Scène s
Il est minuit, un religieux rentre au couvent; il entend des soupirs, des mots entrecoupés et des sanglots, qui partent d'une cellule voisioe, y pénètre et aperçoit Yang-kiug, qu'il interroge sur la cause de son chagrin. Ce reli-
L’UNIVERS
gieux eut le propre frère de Yang-king. Il y a des reconnaissances dans presque toutes les pièces de théâtre des Youân. Les reconnaissances dramatiques sont un moyen dont les Chinois ont abusé autant et plus que notre Créhillon; mais ici la scène est heureusement exécutée, si elle D'ést pas heureusement conçue. Inutile de dire que, de question en question et de confidence en confidence, les deux frères finissent par se reconnaître.
Seène 4.
Cependant leTartare Han-yen-eheou, ayant appris que Yang-king avait dérobé les ossements de Yang-ling-koug, son père, dans la pagode du ciel, s'était mis a la poursuite de celui-ci avec cinq mille hommes d’eliie. Meng-lang, resté seul, comme on l’a vu, pour protéger la fuite de son frère et défendre le passage, avait succombe au nombre. Le etief des Tartares, délivré de Mengiang, avait continué sa route et aperçu dans le lointain Ynng-kmg, qui s'acheminait vers le monastère du royaume florissant. 11 arriva à son tour au couvent.
yàng-xikg , au retigieux Yang,
Ah ! mon frère, voilà les Tartares !
* le religieux.
Ne vont effrayes point \ je m on charge.
haw-yek CHEOÜ, Qftcrcevant te religieux.
Ynng-king , Yang-king ! Qu'on me livre Yaug-king, ou je vous coupe tous par la moitié comme des melons d’eau.