‹ Chine ou description historique, géographique et littéraire de ce vaste empire, d'après des documents chinois première partie comprenant un résumé de l'histoire et de la civilisation chinoises depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours par m. G. PauthierChapitre 202 sur 238 · MENTS UE LA DYNASTIE RENVERSÉE · texte numérisé non relu

MENTS UE LA DYNASTIE RENVERSÉE

Il ne fit que très-peu de changements dans les lois et les statuts de la politique de l'ancien gouvernement; ne permettant pas même aux Chinois d’apprendre la langue tartare, sans une permission expresse. Il conserva les six conseils ou tribunaux suprêmes qui étaient institués depuis quatre mille ans , mais en ordonnant toutefois que ces tribunaux ou conseils eussent autant de présidents tartares qu’ils en avaient de chinois ; il voulut en même temps qu’ils ne siégeassent qu’à Péking, où résidait la cour; et que ceux , en pareil nombre, qui exis-

taient à Nan-king, sous la dynastie pr^édente, pour les provinces méridionales , fussent supprimés.

Il continua de ne confier qu’aux lettrés chinois, disciples du grand philosophe Khoung-tseu, le gouvernement des villes et des provinces; et, comme ce jeune empereur était doué de beaucoup de jugement et de pénétration , il comprit facilement que le salut ou la ruine de son empire dépendait du choix de ces mêmes lettrés, dans des examens sincères et sans corruption pour obtenir les grades. Ayant donc appris que la faveur de certains censeurs et examinateurs avait été achetée par l’or, il fit inexorablement trancher la tête à trente-six d’entre eux , et condamna les lettrés qui les avaient corrompus à subir de nouveaux examens. Il fit grâce à ceux qui sortirent victorieux de la nouvelle épreuve ; mais, pour les autres, il voulut qu|ils fussent exilés avec toute leur famille dans la Tartarie , où l’on envoie encore maintenant ceux que l’on condamne à l’exil.

C’est à cette époque que le P. Adam Scliaal , missionnaire jésuite , fut placé à la tête du tribunal des matbématigues, par le jeune empereur, pour réformer l’astronomie chinoise, sur les méthodes européennes.

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