‹ Chirurgie du pancreasChapitre 21 sur 46 · S •^ co · texte numérisé non relu

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- Kystes traumatiques (kystes banguins

ou ItËMATOMES ET PSEUDO-KVSTESJ.

Il est très difficile de savoir exactement ce que l'on doit ranger dans la classe des kystes sanguins tnumaliques. En elTet, pour certains kystes glandulaires on trouve quelquefois une notion antérieure de traumatisme. D'autre part, un kyste glandulaire peut être le siè^e d'une hémorragie inlra-kyslique. Aussi a-t on rangé parmi les kystes sanguins di33 kystes glandulaires hémorragiques, en tenant simplement compte de l'aspect du liquide. J'ai lâché de mettre un peu d'ordre dans cette classification souvent arbitraire et j'ai clierclié à différencier, autant que possible : i" les kystes sanguins d'origine nettement traumatique; 2' les kystes sanguins consécutifs à l'hémorragie du pancréas que l'on trouvera plus loin à propos du traitement de la pancréatite béinorrayique; 3" les kystes glandulaires et lies kystes hydatiques.

Quant aux p se udo- kystes, ils ne peuvent guère être séparés des kystes aaaguins traumatiques. En effet, ils reconnaissent la même pathogénie : lorsqu'un traumatisme est assez violent pour déchirer le canal de Wirsung, il y a forcémeni hémorrattie pancréatique; donc, le kyste sera composé à la fois de liquide pancréatique et de sang. Un kyste à contenu rosé sera-ce un pseudokyste ou un kyste sanguin? De même, un kyste surtout tiémalique peut bien renfermer une certaine quantité de liquide pancréatique. Il m'a donc semblé plus simple et plus logique d'étudier dans un même chapitre le traitement des kystes sanguins et des pseudo-kystes traumatiques.

fitdieutioiis. — Les indications de l'intervention ne sont autres que celles des kystes en général, ou plutôt des tumeurs abdominales, car quelquefois le diagnostic n'est posé qu'après la l^ïarolomie. Si le diagnostic de kyste du pancréas était pose d'avance, il y aurait lieu d'intervenir le plus tât possible, pour éviter les lésions consécutives du pancréas.

MnJex d'hUi'i-ee.utioii. — Laponclion simple au rai tété pratiquée en 1892 par Sutherland et en 1895 par Mikhaïlov.

Déjà en 1877, n)on cher maître M. le Professeur Duplay avait, dans un cas, pratiqué la ponction suivie d'une injection de teinture d'iode.

On a pratiqué 2 fois l'ouverture du kyste en 2 temps (le premier cas est celui de Kulenkampf en 1881; et 23 fois l'ouverture en un temps; le premiercas d'ouverture en un temps est celui de Senn en 1884. C^tle ouverture en un temps n'a pas toujoura été

une marsupialisalioa vraie, quelquefois on a dû se contenter d'un tamponnement.

Pichler pratiqua la laparotomie, mais je ne sais pas s'il s'adressa à l'ouverture en un temps ou en deux temps.

Enfin, dans 2 cas (Eve, 189(j,et Micliaux.lOOO] on aeu recours à l'extirpation totale de la paroi kystique.

Dans quelques observations, il est dit que l'opérateur a suivi la voie gastro-côiique. Henle attaqua son kyste par la voie lombaire.

BimllaU. — Pour \es 2 cas de ponction simple on trouve un résultat pas connu et une mort ultérieure par entérite lubercu-

Le malade de Duplay (ponction et injection de teinture d'iode) quitta riiôpital avec un empâtement épigastrique.

L'ouverture en 2 temps a fourni 2 guérisons sur 2 interventions : l'une a été obtenue au bout deti semaines, l'autre au bout de 23 jours.

Sur 23 ouvertures en \ temps, je relève : 20 guérisons et 3 morts. Les guérisons ont été obtenues entre 4 semaines et 2 mois et demi; il est dit dans une observation que la guérison a été très rapide et dans une autre qu'il y a eu une amélioration.

Les 3 cas de mort sont dus à Lloyd, .Schwartz etSubblotich :1e malade deLloyd est mortauboutde 2 jours; il y avait eu uneTaute opératoire; celui de Schwartz et celui deSubblolich ont succombé également au 2" jour, le 1" avec du subdelirium, le 2' d'infection péritonéale constatée.

Le malade de Pichler, qui fut laparotomisé et probablement drainé, a guéri.

Les 2 cas d'extirpation totale ont donné une guérison (Eve) et une mort rapide après l'opération [Michaux).

Choix du mode d'iuieyvojlioii. — Je reviendrai sur ce point loi'sque je parlerai du traitement des kystes glandulaires du pancréas Pour le moment, je me résume en disant : la ponction simple, ou suivie de l'injection d'un liquide niodilicateur doit être rejetée comme inutile et dangereuse; l'extirpation totale du kyste est une opération délicate, d'autant plus diflicile ici que l'on n'a pas afTaire à de vrais kystes, mais à des collections enkystées, dont les parois ne sont pas nettement constituées. Reste donc l'incision du kyste en 1 temps ou en 2 temps; la deuxième a donné de bons résultats [3 guérisons sur 3 interventions) et cependant on lui préfère l'incision en 1 temps, la panm'nl'ihfsloiilomie d'emblée. La disposition anatnmique de la poche rendra quelquefois difficile la marsupial isation vraie, aussi sera-t-on forcé

de se contenter d'un tamponnement après évacuation, surtout dans les cas d'hématome.

Le nettoyage de la poche dans les cas d'hématomes devra être pratiqué avec douceur , au moyen de compresses stérilisées; il faut éviter de gratter la poche dans la crainte de déterminer une hémorragie.

Dans de rares circonstances on sera amené à drainer en arrière, par une contre-ouverture lombaire.

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