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PROUDHON

Les planètes principales et essentiellement dominantes chez M. Proudhon sont Jupiter et Mars.

Jupiter rend ses cheveux rares et lui donne une peau assez blanche, que l'influence de Mars colore d'une teinte rougeâtre ; Mars lui donne aussi la barbe rouge, la poitrine large, les formes épaisses. Ces deux planètes sont en lutte chez M. Proudhon. Jupiter, très-développé, lui inspire un orgueil immense, incommensurable, surhumain , parce qu'il perd ses qualités du premier monde par les influences funestes de Mars qui doit, pour un certain temps, tout en secondant l'orgueil inspiré par Jupiter, renverser les dons de fortune et de réussite matérielle que cette dernière planète accorde à ses favoris. La planète de Saturne exerce aussi sur lui une influence secondaire, indiquée par la hauteur de ses épaules et la largeur de la première phalange du doigt médius ; elle lui donne le doute, l'humeur sombre et la superstition ; il reçoit de Vénus l'amour physique, et il en recevrait la

\. B 1 troisième à la deuxième phalange.

tendresse si l'influence de cette planète n'était combattue et presque annihilée par celle de Mars.

La main de M. Proudhon est fort simple, ce qui arrive presque toujours, en cela comme en toute chose, lorsqu'un parti est bien écrit, lorsqu'une domination est sympathique et n'éprouve pas de résistance.

M. Proudhon est né pour le combat; le combat sert à l'orgueil, qui y trouve sa pâture, son avantage, sa splendeur. De là union, force et simplicité. Cette organisation singulière rappelle celle de Satan, auquel M. Proudhon fait de temps en temps une invocation, un signe de tête fraternel.

Nous prions qu'on ne voie en ceci aucune intention hostile. Nous respectons toutes les intelligences, celle de M. Proudhon comme les autres; mais ici nous sommes entraîné par le besoin de définir : nous faisons une étude, et M. Proudhon frappe assez rudement sur tout ce qui est respectable et respecté en ce monde, pour qu'il nous soit permis de dire sans ménagements ce qui nous paraîtra utile à trouver et à démontrer la vérité.

M. Proudhon, selon nous, suit fatalement sa nature; il a été envoyé pour ajouter, aux malheurs d'une époque condamnée, les malheurs de la désillusion. Sa mission est d'obscurcir la lumière et de préparer le désespoir. Salut au sinistre envoyé, et que la volonté de Dieu soit faite! Mais s'il a permis qu'il vînt la pioche en main, il ne lui a pas donné la truelle ! On ne bâtit pas avec le désordre ; il est peut-être possible d'élever avec la fange de misérables chaumières qui retournent en poussière

lorsqu'elles sont desséchées par le soleil; mais on ne distrait des palais qu'avec le marbre ou le granit : la religion et la charité.

Voyons si les mains de M. Proudhon annoncent sa destination.

Le mont de Jupiter est, nous l'avons dit, très-déveioppé chez lui ; c'est, on le sait, l'orgueil.

Le nœud philosophique le rend, par son développement remarquable, indépendant, disposé à la révolte, douteur et causaliste (c'est encore l'orgueil, la révolte contre tout ce qui est établi, le mécontentement perpétuel).

La ligne de tête est droite, positive, fatalement consacrée à la logique ; elle n'est pas assez longue pour annoncer une intelligence supérieure, et ce n'est pas d'elle qu'il reçoit ses qualités principales. Son intelligence n'est pas un flambeau, c'est une hache, une épée.

Ses doigts, carrés à l'excès, lui donnent la tyrannie de l'aspect de l'ordre, un amour exagéré et insatiable de la justice. Toute chose établie lui paraît mal faite; toute pyramide lui semble pencher sur sa base ; tout édifice est mal assis pour son rigide cordeau. Tout est mal. Qui donc saura bâtir, sculpter, écrire, fonder? — Lui!

Les autres sont des enfants, les autres sont des femmes, Lamartine, J.-J, Rousseau, Dumas, Musset, etc.

Lui seul est homme, lui seul a un talent viril.

La seconde phalange du pouce' est forte, épaisse, sans

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