‹ Chiromancie nouvelleChapitre 27 sur 200 · Pantagruel, t. III, p. b8 (Amsterdam · texte numérisé non relu

Pantagruel, t. III, p. b8 (Amsterdam

rences qu'il tire de cette matière existante, et de là vient aussi le songe avec ses fantômes. Ces figures sont des ébauches de ce qui a été créé ou de ce qui doit être. »

L'âme, nous l'avons dit, ne vieillit jamais; l'intelligence semble s'affaiblir avec l'âge, mais elle reste toujours la même, seulement sa puissance est moins grande, parce que le corps n'est plus capable de lui obéir. Lorsque la décomposition se prépare, l'approche de la désorganisation, que nous appelons la mort, paralyse l'harmonie des rapports entre les organes et la pensée. Mais au moment de quitter le corps, il s'opère entre eux une énergique réaction, et alors l'âme parle, et souvent prophétise.

Rabelais a dit encore :

« ' Gomme nous, étant sur le môle, et de loing voyans les mariniers et voyagiers dedans leurs naufs en pleine mer, seulement en silence les considérons, et bien prions pour leur prospère abordement ; mais lorsqu'ils approchent du havre, et par parolles et par gestes les saluons et congratulons de ce que à port de saulveté sont avecque nous arrivés. Aussi les anges, les heroës, les bons démons (selon la doctrine des platoniques), voyans les humains prochains de mort comme de port très-seûr et salutaire; port de repos, et de tranquilité, hors les troubles et solicitudes terriennes, les saluent, les consolent, parlent avecques eulx, et commencent leur communicquer art de divination. »

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