INTRODUCTION
Par le D' Paul BERGER, Uhbk Uaioin i la FKulU de «Met
« Quiconque écrit sur la médecine opératoire, ;
11. Farabeuf dans la préface de sa première édition des Uijnlni-es, trouve deux rôles à remplir; dans techirurgi en effet, il y a doux lunuines : le clinicien, qui jugu de; indications, de l'opportunité de l'opération, etc., el l'opt râleur qui l'exécute, n
Restant dans les anciennes traditions de l'École pnilique île la Faculté de médecine de Paris, c'est aux opérateurs qu'est destiné ce livre. Comme le Précis de Manuel opt'rtitoire, de M. Furalieul", le Prévis de Technique opératoiri né dans cette école; il est le produit el en quelque sorte L'expression de son enseignement.
Celui-ci s'est transformé ou plutôt il s'est complété dans '■es dernières armées. A l'étude classique des ligatures, de:amputations, des résections, est venue se joindre l monstratiou de loulcs les opérations réglées qui se queut sur la télé, le cou, le thorax, l'abdomen et sur le* organes qui y sont contenus. Cet enseignement, confié comme le premier aux prosecteurs de la Faculté et réparti entre eux. vise le même Uni : c'est la précision anatomique introduite dans lu technique opératoire. A ce poînl de vue, aucun exercice n'est supérieur à la pratique des ligatures artérielles et de certaines amputations; non seule-
v. INTRODUCTION.
rrient celle-ci donne aux commençants et développe même chez les maîtres l'habitude du couteau sans laquelle il n'est pas de chirurgien, mais elle astreint ceux qui les exécutent à la discipline sévère de la recherche du point de repère. C'est ce double caractère qui a fait de l'École pratique une incomparable pépinière d'opérateurs; mais on a depuis longtemps reproché à cet enseignement trop limité de méconnaître les besoins actuels des élèves, et, par conséquent, de la majorité des médecins.
Ceux-ci, parmi les opérations sans nombre qu'ont fait apparaître les progrès de la chirurgie moderne, lorsqu'ils sont mis en présence d'un cas où peut être requise une de ces opérations nouvelles, veulent qu'on leur désigne un procédé, un seul, le meilleur, le plus sûr et qu'on leur jalonne en quelque sorte la route de point en point jusqu'à l'exécution complète du plan que ce procédé comporte; ce plan ils veulent pouvoir le tracer et le réaliser sur le cadavre, pour le retrouver, quelque modifié qu'il puisse être par les conditions pathologiques, sur le vivant.
C'est à ce besoin qu'a répondu le nouvel enseignement, inauguré il y a quelques années à l'École pratique et qui reconnaît à la chirurgie tout entière la même base anatomique, la délermination de la ligne et la recherche du point de repère: ce cours de technique chirurgicale et de manuel opéraloire appliqués à toutes les opérations nouvelles, et en quelque sorte reproduit dans ce Précis de Technique opératoire que les prosecteurs de la Faculté de médecine livrent au public.
Ils n'ont eu pour objet ni les indications des opérations qu'ils décrivent, ni la comparaison des méthodes et des procédés au point de vue du but thérapeutique à remplir, ni les résultats et les discussions que ceux-ci soulèvent.