Chirurgie
I . Saignée au cou. — 2. Opération de la cataracte. — 3. Id. du trépan. — *. Id. de la pupille artificielle. 8. Autoplastie de la face (méthode indienne). — 6. Id. (méthode italienne).
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Chevalier de l’ordre de Léopold,
Membre titulaire de l’Académie royale de médecine de Belgique, Membre fondateur de la Société de médecine de Gand,
Membre correspondant de plusieurs sociétés savantes du pays etde l’étranger, Professeur de clinique chirurgicale à l’Université de Gand, Chirurgien principal de l’hôpital de la même ville.
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Société pour l’émancipation intellectuelle,
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« /es écrite réparent aujourd’hui les estudes des hommes doctes. »
Ambroise Paré.
S’il est vrai de dire que Panalomie est la base de la chirurgie, c’est à un Belge, à André Vésale, le père de l’anatomie chez les modernes, qu’il faut en rapporter les progrès.
Nous serions injuste de commencer notre travail, dont le but est d’initier le public au génie de l’art le plus utile et le plus difficile , sans chercher également à populariser notre compatriote.
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II fut grand et il fut malheureux : c’est un double titre à la reconnaissance nationale.
André Vésale est né à Bruxelles, dans le quartier de la rue Haute. C’était au commencement du xvic siècle (1514), époque où l’esprit humain, après avoir rompu avec des traditions surannées, se releva tout d’un coup par l’éclat des lettres et des sciences, opposant aux préjugés le libre examen et le courage que donnent des convictions nouvelles.
Le moment était venu pour l’anatomie humaine. Mais que de difficultés pour créer une science à laquelle tout faisait obstacle, et où un sentiment, bien respectable d’ailleurs, interdisait aux savants l’élude de notre dépouille mortelle !
Profondément religieux, mais au-dessus des superstitions de son époque, Vésale, semblable à ce philosophe de l’antiquité auquel ses concitoyensvoulurent faire administrer l’ellébore (Démocrile), parce qu’il hantait les cimetières afin d’y recueillir des ossements, Vésale visitait de nuit les gibets, au risque de tomber aux mains d’une police sévère; enlevait clandestinement les corps des suppliciés, et, retiré dans sa chambrette d’étudiant, demandait pardon à Dieu de dévoiler le secret de son œuvre L
Pieux et sublime amour de la science!
Non-seulement Vésale fut un grand anatomiste, comme l’attestent encore aujourd’hui ses œuvres, véritables monuments de la science, mais il fut un grand chirurgien, et le promoteur des progrès qui, à partir de son époque, furent introduits dans la pratique.
Il la dégagea de ces médications cruelles par lesquelles l’art le plus salutaire était devenu le plus meurtrier. Dans la réduction des luxations, il fut un des premiers à substituer à la force
Ce moment a été admirablement traduit par un peintre belge, M Ilammau
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aveugle et brutale la force intelligente, qui dans la plupart des cas surmonte les obstacles les plus opiniâtres.
Parmi les conquêtes de la chirurgie moderne on doit surtout compter les appareils inamovibles. Or l’idée d’affermir les pièces de pansement au moyen d’une solution solidifiable se trouve dans les écrits de Vésale. Et lorsqu’il conseille d’envelopper les membres luxés ou fracturés de bandes enduites de blanc d’œuf, nous le voyons sans doute préluder au progrès le plus réel de notre époque.
Le tableau que Vésale trace des fractures du crâne et de leurs complications est d’un grand maître et ne le cède en aucun point à celui des chirurgiens modernes. Pendant son séjour à la cour de Charles-Quint, il eut à débattre la question de la trépanation avec ses collègues espagnols, appelés auprès de don Juan, qui s’était fait à la tête une blessure grave en tombant. La supériorité dont il fit preuve en cette circonstance lui mérita la haine de ses rivaux. Cours ordinaire des choses î
Dans le traitement des plaies, Vésale proclama le principe des pansements simples, et fit abandonner les pratiques superstitieuses usitées alors. Il fut, sinon l’inventeur, du moins le promoteur de la ligature des vaisseaux, attribuée à tort, parles Français, à Ambroise Paré. Ce fut un grand bienfait, car on cautérisait encore les plaies, soit avec le fer rouge, soit avec de l’huile bouillante. Chose remarquable, on a voulu, dans ces derniers temps, ramener cette pratique, en divisant les parties au moyen d’un fil de platine rougi.
Vésale est mort dans l’île de Zante, où l’avait jeté un affreux naufrage au retour d’un voyage à la terre sainte. Un compatriote lui fit donner la sépulture dans une chapelle dédiée à la Vierge. Depuis, il avait presque été oublié dans son pays. La Belgique de 1830, en recouvrant sa nationalité, se mit à en recueillir les
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éléments épars, et parmi ses titres, revendiqua l’illustre Bruxellois. Elle lu éleva une statue; c’était justice pour lui et pour elle-même.
Nous avons été heureux de pouvoir nous associer à ce généreux mouvement. Le plus beau jour de notre vie a été celui où près de cinq cents médecins belges nous ont permis de mettre leur nom en tête de l’ouvrage que nous avons entrepris pour proclamer la gloire de notre compatriote
1 Etudes sur Eésale. Ouvrage publié sous le patrouage des médecins belges. Un gros volume in-8°. Edition de luxe avec un portrait authentique de Vésale et une autographe. Gand, 1841.
Chirurgie vient de deux mots grecs : *«</>, main, et travail : travail de la main.
C’est donc la partie de l’art de guérir qui s’occupe des maladies externes de leur traitement et particulièrement des procédés qui servent à leur guérison.
C’est également la partie qui comporte le mieux des notions populaires; non qu’il faille ou qu’on puisse mettre cet art à la
i Nous croyons inutile d’entrer ici dans l’examen de la question de savoir si un chirurgien doit être également médecin, c’est-à-dire connaître les maladies internes et les traiter. 11 y a longtemps que cette question a été résolue. En Belgique, d’après la loi actuelle, il n’y a que des docteurs en médecine, exerçant cumulativement toutes les branches de l’art de guérir. Une loi ne peut cependant donner les aptitudes qu’exige l’une ou l’autre partie de l’art. Il est patent que les opérateurs constitueront toujours l’exception, soit à cause des conditions qu’il faut pour les former, telles qu’un grand théâtre, un hôpital, soit à cause du génie particulier que les opérations réclament. Depuis que Dupuytren a disparu de la scène, son grand nom n’a pas encore été remplacé.
portée du premier venu, mais parce qu’il faut montrer le degré de confiance qu’il doit inspirer, afin que si on a besoin d’y recourir, on n’attende pas que tout soin soit devenu inutile, comme c’est malheureusement trop souvent le cas.
C’est ce motif qui nous a déterminé à répondre au désir qui nous a été manifesté par le savant directeur de la série des sciences naturelles et médicales de l'Encyclopédie populaire.
Nous diviserons ce traité en deux parties. La première traitera des pansements, de l’application du feu et des caustiques ; la seconde, des opérations et des différentes maladies qui les réclament. Nous terminerons par quelques notions générales de diététique et de thérapeutique.