‹ Chine moderne, ou Description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinoisChapitre 89 sur 292 · Du mariage avecdes musiciennes ou comédiennes · texte numérisé non relu

Du mariage avecdes musiciennes ou comédiennes

114. Du mariage des prêtres de Fo et de ceux de la secte du Tào (****).

115. Du mariage entre des personnes libres et des esclaves (*•***) .

116. Du divorce, ou delà répudiation de la femme par le mari (*'****),

loi contre les liaisons criminelles entre parents.

«* Un homme n 'épousera ni la bru de son père ou de sa mère , ni les filles de la tante de son père ou de sa mère ; ni ta sœur de son beau-frere ou de sa belle-sœur, ni la sœur de la femme de son petit-fils, sous peine de recevoir cent coups de bambou pour ce délit. »

O Interdits.

(**) * Quiconque, dit la loi chinoise, sc confiant eu son pouvoir ou en son crédit, enlèvera la femme ou la fille d’uu homme libre, pour en faire une de scs femmes , sera mis eu prison pendant le temps usité, et condamné a la mort par strangulation , etc. -

(***) Ces mariages sont interdit-, aux fonctionnaires publics.

(••**) Le mariage est interdit par la loi aux prêtres de ces deux sectes, qui sont trèsnombreuses.

« Tout prêtre de Fd ou Tao-sse , dit la loi , qui se mariera eu épousaul une femme principale , ou uue femme scroudairc , sera puni de quatre-vingts coups de bambou et chassé de son ordre. L'individu de la famille (pii lui aura donné cette femme eu mariage, subira la même peine que lui; le mariage sera nul, la femme sera renvoyée à sa famille, et tes préseuts de noce seront confisqués au profit uu gouvernement. Tous les autres prêtres ou bonzes de sa communauté seront sujets à la même peine corporelle que lui, s’ils ont été complices de son délit , mais non à être expulses de leur ordre; et s’ils ont ignoré le délit de leur confrère, ils ne seront condamnés à aucune peine. »

(*"***) Ces mariages sont interdit».

(**•***) La loi chinoise autorise la répudia -

117. Lorsque des mariages sont contractés contrairement aux lois, les per-

tion de la femme par le mari , d’abord pour a ime d'adultère, ensuite, pour les sept causes suivantes :

I® La stérilité (wdu tsc'u );

a° L'impudicité {jrên yt) ;

3® La désobéissance envers les père et mère de sou mari ( pou ssc kicou koù) ;

4° La loquacité ou la propension à la médisance {td r in);

5° Le penchant au vol ( tao khioûng ) ;

6° Un caractère jaloux ( tou ki );

7° Une maladie incurable (o ping).

• Quand toutes ces causes de divorce existeraient , si l’on pouvait y opposer i® que la femme a porté trois ans le deuil pour le pere ou pour la mere de sou mari ; a® que sa famille est devenue riche , de pauvre quelle était avant sou mariage, et au temps où il s'est fait ; 3° qu'elle u’a plus ni pere ui mere pour la recevoir , elles seraient iuadaiissibies, et le mari qui aurait chassé sa femme sur de tels fondements subirait la peine de quatre-vingts coups de bambou, moins deux degrés, et serait obligé de reprendre sa femme. »•

La loi chinoise rend, daus certains cas, le divorce obligatoire :

« Si la femme avait rompu le lien matrimonial par un adultère , ou qu'elle eût commis uu délit pour lequel la loi veut que des époux soient séparés, le mari qui ne la renverrait pas en subirait la peiue par l'application de quatre-vingts coups de bambou.

« Quand deux époux, ne se convenant

fioint , désirent mutuellement se séparer, la oi n’y peut mettre opposition.

« Si un mari refuse de consentir au divorce, et que sa femme, qui prétend s’en séparer, abandonne sa maison , elle sera punie de cent coups de bambou , et son mari pourra la vendre à celui qui voudra l'épouser, etc. » Dans un livre intitulé Traditions sur les devoirs des femmes dans l’antiquité ( Tien kou It mit tchoùan ), eu deux livres , d’où sont tiréies les sept causes de répudiation que nous avons énumérées ci-dessus , on lit encore que « la femme ne doit prendre aucune part dans « la direction des affaires de la famille ; et « qu’il y a trois personnes auxquelles elle doit * successivement obéissance : i° à son père, * pendant qu’elle est dans la maison pater- • nelle; a® à sou mari , après qu'elle a été ma- »« riée; et 3® si elle devient veuve, à sou fis » aîné. Dans aucune circonstance de sa vie, • elle ne doit être maîtresse absolue d’elle- « même. »

Ces devoirs de ta femme chinoise sont tex-

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sonnes qui se sont entremises pour les négocier en sont responsables.

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