COURS DU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE
Par Claude BERHARU
Paris, 1878-1879,2 vol. in-8, avec fig.interc. dans le texte et 4 pl. gravées. — 14 fr.
Séparément :
Tome II. Paris, 1879, 1 vol. in-8, de 550 pages, avec 3 pl. et fig. — 7 fr.
La vie ne saurait s’expliquer par un principe intérieur d’action; elle est le résultat d’un conflit entre l’organisme et les conditions physico-chimiques ambiantes, conflit qui a lieu suivant certaines lois préétablies, sur lesquelles nous n’avons aucune action, et qui résultent de ce que l’on peut appeler l 'état antérieur, c’est-à-dire qu’elles dérivent des organismes que l’être vivant continue et répète. Celte lutte d’ailleurs, n’est pas un conflit entre les conditions cosmiques et l’organisme, c’est au contraire une adaptation.
Suivant que l’être vivant est dans une dépendance tout à fait étroite des conditions extérieures, dans une dépendance moindre, ou dans une indépendance relative, on peut considérer trois formes de la vie :
1° La vie latente. 2° La vie oscillante. 3° La vie constante ,
Telles sont les principales idées renfermées dans les Leçotis sur les phénomènes de la vie, dernier ouvrage du maître que nous avons perdu et qui, par l’élévation des pensées et la simplicité de l’exposition, double mérite si remarquable et si rare, est digne d’être mis au premier rang parmi les productions de son génie.
R. Lépine, Revue mensuelle de médecine, 10 avril 1878.