LORENZ
I — Préparatifs opératoires.
L'enfant sera baigné à plusieurs reprises les jours ({ui précèdent l'intervention; il prendra un purgatif l'avant-veille.
Le moment de l'opération venu, l'enfant, endormi au chloroforme, est placé sur une table étroite et solide, couché sur le dos, le siège relevé par un coussin dur ou par une alèze pliée.
1° Fixation du bassin. — • Le bassin est fortement immobilisé par un ou deux aides le maintenant par des pressions énergiques exercées sur les épines et les crêtes iliaques. Pour obtenir la fixation du bassin on peut aussi fléchir fortement la jambe sur la cuisse et maintenir ces deux segments du membre fléchis dans l'articulation coxo-fémorale, repliés sur le bassin, de sorte que la face antérieure de la cuisse touche l'abdomen (flg. 288) ; l'aide, appuyant sur le membre porté dans la flexion complète, comme s'il voulait l'enfoncer dans l'abdomen, maintient très efficacement le bassin (Brun).
On procède alors à la réduction, qui comprend les différents actes cif)ératoires suivants :
2» Actes mécaniques préparatoires ayant pour but de triompher de la résistance musculaire. — a) Myorhexis des addiicleurs (fig. 2.89). — Le chirurgien, placé en dehors du membre luxé, le saisit au niveau du genou et le porte en abduction forcée, jusqu'à ce que ce mouvement d'abduction soit
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RÉDUCTION MANUELLE EXTEMPORANÉE
arrêté par la tension des muscles adducteurs poussée jusqu'à son extrême limite Sur la corde que dessinent alors les adducteurs, immédiatement au-
FiG. 238. — Fixation du bassin par la flexion forcée du membre inférieur (Rrun).
dessous du pubis, il exerce avec le bord cubital do la main, ou en agissant le poing fermé avec les articulations phalangiennes des doigts, des mouvements de sciage énergiques, jusqu'à ce qu'il sente que la corde se rompt,
FiG. 239. — Rupture (myorhexis) des adducteurs (d'après Brun).
et qu'il constate même la formation d'une dépression qui se creuse au niveau de l'insertion supérieure des adducteurs, dépression dans laquelle la