LE TRONE DE L’EMPIRE DU MAROC
Il faut qu’il soit joliment solide ce trône-là pour résister ainsi à chaque mort de souverain.
Le nouvel empereur du Maroc ne parvenant que trèsdifficilement à lire sa proclamation à son peuple.
Se rappelant la bataille d’isly, l’empereur du Maroc juge prudent, avant de partir pour la guerre, de déposer son parasol au bureau des cannes et des parapluies.
— Vois-tu, mon brave bédouin, on a beau avoir été en Crimée et en Italie,
On en revient toujours A ses premières amours.
— C’est-il embêtant ce temps-là! l’empereur du — Mon cher, vous devez comprendre qu’à deux nous
Maroc qui ne prendra pas son parasol , que je comptais serions gênés ; la géographie du pays s’y oppose,
dessus.
— Ma foi, je ne peux pas planter le drapeau français plus haut que ça ! C’est aux astronomes maintenant à faire le reste !
— Jolie maison, pas vrai? C’est moi qui vas demeurer dedans et c’est vous qui payerez le terme.
(la route de kabylie sur l’air de Gastibelza.)
— Le fiacre qui vient à tra-vers la monta-a-a-a-gne ! le rendra fou ! le rendra fou !
— Dites donc, caporal, je ne peux plus avanoer, fautil continuer la route?
— J’ai pas reçu d’ordres, avance toujours.
— Kabyle, mon cher, vous êtes sujet français! Allez chercher votre carte d’électeur.
— Dites donc, zouave, vous avez maintenant une route pour parcourir la Kabylie.
— Mon officier, ça me gêne les routes pour me promener; je suis habitué là où il n’y a pas de chemin. Ça m’est plus commode.
l empereur du Maroc. — Allons, bon ! vlan! Qu’est-* ce qui vient de m’envoyer ça? Je ne sais auquel répondre, ils parlent tous les deux à la fois!
— voyons, il me faut votre parasol.
— Mon parasol, je ne l'ai pas: il est à raccommoder, et puis d’abord vous m’avez pris mon vieux. Combien qu’il vous en faut donc à vous?
l’empereur pu MAROC. — Ah! bigre! moi qui le croyais chez lui en train de prendre son chocolat.
l’espagnol. — Mon ami, je viens vous donner un tabac ; vous savez qu’il a de la réputation chez nous.
Le taureau très-enchanté que l’Espagnol ait trouvé autre chose que lui à combattre.
— Dites donc, lié, l’ami! laissez-en un peu pour . .
moi! Par Notre-Dame del Pilar! faut que je me dé- — Les B(<ioums ci111 viennent me défendre! Sau-
pêche, si j’ai envie qu’il m’en reste un morceau! vons-nous!
Ali ben! merci! Ils l’ont bien arrangé mon parasol!!! Le prochain que j’aurai, je le ferai vacciner avant que de le leur montrer.
M. Meyerbeer faisant l’expédition du Maroc dans l’espoir de rencontrer l’Africaine qu’il a rêvée pour son nouvel opéra. »