‹ Chiromancie nouvelleChapitre 12 sur 200 · Acoustique nouvelle, par M. Louis Lucas, page · texte numérisé non relu

Acoustique nouvelle, par M. Louis Lucas, page

christianisme ne sont que la transmission de ces idées métaphysiques.

« Veut -on nous permettre, dit-il, de prendre pour exemple le Credo de Nicée? Tout le symbolisme chrétien est contenu dans ces quelques lignes : Je crois en un seul Dieu, père tout puissant, qui a fait le ciel et la terre et toutes choses visibles et invisibles, et en un seul Seigneur Jésus-Christ, fils unique de Dieu et né du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, Dieu véritable, qui n'a pas été fait, mais engendré; qui est consubstantiel au Père, et par qui toutes choses ont été faites. Je crois au Saint-Esprit, qui est aussi Seigneur et qui donne la vie ; qui procède du Père et du Fils *. »

Selon M. Lucas , ce furent les Pères de l'Église , alors néo-platoniciens, qui firent triompher ces idées dans la doctrine.

« Platon , ajoute-t-il, disciple de Pythagore, ne professait , comme son maître lui-même , en fait de symboles, que ceux des Égyptiens, plus ou moins modifiés, et les Égyptiens eux-mêmes tenaient ces symboles on ne sait de qui.

« Quoiqu'il en soit, ajoute l'auteur, de l'état scientifique des divers peuples de ce temps et des Égyptiens en particulier, il est certain que le symbole a pu être emprunté aux lois physiques de la résonnance acoustique. En effet, c'est dans la production simultanée des trois centres harmoniques qu'on trouve cette consubstantialité

i. Chimie nouvelle, par M. Louis Lucas, p. 83.

et cette contemporanéité, obscures dans toute autre hypothèse. De même le Saint-Esprit, qui donne la vie, comparé à la médiante acoustique, procède en effet du Père et du Fils , et , sous le nom tierce en musique , produit l'harmonie, en optique, la lumière dorée (aureussol) des rayons solaires ; en chimie, l'azote, qui donne la vie à tout ce qui respire.. — Je crois en Dieu, c'est toute la physique de l'avenir, car la nature reproduit les actes de Dieu lui-même, unitaires dans leur principe, quoique multiples dans leur application, non pas dans un panthéisme stupide qui confond la cause première avec l'effet , mais par le raisonnement des attributs de Dieu, qui n'opposent plus le monde extérieur à la toute-puissance du Créateur. »

Ainsi, le système trinitaire a été établi par nécessité, par raison ; il a été basé sur les lois de la nature, qui, reflet de la divinité , prouve, par les lois constantes de l'analogie, la trinité divine.

Dans Louis Lambert, Balzac donne une définition des trois mondes. Bien qu'imparfaitement initié, Balzac a presque tout deviné par l'incroyable puissance de son génie.

Nous le citerons (parce qu'il a vécu parmi nous) de préférence aux anciens, qui nous fourniraient au besoin toutes les preuves nécessaires , mais dont les grands noms , révérés des adeptes , sont moins populaires dans la véritable acception du mot. Car, on le sait déjà, nous ne nous adressons pas spécialement aux classes instruites, mais à tous.

a LES MYSTERES DE LA MAIN.

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