‹ Chirurgie du canal déférent: Anatomie topographique, OpérationsChapitre 13 sur 46 · EN A FN · texte numérisé non relu

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Le cul-de-sac externe, dirigé obliquement de la face externe de l'extrémité inférieure du cordon jusqu'à l'extrémité postérieure du testicule, rencontre l’épididyme avec lequel il affecte des rapports importants.

Il est inexact de répéter que la queue de l’épididyme est intravaginale ; ainsi que le décrit Pasteau : « on doit consi- « dérer comme la règle que la moitié postérieure du corps « de l’épididyme est en dehors de la vaginale, si bien qu'il « existe toujours, entre le canal déférent en dedans, l’épidi- « dyme en dehors et le cul-de-sac vaginal, une espace large « de à millimètres environ où le testicule n'est pas recou- « vert par la séreuse vaginale. » À

Le hile du testicule, ainsi limité en dehors et en dedans, se termine en avant et en haut au point d'union des culs-desac externe et interne pour former le cul-de-sac supérieur en avant du cordon dont tous les éléments sont encore réunis ;

en bas et en arrière il se prolonge par le ligament scrotal.

L’angle formé par l’épididyme et le déférent est situé au pôle postéro-inférieur du testicule, à la partie la plus basse des bourses. C’est un angle très aigu, ou plutôt c’est un U très étroit dont les branches montantes sont rapprochées et réunies à l’origine par un tissu conjonctivo-musculaire assez lâche. Le canal assez étroit, très flexueux, rappelant par son aspect une natte de cheveux, appliqué sur le bord postéro-supérieur du testicule, monte obliquement d’arrière en avant : d’abord latéro-épididymaire, il quitte la face interne de l’épididyme après un trajet de 25 à 30 millimètres et devient sus-épididymaire jusqu'au moment où, faisant partie du cordon spermatique, il cesse tout rapport

avec la glande génitale.

Le premier rapport que contracte le déférent se fait avec le ligament scrotal dont les faisceaux insérés en bas au fond des bourses se fixent en haut sur l'extrémité inférieure du testicule et sur la queue de l’épididyme, mais dont certaines fibres viennent également s'attacher sur le déférent dont, à l'origine, elles rendent la dissection assez malaisée. 3

De chaque côté du déférent s’éparpillent les artères, veines et nerfs du pédicule spermatique.

L'artère spermatique est entre le déférent et l'épididyme ; elle a abordé ce dernier organe à l’union de la tête et du corps ; elle le croise obliquement sur sa face interne et continue son trajet à l'intérieur de l’anse épididymo-déférentielle pour se partager en deux branches terminales au pôle inférieur du testicule. Elle a donné, au préalable, des branches épididymaires dont l’une, à direction antérieure, n'affecte pas de rapports avec cette portion du déférent.

Les veines émergeant du hile testiculaire sont divisées en deux groupes : l’un antérieur, groupe spermatique, émerge en dedans de la tête épididymaire, il est en avant du point où le déférent se redresse pour entrer dans la constitution du cordon ; l’autre postérieur, groupe déférentiel, est formé par 4 ou 5 grosses veines plexiformes venant surtout de la queue de l’épididyme, émergeant à la fois en dehors et en dedans du canal déférent.

Nous allons parler des autres éléments à propos du segment suivant ; ces deux segments ont été représenté dans la

figure 1.

B. — Segment funiculaire proprement dit. — À l'union de la tête et du corps de l’épididyme, sur la face interne de cet organe, le canal déférent, faisant un angle obtus ouvert

en arrière, prend une direction ascendante vers l’orifice inguinal externe. En compagnie du pédicule vasculaire du testicule, il est enfermé dans une première enveloppe, ia fibreuse, insérée en haut sur les bords de l’orifice profond du canal inguinal ; aussi doit-on, logiquement, donner le nom de funiculaire aux deux portions scrotale et inguinale. En pratique, on doit plus spécialement réserver ce nom au segment intrascrotal que nous étudions.

À l’intérieur de cette fibreuse, nous irouvons des organes dont la disposition exacte est aujourd'hui bien connue. Sur une coupe pratiquée à la partie moyenne, nous voyons d'abord deux groupes veineux importants : l’un, antérieur, venu surtout de la tête de l’épididyme et du corps d'Highmore, formé de veines énormes, flexueuses, anastomosées, au nombre de 10 à 15 à l’origine ; ce nombre diminue à mesure qu'on s'élève, mais les calibres deviennent de plus en plus gros. Parmi ces veines circulent encore des troncs Ivmphatiques et des nerfs allant au testicule ; ils viennent des plexus spermatique et déférentiel.

L'autre groupe veineux, postérieur, moins important est formé de veines nées au voisinage de l’anse épididymo-déférentielle, C’est parmi les veines de ce groupe que se trouve le canal déférent autour duquel s’enroule, de haut en bas, la fine et longue artère déférentielle. Entre les veines du groupe postérieur existent encore des fibres musculaires lisses se rattachant au crémaster interne, alors que, parmi les veines du groupe antérieur, ce sont surtout de petits lobules graisseux suspendus dans un tissu cellulaire lâche que l’on rencontre.

L'axe du cylindre, formé par le cordon, est occupé

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