EXPÉDITION CONTRE LE JAPON
En même temps que l’empereur mongol envoyait une expédition scientifique à la recherche nés sources du Hoang-ho, dans le pays du Khoukhou-noor , il envoyait aussi une expédition militaire et navale pour soumettre le Japon. Quatre mille vaisseaux, s’il faut en croire les Japonais, furent envoyés contre eux par Hou-pi-lie, avec une armée de cent mille hommes , commandée par les plus habiles généraux; le roi de la Corée eut ordre de favoriser cette entreprise , désapprouvée par les principaux d’entre les grands tartares et chinois. L’armée mongolechinoise fut battue par les Japonais , nation brave et intelligente; un grand nombre des vaisseaux qui servaient au transport des troupes , avaient été dispersés et submer^, par une violente tempête, près des îles Péng-hou, ou des Pêcheurs. Les Japonais firent esclaves soixante et dix mille Chinois ou Coréens , et massacrèrent trente mille Mongols. Ce désastre fut d’autant plus sensible pour Hou-pi-lie, que son armée , qu’il avait aussi envoyée jpqur conquérir le Tonquin et la Cocnincnine, avait aussi été mise en déroute (*).
(*) On peut voir le iwil de celle expédi-
Ces désastres ne rebutèrent pas Hou-pi-lie ; une année s’était à peW écoulée , qu’il ordonna à un de ses généraux de préparer de nouveau ci^ cents navires , des vivres et des munitions en conséquence, pour faire une nouvelle expédition contre le Japon.
Mais l’empereur éprouva tant de résistances de la part des grands et du peuple , qu’il fut obligé de renoncer à son dessein.
eERSécUTION CONTRE LA SECTE DES TAO-SSE.
L’empereur était fort attaciié à la secte thibétaine de Fo , et il prot^eait ouvertement les Lama , grands ennemis de leurs collègues de la secte du Tao. La haine râigieuse des Lama et des bonzes de la première secte , contre les prêtres de la seconde, baine qui avait toute la turbulence exclusive que lui donnait une protection impénale , leur fit demander l’autorisation de persécuter leurs rivaux , en recherchant et en brûlant tous leurs livres. L’empereur mongol ordonna, en conséquence, de brmer tous les livres de la secte du Tao, ou de la Raison, à l’exception de l’ancien livre le plus révéré de cette secte , intitulé Tao-te-king(\t Livre de la raison suprême et de la vertu) , dont l’auteur est le philosophe Lao-tseu (*).