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MANIÈRE D'APPLIQUER LA C HI R 0 GN OMO N IE ET LA CHIROMANCIE

On peut, dans l'étude de la chiromancie, suivre la marche que l'on préfère. Toutefois, nous croyons devoir donner ici notre manière de procéder, adoptée à la suite de nombreuses expériences.

Nous commençons d'abord par le système d'Arpentigny et nous interrogeons de suite le grand mobile de la vie, la volonté, représentée par la première phalange du pouce; nous passons à la logique, qui est représentée par la seconde. Cela fait, nous examinons l'extrémité des doigts : carrés, pointus, spatules ou mixtes. Nous étudions avec soin leur forme , soit lisse , soit modifiée par les nœuds philosophiques ou d'ordre matériel. Nous

regardons à leur base si les goûts matériels dominent; pais nous voyons si les doigts sont plus longs que la paume, si la paume remporte en longueur sur les doigts, ou si les doigts et la paume sont d'égale longueur. Nous tâtons la main pour savoir si elle est molle ou dure, paresseuse ou active.

Alors nous consultons la chiromancie dans la paume de la main.

Nous examinons d'abord les monts, et nous regardons celui qui l'emporte sur les autres par son développement relatif.

Au premier coup d'œil nous avons appris que la passion dominante est, soit l'amour, soit l'imagination, soit l'ambition, l'art, la science ou le commerce.

Pour savoir si ce goût principal est énergiquement protégé, nous interrogeons les trois lignes principales, le cœur, la tête et la santé.

Puis, pour connaître les probabilités de succès de son action pour le bonheur ou du moins pour la réussite de l'homme dans la vie, nous suivons la ligne de chance dans son parcours et nous notons les places où elle s'arrête et se brise, soit dans la plaine de Mars, soit à la ligne de tête, soit à la ligne de cœur ; si la ligne de chance creuse à travers tous ces obstacles un sillon triomphant et va s'arrêter à la première jointure du doigt de Saturne, nous pouvons répondre du bonheur ou de la réussite. Mais si elle s'avance un peu plus, si elle pénètre dans la première phalange, c'est un grand malheur. L'excès en tout est un mal.

Si la ligne de chance" est brisée, arrêtée, tortueuse, nous regardons les monts l'un après l'autre, Jupiter d'abord. A-t-il des croix, des étoiles, des lignes? tout est bon si ces lignes ne sont pas en travers ; Jupiter nous protégera. Une ligne de soleil prenant du bas de la main peut aussi remplacer ou corriger la saturnienne ; Mercure, s'il se penche vers le soleil, donnera la science, l'éloquence, et ces qualités compenseront la chance mauvaise; mais si le mont de Mars est plein, sans rides, et si, ce qui arrive presque toujours alors, le mont de la lune est aussi plein et uni, nous respirons à notre aise, nous voyons la résignation, et le calme d'esprit triompher de toutes les misères de la vie.

Salut à la résignation sainte, la première de toutes les vertus dans la lutte ; avec elle Diogène brise son écuelle ; avec elle Socrate se prépare, en souriant, à la mort; avec elle le pauvre est roi ; sans elle, le riche est esclave et tremblant.

Avec la résignation et le calme, toute passion développée dans la main et bien employée peut remplacer la saturnienne et se creuser un nouveau bonheur.

Nous étudions la forme des doigts selon les données astrologiques. Jupiter pointu nous donnera la contemplation importante pour un artiste; Saturne, large et enflé à la phalange onglée, nous indiquera la tristesse, le dégoût delà vie, la tentation horrible du suicide, le goût des opérations magiques, des croyances superstitieuses, l'idée de trouver des trésors cachés ; l'annulaire spatule, un peu gonflé à la phalange philosophique, indiquera un

vif goût pour les arts; Mercure, avec un nœud à la première phalange, indiquera le savant, le chercheur.

Pour terminer notre travail, nous examinons les points, les croix, les étoiles, les carrés, les ronds, les rameaux, les lignes courbes ou brisées et leur couleur, les îles, les chaînes, les grilles, les triangles, toujours en ayant soin de les modifier selon la place où elles se trouvent, sur Mars, Jupiter, le soleil, etc.

Puis nous faisons un résumé du tout ; les instincts les mieux secondés l'emportent sur les autres et les dévorent; le bien l'emporte sur le mal; le mal l'emporte

« sur le bien; nous calculons la force d'action et la résistance, nous comparons ; et d'après les instincts généraux plus ou moins nobles, nous classons nos mondes : le premier monde du soleil, par exemple, sera la gloire basée sur l'aspiration vers le beau ; le second, la célébrité basée sur l'ambition; le troisième, la fortune, et ainsi des autres monts.

Le travail terminé, nous faisons notre calcul et nous disons religieusement ce que nous dicte notre conscience.

Ce travail lent et un peu difficultueux, dans les premiers temps, se fait ensuite avec une grande rapidité , c'est le même effet que dans l'étude de la lecture. Il faut balbutier l'alphabet, épeler les mots, et puis l'on sait lire.

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