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« La rivière Tsi ( dans la province actuelle de Chan-tovng) et le fleuve Hoang-ho sont compris dans la province de Yen. Les neuf rivières reprirent leur cours habituel. Le grand amas d’eaux , nommé Loui-hia ( où il tonne au printemps), fut fait. Les deux rivières Young (bras du Hoang-ho) et Tsou (bras du Tsi) furent jointes. On put planter des mûriers , nourrir des vers à soie, et descendre des hauteurs pour habiter les plaines.
« La terre de la province de Yen est noire, grasse et argileuse-, les
lantes y sont nombreuses et les ar-
res y sont grands. Les impôts sont du neuvième ordre , et le labourage du sixième. Après avoir été labourées pendant treize ans, les terres furent comme les autres. Ce qui vient de ce pays consiste en vernis et en soie ecrue (**). Ce qui se met dans les cais-
(*) D’après ce passage, l’embouchure actuelle de ce fleuve ne serait pas très-ancienne. Il traversait alors le Pe-tchi-lv, province où est située Péking. L’bisloire moderne de la Chine Justifie celle conjecture. Dans le Pe-tchi-ly et la partie occidentale du Chan-toung , dit le P. Gaubil, on voit des vestiges du bras du Hoang-ho , qui y passait au temps de Yu , et dans d'autres provinces on voit d’autres vestiges des ouvrages que fit Yu pour remédier aux dégâts du déluge ou de Vinondation dont parle le Chou-king, au règne de Yao.
(**) On voit parce passage, que l'usage de fabriquer du vernis et de la soie est ancien à la Chine, puisque ees prodnils formaient déjà des objets d’échange , plus de a,aoo ans avant notre ère.
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ses de réserve consiste en tissus de diverses couleurs , et se transporte par le Tsi et le Ho , sur le fleuve Floangho.