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CHAPITRE II

ANASTOMOSES DÉFÉRENTO-DÉFÉRENTIELLES

Les divers procédés relèvent toujours des trois méthodes générales suivantes Anastomose latéro-latérale.

Anastomose termino-latérale.

Anastomose termino-terminale.

Anastomose latéro-latérale. D'Urso et Trocello (1900),

expérimentant sur des chiens, adossent côte à côte, comme deux canons de fusil, les extrémités du canal déférent maintenues par des aiguilles placées dans la lumière du canal ; ils pratiquent alors sur chacune une incision de 1,5 centimètres et suturent les bords parallèles de ces incisions au catgut 00.

Dans la moitié des cas, le réultat fut bon.

Anastomose termino-latérale. __ Méthode de Van Hook. — Le déférent est sectionné en deux parties : l'ouverture du segment inférieur est oblitérée par une ligature, puis sur ce segment une incision parallèle à son axe est faite, dans

laquelle est introduit le bout supérieur : il reste à suturer.

Anastomose termino-terminale. Méthode de Poggi. —

Le canal déférent ayant été sectionné, on saisit avec une

pince recourbée la tunique connective des deux tronçons en un point de leur périphérie ; on applique ensuite une ligature sous cette prise de la pince ; la même manœuvre est répétée au point opposé. Les sutures sont faites au crin de cheval pour maintenir la perméabilité du canal ; le catcut formant tampon occlusif ne peut être employé.

Cette étude purement expérimentale fut reprise en 1898 par Ingianni et Arpini. Ces auteurs essayèrent diverses anastomoses termino-terminales : tantôt ils se servirent de soutiens variés pour maintenir la perméabilité du conduit ; ils employèrent ainsi le catgut, le crin, l’os décalcifié, le fil d'argent ; tantôt ils pratiquèrent cette anastomose sans soutien concomitant, mais jamais la perméabilité du conduit ne put être obtenue. Trois points de sutures isolés, traversant toute l’épaisseur des parois du canal, étaient faits à la soie.

Entre les mains de Durante, cette méthode aurait donné des résultats expérimentaux satisfaisants et Alessandri rap-

porte même deux cas cliniques suivis de succès.

Méthode de Davis. — Elle est imitée d’un procédé imaginé par Poggi pour l’uretère et consiste à invaginer l’extrémité proximale dans l’extrémité distale du déférent sectionné accidentellement, par exemple au cours de la cure d’une hernie inguinale.

On sectionne d’abord en bec de flûte très allongé l’extrémité proximale du canal, de façon qu'elle se termine en une pointe effilée dans laquelle on passe’ une anse de fin catgut (fig. 7).

Ensuite on sectionne moins obliquement l'extrémité dis-

tale, assez cependant pour qu'elle puisse recevoir aisément

le bec de flûte primitivement taillé. Les deux chefs du catgut introduits dans l'extrémité distale ressortent à une assez grande distance de la surface de section. IT suffit alors

de serrer modérément l’anse de ‘catgut et de nouer pour

Re

Fic. 7. — D’après Davis.

obtenir l’invagination que deux points supplémentaires de soutien viendront consolider.

Ce procédé, employé par Davis, a fourni un résultat opératoire immédiat parfait, mais aucun renseignement sur l'état fonctionnel ultérieur de l'organe n'a permis d’affir-

mer la valeur de la méthode.

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