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tre, si les deux lignes sont également bonnes, le bien qu'elles annoncent est doublé.

Une vie courte, une morte subite sont indiquées par une ligne courte avec deux lignes adjacentes parallèles.

La ligne de vie traversée par des lignes : maladies, ou accidents, changements de position.

Une ligne de vie peu colorée,

étroite : mauvaise santé.

Cercles sur la ligne de vie:

occasions de meurtres.

Un rond sur la ligne de vie :

perte d'un œil.

Deux ronds sur la ligne de vie :

perte des deux yeux.

Rameaux qui partent de la ligne de vie et vont vers le bas, c'est: déchéance, perte de santé.

Des rameaux qui partent de cette ligne et vont vers le haut, c'est : violence de désirs, exubérance.

Si des rameaux plus forts partent du mont de Vénus en traversant la ligne de vie et les autres lignes principales , c'est :

amours qui détruisent la destinée.

S'il se trouve un point profond sur la vitale : mort violente.

Une croix sur la ligne de vie, lorsque les rameaux coupent cette ligne, c'est : infirmité mortelle; si les rameaux de cette croix creusent des sillons dans la ligne de vie : mort à l'époque indiquée par la place où se trouve la croix.

Une croix à la fin de la vitale : homme bon et capable, mais menacé de la perte de ses biens (tradition).

De petits trous noirs ou des figures carrées au commencement de la vitale : homme porté au meurtre.

La ligne de vie envoyant des rameaux vers le milieu de la ligne de tête, c'est : honneurs et richesses.

Si ces rameaux s'étendent sur la plaine de Mars, c'est : richesses et honneurs après de longues épreuves.

Les lignes qui, partant du creux de la main , montent vers la ligne de vie, la traversent et continuent sur le mont du pouce, sont d'un funeste présage; elles signifient blessures.

Les plus belles lignes ont des rameaux en haut et en bas.

Lorsque la ligne de vie se bifurque en arrivant vers la rascette, c'est : changement dans l'existence à une certaine époque de la vie, et si alors une des branches de la ligne de vie va vers le mont de la Lune, c'est : disposition à la folie ou exaltation.

Une ligne de vie qui se bifurque dans le bas annonce un dédoublement possible de l'existence à la fin de la carrière , c'est-à-dire des dispositions à l'impuissance

d'esprit, souvent causée par l'excès du travail de tête. Cette ligne assez commune chez les hommes de lettres et les artistes, leur conseille de ne pas forcer leur travail, et de l'abandonner lorsque l'extrême fatigue arrive, sous peine d'être frappés d'impuissance de cinquante à soixante ans; en se reposant à temps, on annule cette menace.

Les anciens kabbalistes partageaient la ligne de vie en sept ou dix compartiments représentant dix années, et ils vous annonçaient ainsi à quelles époques devaient arriver les maladies , les blessures , en examinant dans quelle cases les signes qui les représentent se trouvaient placés. Il suffit, pour faire un calcul semblable, de partager également la ligne de vie en sept ou dix compartiments représentant chacun dix années d'existence

Toutefois les chiromanciens opéraient ainsi cette division.

Ils plaçaient la pointe fixe d'une branche de compas sur la racine de l'index, et la pointe de l'autre branche, au milieu du mont du Soleil , et en formant ainsi un cercle la pointe passait à travers la ligne de vie en laissant un espace qui représentait les dix premières années de la vie. Pour former le second cercle, ils plaçaient la pointe du compas destinée à tracer les cercles entre l'annulaire et l'auriculaire, et complétaient le cercle en passant encore sur la ligne de vie ; ils traçaient ainsi le second compartiment des dizaines représentant 20 années , puis ils plaçaient la pointe agissante du compas sur le mont de Mercure, et traçaient, en complétant le cercle, le troisième compartiment sur la ligne de vie

donnant 30 années. La pointe active de l'instrument passait ainsi sur l'extérieur du doigt auriculaire à la racine de la troisième phalange ; ce qui donnait U0 ans. Si la ligne se prolongeait encore, on faisait, en conservant les mêmes distances, passer la pointe du compas sur la ligne de cœur, à l'endroit où elle vient se tracer sur la percussion de la main, ce qui donnait 50 ans. Chaque cercle, on le sait, représentait 10 années ; arrivé au septième cercle (70 ans), on diminuait d'un tiers la distance d'un cercle à l'autre ; pour 80 ans on diminuait cette distance d'un tiers encore , et l'on continuait ainsi jusqu'à cent ou cent dix ans s'il y avait lieu.

Les anciens chiromanciens faisaient partir la vie, comme on le voit, de Jupiter (la divinité), et du Soleil (la lumière). Jusqu'à 10 ans, l'homme appartient à la fatalité pure, puisque la raison ne le guide pas encore. L'être se forme, s'agite pour croître; l'espace des dix premières années est plus grand, et comme il appartient à la fatalité, il se trouve coïncider sur la ligne de vie avec une ligne tirée de l'axe du médius (Saturne). Les années vont en espaces égaux jusqu'à 60 ans. Alors la force vitale rétrograde, les fluides se dessèchent et s'évaporent, la ligne suivante se rétrécit d'un tiers. A 80 ans, par des raisons semblables, elle se rétrécit d'un tiers encore et continue ainsi jusqu'à la fin de l'existence qui devient ou inerte par le corps, ou inerte par l'esprit.

Rous donnons ici la gravure d'une main ainsi distancée ; chacun peut faire un semblable travail sur sa main, savoir, en examinant avec soin, la ligne de vie, les épo-

ques où la santé sera menacée et en chercher les causes dans les autres lignes.

Une ligne de vie qui annonce cent ans d'existence ne donne qu'une possibilité d'atteindre cet âge; il faut encore, on le comprendra, le concours heureux des autres lignes principales; toutefois, c'est une présomption trèsfavorable.

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