‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 196 sur 238 · IÎ · texte numérisé non relu

IÎ

C’est le père du fondateur de la dynastie suivante.

BABILS POUTIQCB DD BOI TARTABB.

Les Tartares, qui depuis des siècles convoitaient le riclie et grand empire de la Chine, avaient trouvé plus d’obstacles à l’accomplissement de leurs desseins dans leur ignorance de la civilisation chinoise, que dans la force de cette même civilisation et du gouvernement auquel elle était soumise. Le roi tartare, qui s’était fait proclamer empereur de la Chine dans la capitale du Liao-toung , ayant vu échouer ses projets, qui n’étaient soutenus que de puissantes et nombreuses armées de barbares , envoya secrètement son fils en Chine, dès son enfance , pour ,1e faire instruire dans la langue, les moeurs, les coutumes et les sciences des Chinois; il en avait pris toutes les manières, et n’avait plus rien de l’ignorance farouche et sauvage de sa nation. A la mort de son pere il fut nommé empereur des Tartares sous le nom de Tsoung-te (vertu élevée). Son caractère , formé à la douceur et à l’affabilité par les livres et les iiiattres chinois qui avaient développé sa jeunesse, lui attira l’estime et l’amitié des généraux et des mandarins chinois, ui se détachaient insensiblement de empereur Hoaï-tsoung, dont les revers avaient aigri le naturel , et qui était devenu sombre , inquiet et cruel.

Cette éducation toute chinoise du chef tartare lui valut plus qu’une armée nombreuse pour la conquête de l’empire.

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