondèrent le Tch'e-tciieou, auquel fut adjointe la sous-préfecture de Kouei-tch'e, après la chute de cette dynastie. Les Mongols tirent de Tch'e-tcheou le chef-lieu d'un lou (1277) et les Ming celui d'un fou, relevant de la province de Nankin. Les empereurs mantciioux l'ont conservé et rattaché au Ngan-houei.
Ngan-klng-fou, capitale du Ngan-houei. A l'E. de la ville, une belle pagode (v. R. 5. Kiang-nan).
La C>« chinoise de navigation a seule un appontement; les autres services à vapeur débarquent les passagers, en plein fleuve, dans un petit bac peu commode.
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sts coordonnés sont 29«44' de latit. N., et 113o52' de longit. E. de Paris.
La cité est ceinte d'une muraille fortifiée de plus de 5 li do longueur, élevée en 1558, percée de cinq portes.
Les Han y créèrent le hien de P'eng-tso, dépendant du kiun de
sous sa dépendance. C'est sous les T'ang, en 622, qu'apparaît le nom de Hou-k'eou, élevé plus tard au rang de hien (vers 945). Cette désignation n'a plus été modifiée. La sou s- préfecture de Hou-k'eou ressortit au fou de Kieou-kiang.
Kieou-kiang (Kiu-kiang, a), 50.000 hab., est une préfecture située sur le 20»44'15" de lat. N., et le 113«»37'29" de long. E. de Paris. Le port fut ouvert en janvier 1862, conformément au traité de commerce allemand de T'ien-tsin du 2 septembre 1861. Son commerce est de 18 à 20.000.000 de taëls. Une ('oncession étrangère « Foreign Settlement » est installée en amont de la cité chinoise.
Consulat: d'Angleterre.
Missions : des I^azaristes français du Kiang-si septentrional. — Etablissements protestants.
Négociants: Andersen. — Butterfleld and Swire. —Jardine, Matheson. — MoIchanolT, Pechatnolf. — Tokmakoff, Molotkoff.
Kieou-kiang s'étend en façade sur le fleuve Bleu. La cité chinoise est entourée d'un mur ayant plus de 12 li de périphérie, datant originairement de la dynastie Souei, reconstruit sous les Ming en lb89 et complété en 1412. Cinq portes.
A l'époque des « Tributs de Yu », territoire appartenant au King-tcheou et au Yang-tcheou, puis, sous les Tcheou, aux deux royaumes de Wou et de Tch'ou. Sous les Ts'in, dépendance du kiun de Kieou-kiang, qui devint, de 203 à 119 avant J.-C., le royaume de llouai-nan et forma les deux hien de Tch'ai-sang et de P'eng-tso,
Cuis, sous les Wou, dépendance du kiun de Wou-lch'ang. Sous les sin : Kiang-tcheou et Siun-yang-kiun, noms sous lesquels le fou actuel est surtout désigné dans l'histoire. Celui de Kieou-kiang reparut sous les Souei, vers l'an 606, pendant une quinzaine d'années, puis définitivement à l'avènement des Ming, comme nom de préfecture rattachée à la province de Kiang-si.
Sur la rive g., Wou-hiiie (Wu-suoh, a), est un port d'escale du Ilou-pei ; situé sur le 2y»5r80" de latit. N., et le 113«1'37" de longit. E. do Paris.
Des hauteurs se tiennent à proximité du Yang-tseu, dont le lit se resserre.