TRAITEMENT DU TESTICULE
avec un testicule atrophié, il tient à cet organe plus qu*on ne l'imagine : c'est une raison de plus pour en assurer la conservation. Car, en réalité, on n'a jamais d'intérêt à enlever un organe sain. Peut-être même inutile pour la formation du sperme, est-il encore utile pour les réflexes et Térection.
Or, l'isolement, le détachement de ce testicule peuvent être rendus difficiles pour les raisons suivantes. D'abord, le testicule et l'épididyme sont tellement accolés au sac herniaire, que Ton a souvent les plus grandes peines à les détacher.
Mais, en outre, le testicule est fixé en haut et appliqué contre le canal ou dans le canal en verlu d'une disposition non décrite du cordon ou plutôt de toutes les parties qui entourent les vaisseaux.
Il est retenu, attiré en haut, par uîi trousseau fibreux, souvent très puissant, et, tant que celui-ci n'est pas détruit, on aura beau Tattirer en bas, le fixer môme, il ne se maintiendra dans aucune place nouvelle.
Il faut donc procéder à la destruction de ces
tractus fibreux avec une exlri'me minutie. Ils sont
tellement serrés que, dans les cas les plus graves, il
faut en quelque sorte détruire tout le cordon pour en
obtenir la disparition. Dans ces cas, quand tous les
tractus fibreux ont disparu, il ne reste du cordon
absolument que le canal déférent et l'artère sperma-
lique. C'est alors seulement qu'on peut entraîner
'''0 ORGANES CO.TTEM'S
franchement le testicule en bas et obtenir pour lui une situation tout à fait normale.
Cet abaissement ayant été violemment obtenu se maintiendra facilement àcctte condition de souplesse du cordon, si aucune résistance n'a été négligée |>ai' le bistouri, si aucun tractus fibreux n'a échappé.
Toutefois, il faut que le testicule trouve un logement. Or, dans ce cas, les bourses ne contiennent pas de cavité qu'il puisse habiter aisément. Il faut lui en creuser une; j'ai l'habitude de creuser celle cacilé en fon;ant le tissu cellulaire des bourses avec mon doiijf. On arrive aisément ainsi à le distendre et à former une sorte de nid, place très convenable pour loger le lesticnle.
Ordinairement, on peut l'y amener avec des débris
TRVITEMENT DU TESTICUL*? 131
OÙ les adhérences qui fixent le testicule dans sa loge nouvelle sont constituées depuis longtemps. Lorsque le testicule est attiré en haut, le fait se produit malgré ces adhérences. Il se produirait tout aussi bien malgré les sutures fixées sur des parties mobiles.
Dans les cas les plus ordinaires, cette tendance à l'ascension n'empôche pas d'obtenir un résultat définitif, un testicule restant en place, .ren ai plusieurs exemples satisfaisants.
Mais ce travail de dissection du cordon et du testicule est assez long ; le canal déférent lui-mi^me peut être atrophié et raccourci, et il peut devenir manifeste, au cours de l'opération, que ce labeur considérable sera sans conséquence utile. Dans ce cas, le sacrifice du testicule est bien indiqué. Je n'ai eu, du reste, qu'un bien petit nombre de fois l'occasion de l'accomplir, puisque, dans mes opérations, je ne trouve que cinq cas de castration.
Ce qui doit surtout vous décider au sacridco, c'est la perspective de conserver un testicule douloureux et tendant à se placer contre h» pubis, dans une région où il doit ^tre exposé à tous les chocs. Dans ce cas, il vaut bien mieux débarrasser le sujet que lui laisser un organe grnant et en réalité sans utilité génitale.
Ce qui doit, au contraire, encourager à conserver le testicule, c'est d'abord le désir que les sujets ont d'avoir l'apparence d'être complets. Puis, l'opinion