AAIBASSADE ARMÉE D’UN GÉNÉRAL CHINOIS PRÈS DE LA NATION SCYTHE
L’année 126 avant notre ère, un général chinois, nommé Tchang-khi an , s’était offert à l’empereur Wou-ti, pour entreprendre le voyage de la Transoxiane , accompagné de cent
ruptions dans l'Inde au commencement de notre ère , la conquirent , mirent i mort les rois indigènes , et restèrent maîtres de ces belles et riches contrées pendant près de 200 ans. Voir la Notice critique et historique de l'Inde, que nous avons traduite du chinois.
hommes seulement, dans le dessein de former une alliance avec les Yue-tchi contre les HUnmg-nou; mais, en passant dans le pays de ces derniers, il fut arrêté avec sa suite, et retenu prisonnier pendant dix ans, au bout desquels il s’évada, et parvint à rencontrer les Yue-tchi dans leur nouveau pays. Il rentra ensuite en Chine après trois ans d’absence.
C’est cette expédition aventureuse
ui Gt connaître les Chinois en Occi-
ent, et amena les communications non interrompues qui ont eu lieu pendant longtemps avec la Chine et l’Inde.
C’est aussi à cette époque que la soie fut apportée de ces pays en Europe ; et les Sères des anciens sont évidemment les Chinois de la Chine septentrionale, comme la Sérique, pays des vers à soie, désigne indubitanlement la Chine des mêmes régions avant ses l'onquêtes dans l’Asie centrale (*).
(*) Voici comment Deguignci père décrit la même irruption des Barbares , d’abord dans l’occident de l’Asie , et plus tard dans le midi de l’Europe :
« Tous ces vastes pays, l’Inde, le Khorassan , le royaume des Grecs (dans la Bactriane) , ne formaient pour ainsi dire qu’un très-vaste empire , dont les provinces les plus éloignées étaient unies par un commerce réciproque. Les peuples du Khorassan, les Parthes et leurs voisins portaient dans rinde les productions de leurs pays, pendant que les Indiens venaient trafiquer dans lu Khorassan et les environs. C’est ce que nous apprend l’officier chinois dont il sera question dans la suite, et qui était dans ces provinces vers le temps dont il s’agit.
«Telle était la situation delaBactriane, lorsque quelques natioiu qui demeuraient ilans l’Orient , sur les frontières occidentales de la Chine, obligées par un prince puissant d’aller chereW d’autres habitations , arrivèrent dans ces provinces, y détruisirent le royaume des Grecs, et donnèrent beaucoup d’occupation aux Parûtes.
«C’est un événement singulier qui n’a point été développé jusqu’ici , et qui mérite d’étre apprqlbndi. Les annales chinoises nous en fournissent les détails. Ces annales nous représentent ces peuples tartates qui parlent du fond de l’Orient , se refoulant , pour ainsi dire, les uns sur les antres, et s’avançant
CÜEItRE DES PARTHES ET DES SCYTHES OD Yl'E TCUI.
L’histoire occidentale nous apprend que pendant les années 1 27, 128 et 129 avant notre ère, il y eut une guerre acharnée entre les Parthes et les Scythes, et que ces derniers restèrent vainqueurs. C’est la même guerre que celle dont parle l’histoire chino^.
successivement dans des pays fort éloignés de leur patrie, comme un torrent rapide qui SC répand de tous côtés.
«Uyavail anciennement une nation lartire et nomade, appelée Yuë-chi, qui habitill dans le pays de Kan-tcheou et de Komtcheou, à l’occident de la province de Cktnsi. Vers l’an aoo avant J.-C. , un empereur des Hiong-nou ou des Huns, nommé Mt-n, soumit ces peuples. Mais , soit que dans la suite les Yué-clû ne voulussent point obéir, soit que les Huns eussent résolu de les détruire entièrement, LAO-caAna, empereur de ces derniers , qui avait succédé à Hi-ri, porta la guerre dans leur pays , les défit , tua leur roi, fit de sa tête un vase à boire, et obligea le reste de la nation à aller chercher une autre patrie. Les Yue-chi se parlagcrent en deux bandes. Les plus faibles passèrent vers le Tou-fan ou Thibet , c’est-à-dire qu’ib ne firent que descendre au midi. On les apela les petits Youe-dù. Les autres, et cette ande était la plus considérable, reooalérenl vers le nord-ouest, et allèrent s’emparer des vastes plaines qui sont situées à foctident de la rivière d’//i. Ces derniers portèrent le nom de grands Yuè'-ehi. La conquête de ce pays ne se fit pas sans peine : une nation puissante, appelée Sou, y était établie; mais les Yuë-cni furent assez forts pour l’obliger à se retirer.
« Les Sou prirent alors le parti de passer du côté de l’Occident , et vinrent demeurer dans les plaines qui sont situées au nard-est de Ftrgana et du Jaxarte, Les historiens chinois nomment plusieurs hordes de cette nation, qui formaient dans ces campagnes plusieurs petits États. Ces hordes étaient les Hieou-siun, qui montaient à environ trois cent cinquante-huit familles, et les Kuen-to, qui en avaient trois cents. Elles étaient gouvernées par différents chefi; et ces peuples, comme tous les autres Tarlares, n’étaicol occupés qu’à conduire leurs grands et nombreux troupeaux. » ( Dcg. , Mém. de littér., I. XXV, psg. î4.)
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CHINE
Les Scythes qui déGrent les Partlies ne sont que les Yue-tchi ou Yue-ti des (Miinois.