MAQUET
Porta, et Carus après lui, basent Fart de la connaissance des hommes sur la ressemblance avec tel ou tel animal. Les conséquences de cette similitude établissent entre tous les êtres une harmonie d'instincts dont les hommes peuvent, en vertu de leur organisation supérieure, faire des qualités du premier monde.
Sans discuter les preuves avancées par ces deux maîtres es sciences, nous admettrons la vérité de leur système puisqu'il repose sur la grande loi d'unité et de simplicité qui régit la nature. Nous l'appliquerons aujourd'hui même à l'étude que nous voulons faire sur M. Maquet, collaborateur de Dumas, et l'un de nos illustres littérateurs.
Toute personne qui voit M. Maquetpour la première fois est frappée du type énergique que présente sa physionomie. Ses cheveux châtain clair rejetés en arrière, ondoyants plutôt que bouclés, plantés sur son vaste front comme l'est une crinière, son nez large à la racine et dont les narines sont puissantes, la forme de ses yeux, l'expression de son regard et de sa bouche, tous ses traits enfin lui donnent une ressemblance remarquable avec le lion, de toute antiquité consacré au Soleil par les astrologues et les kabbalistes.
M. Maquet tient des instincts du lion, illuminés par l'exercice continuel de son intelligence, la générosité,
la noblesse de caractère, la fierté, la délicatesse, un attachement véritable pour ceux qu'il estime ou qu'il aime, une impétuosité naturelle modérée par la droiture.
M. Maquet a donc pour astre dominant le Soleil, comme l'indiquent l'annulaire spatule et le mont d'Apollon trèsdéveloppé. Mais le Soleil, en lui donnant des qualités supérieures, ne lui a pas donné en entier le bonheur hors ligne qu'il accorde (mais rarement) à ses favoris; le Soleil lui donne le goût des arts, des choses belles, des chevaux, du luxe, de l'apparat, mais il ne lui accorde que par intervalles la réussite brillante, et il veut qu'elle soit conquise par un travail énergique, une lutte incessante, et c'est pour cette lutte indiquée dans les mains par des lignes solaires qui sillonnent, en plusieurs fragments, le monticule de l'annulaire, qu'il lui a donné ses qualités viriles, l'amour de la justice et le sens droit.
M. Maquet doit réussir, mais par secousses et en employant toujours de nouveaux efforts.
L'influence du Soleil, en outre, est combattue chez lui par celle de la Lune (l'imagination), qui porte \evs le roman les qualités de vérité et de bon sens que lui apporte l'influence solaire ; la Lune promet davantage à M. Maquet. Une ligne part du bas. du mont consacré à cette planète, et s'élève jusqu'au mont de Mercure en côtoyant la plaine et le mont de Mars; c'est réussite ou gain donné par l'imagination.
Voici pourquoi M. Maquet fait un romancier célèbre au lieu d'un historien de première ligne.
Jupiter, qui lui fait aimer le faste, lui a fait choisir
aussi d'instinct la carrière où il devait le mieux réussir et par laquelle il devait arriver plus vite à la fortune. Le Soleil, la Lune et Jupiter l'influencent donc tout d'abord; puis ensuite arrivent, mais plus secondaires, les influences de Vénus, de Mars, puis de Saturne, qui est utile àM.Maquet sans lui être précisément favorable, et en dernier, à un degré moindre, celle de Mercure.
Le Soleil donne à M. Maquet les doigts de la même longueur que la paume, c'est bon sens, manière de voir juste et sage; cette disposition est augmentée par la signature de Saturne qui lui donne la main longue (les détails) et les nœuds philosophiques1 etd'ordre matériel2; c'est donc bon sens secondé, corroboré par le calcul. M. Maquet eût été éminemment apte à toutes les sciences exactes, à toutes les études philosophiques, aux conceptions les plus sérieuses de l'esprit humain, s'il n'eût été distrait par l'influence de la Lune. Toutefois, quelque puissante que soit son imagination, il conserve, par l'influence militante des astres, assez de force pour la retenir et l'empêcher d'aller jusqu'au vagabondage. On peut en juger d'après ses œuvres dramatiques, qui sont toujours échafaudées avec une grande raison, une intelligence supérieure et une admirable tenue, qui amènent infailliblement le succès. En fait d'art dramatique d'ailleurs, M. Maquet est loin d'avoir dit son dernier mot. Son pouce, généralement long, indique presque autant de