‹ Chirurgie journalière des hopitaux de ParisChapitre 50 sur 213 · PLAIES. — AFFECTIONS DU RECTUM · texte numérisé non relu

PLAIES. — AFFECTIONS DU RECTUM

a. Pansement des plaies. — Balnéation. — Au moment de la blessure, ne point chercher à faire un diagnostic anatomique trop approfondi de la lésion, quand la chose n’est pas indispensable. Ce diagnostic scientifique ne doit jamais venir qu’en seconde ligne : repos, immobilisation, liyponarthécie, pansements rares.

Il n’emploie presque jamais le cérat, le diachylon, les cataplasmes, les éponges, la charpie : il se contente de laver la solution de continuité au moyen d’un jet d’eau alcoolisée, camphrée, fourni par un tube de caoutchouc aboutissant à un seau suspendu à une tringle du lit du malade. Il évite de toucher, de sonder la plaie, de faire saigner les bourgeons charnus, et, avant de se servir des instruments (pince à anneau, sonde cannelée, sonde de femme), il a soin de les tremper dans l'alcool camphré pour se mettre le plus possible à l’abri de l’érysipèle ou de l’infection purulenLe.

Le pansement rationnel, dit par balnéation , consiste simplement dans l’application d’une ou de plusieurs compresses bien fines trempées dans l’eau additionnée ou non d'alcool camphré et maintenues constamment humides et à la même température par un morceau de tissu imperméable (toile gommée, toile de caoutchouc laminé) qui empêche l’évaporation, et permet de renouveler le pan-

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