IC6.41KI
l-li
Il® Sse-trhouon
il® Kouang-toung . . . .
Totaux . .
La province de Chen-si fournit en outre 3,516,300 bottes de fourrages; celle de Kan-sou, pays A'Ouroumoutsi ' et de Tour/an , 778,135 bottes.
IlécapUulation de la solde de V armée.
i° Pour le* famt*oo* . . i*.o«o,i:»o I,ct5,«*7 9“ Pour les campements. . wM.tix»
TotaUX. . I7.14I.3M i.Mo.in >i
En réduisant ces nombres en valeurs de notre monnaie, on a :
i" Pour 17, in, 944 Hànn .... 157.0:19,1141 fr
9° Pour 9.H40 in o Hector, de grains.
a 19 fr- l'hectolitre .... :.( cai ’ir.i
Tutal général . . . 109.s41.7w1 •
On voit qu’en Chine, comme chez la plupart des nations européennes, l’armée absorbe la plus forte partie de l’impôt. Si la valeur des fourrages et autres prestations en nature, lion comprises dans le chiffre ci -dessus, y étaient ajoutées, ainsi que le traitement de i'état-major, qui n'y est également pas compris , ce chiffre pour l’armée s'élèverait à plus de deux cents millions de francs.
Chapitre 6. Service des postes et courriers du gouvernement ( yitchein-tchi-khouàn).
Ce service , loin d’étre , comme en France et dans la plupart des Etats européens, une source d'importantes recettes (f), est très-onéreux aux contribuables chinois.
(*) En Europe, le service des postes est un service mixte qui tient de f administration publique et de l' industrie privée. Les recettes obtenues pour le transport fort utile des lettres et autres objets des particuliers couvrent, et au delà, les dépenses du service ; de sorte que ce service n'est plus une charge pour l’Etat. Il arrive même qu'en France les recettes de ce service dépassent les dépenses de plus de -vingt millions. En Chine, l'éiablisseim-nt des postes par courriers , ne servant qu'au gouvernement et lion aux particuliers , ne donne beu qu’à des dépensés qui sont à la charge des contribuables.
1/UNIVERS
Les dépenses occasionnées par ce service sont prélevées sur les fonds des caisses provinciales provenant de l'impôt foncier. Chaque année, les dépenses en argent sont ordonnancées par le trésorier ou receveur général de chaque province, réuni au grand juge. Le bordereau détaillé des dépenses, rédigé par eux, est envoyé au ministère de la guerre, dans la dépendance duquel est placée l’administration des courriers de poste, qui sont ordinairement des cavaliers tartares, et renvoyé ensuite approuvé simplement, ou portant les modifications que l'on a trouvé convenable d’y faire.
La répartition de ces charges n'est pas la même pour chaque province.
Comme cette répartition ne présente pour nous aucun intérêt, nous nous bornerons ici à en présenter le chiffre général pour tout l’empire , y compris la Mongolie et les autres dépendances.
Le* dépense* en argent *«nt de. . . i,o.ti,7»i liàng
— Cil ru **,877 chi
— en fourrages .... bot (et
Plu* en farine ae froment . »,«xt kin.
Ce qui peut équivaloir A peu prés à 16.000,000 franc*.
Chapitre 7. Allocation de subsides aux gradués ois licenciés ( lin-chén tchl-khouàn).
Il existe dans chaque canton, arrondissement et département de chaque province, des licenciés qui n’ont pas encore pu obtenir d’emploi et qui sont souvent dans la gêne ; les mandarins des circonscriptions administratives dans lesquelles ils sc trouvent, dressent une liste de ces gradués, qu’ils envoient au Chancelier littéraire de la province.
Celui-ci en fait part au gouverneur ou lieutenant-gouverneur, qui les fait inscrire sur le registre des allocations prévues de cette nature.
Voici le budget de cette allocation
annuelle par provinces :
. . liàng.
l *® Tchl-h 11,177
Moukden 3t6
Kirin • g
a® Chan-toung aa,385
3' Ckan-si g, i63
4® llo-nan 8,o35
5® Kiang~sou '...... *7.904
6” Ngan-hoei -. 6,3ao
7e Kiang-si 4. *97
A reporter 78,5o5
Keport, ........ 78,5o5
8'’ Fo-kicn 4,4 >4
i, Tchê-kiang 6,368
io® Hou-pé 4,„oo
1 1 ® Hou-nan 3,937
il* Chen-si 7,33*
1 3® Kan-sou 4,109
*4® Konang-taung 5,3a3
i5® Kouang-si 3,864
16® Sse-tciiouan 9,600
17® Yun-nan 5, 006
18® Kouei-tehéou 79 5
Total 12a, a5a
Plus en hectolitres de riz . . . 7,219
Ce qui équivaut en tout à environ 1,061,884 francs.
Chapitre S. Secours aux pauvres et aux établissements généraux de bienfaisance et de charité publique (chang-sluë-tchlkhouàn) .
Dans chaque canton, arrondissement, département des provinces constituées, il v a des fils dévoués à leurs père et mère, des filles chastes, des femmes d'une conduite irréprochable, en même temps que des vieillards des deux sexes qui ont atteint leur centième année.
Les gouverneurs et les lieutenants-gouverneurs les font connaître publiquement par des proclamations élogieuses, et sollicitent pour eux de l’empereur des marques distinctives, c’est-a-dirc, des lettres patentes honoriliques du souverain (tsing-piào). Chaque personne nommée reçoit une gratification de trente liàng' en argent; les autres reçoivent du riz, et même quelquefois de certaines étoffes. Les fonds, ainsi que les denrées employés à cet usage, sont prélevés sur le produit direct des contributions foncières. Le budget annuel de ces dépenses n’est pas fixe. Les personnes qui dans leur localité sont comme délaissées et dans le besoin , les lettrés avancés en ôge et dénués de tout, les veuves, les pauvres et les orphelins, les malades et les infirmes , ceux qui n'ont personne pour les réclamer, une fois leur état d'indigence et de besoin connu de l’autorité, "sont inscrits sur la liste des indigents qui reçoivent des aliments et des secours dans les établissements publics de bienfaisance ( yùng-tsryouén ). Si les personnes sont trop nombreuses
pour être toutes inscrites sur les registres de ces établissements, elles reçoivent également des secours et des aliments, mais en dehors de ces établissements spéciaux. C’est sur l’impôt foncier que sont prélevées directement les dépenses en argent et en nature occasionnées par ces établissements de bienfaisance.
En outre, dans les grandes villes, il y a des salles d'asile ( poù-tsi-thûng ), des hospices pour les orphelins ou enfants abandonnés ( yô-ylng-thdng ). La charité puhlique contribue à l'entretien de ces hospices ; les mandarins locaux sont chargés de la solliciter au besoin, et d’y consacrer des fonds qui resteraient en réserve ou qui auraient une destination moins urgente. Chaque année, le bordereau des dépenses occasionnées par ces établissements de bienfaisance est envoyé au ministère des finances, qui le vérifié.
Voici le tableau de la quantité d’argent et de riz donnés annuellement aux pauvres et aux orphelins, portés ou non portés sur les registres des pauvres de chaque province :
Provinces : liàng, chi.
1° TVAf M • • • 90,891 1.583
Mu u ha en ......... 349 1,919
9° C/ia>l-tOUng 95,189 4.819
3° C/ian-si 1.9.13 8,167
r llo-nan 7.933
5” Trésorerie de Nnn-klng . . . 9.914 1,940
Irl. lie Sou-tclu'OU . . . 3,758 13,316
Canton de Ttoung-ming . . 43
«* A ’fjan-hœi 9,107 9,946
7° Kiang-si 10,13a
id- pour le* ulln d'asile,
somme annuelle tue . t»«7
id. pour les hospices des
orphelin* km
b” Ftrkien . 91,390
id. pour le* salle* d asile et les hospices d 'orphelin*, par an . . 9,090
»■ Tcbt-kiaug f 97,09*
— District «lit ) n-louan . . 190
— potir les hospices d’orphe-
. lin* ftioo
10° IfOlt-pé 8,816
— pour les salles d'asile . . 1,300
La contribution annuelle pour
le* hospices il orphelin* non déterminée
il* Tltm-nan 9,047 970
— pour les salle* d'asile, par an 4 ,000
ii° Chen-si 10,7*4 mo
»s° Kun-tnn 4,0*7 i.ae»
il" Ste tchnuan. La dépense n'est pas déterminée. Rn 1*19. elle s'élex ,i pour celte destination à 3,uoa
La dépense pour les hospice* n'est pas également dé terni i-
lire.
i«° Kouang-tonng I8,fcs* **
Pour deux hospice*, l'un d’asile.
l'autre d’orphelin* i,B70
Le surplus *e prélève sur les rc
A reporter. . . . vos, mi 33,899
Report aoo, «M r-5,**9
venus des douane* et sur les droit* établi* sur les navires d’Rurope, dont nne portion est offeclcc à cet usage — l'mir deux hospices, l'un d'indigent* et l'autre d'orphelins du département de Tcnaoking et uu canton de Kieott-
kiung 9,819
le* Kouang-sl 1,039 dm
17° ï un- juin 3,050
— Pour deux htxplce* , l’un d'indigents , l'autre d’orphe-
llllS
13* Koucl-tehéou. Les dépenses annuelle* ne sont pn» Axée*. Le ,
chef-lieu delà province, Aouel* gang-fou , consacre annuellement a un hospice d'orphelins 91 s
TOtaUX . . . . 917,091 54,760
Ce qui équivaut en franc* :t a.ico.tan
Ce sont là les crédits ouverts sur les contributions foncières pour chaque province ; mais ii arrive toujours que ces crédits sont dépassés, et quelquefois de beaucoup, comme on le voit par le bordereau de ces allocations de la 17e année A ia-klng (1812), dans laquelle elles se sont elevées à 97,327 liang , 8.285,000 isièn, et 45,547 hectolitres de riz; ce qui porte les dépenses de ce chapitre a environ 8,153,260 francs.