‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 33 sur 257 · I. — Fractures isolées du radius · texte numérisé non relu

I. — Fractures isolées du radius

A. Chevauchement. — Il a pour conséquence une diminution de la courbe enveloppante. La longueur du radius étant supérieure à celle du cubitus de 4 millimètres, il pourra y avoir un chevauchement de 4 millimètres sans que le cubitus cède. Si le chevauchement dépasse ce chiffre, il s'accompagne d'une subluxation de l'une des extrémités articulaires, généralement l'inférieure, et le trouble physiologique s'en trouve très augmenté.

B. — Angulations. — Elles se produisent, comme nous l'avons dit, dans divers sens.

D'après Destot, les angulations du radius qui accentuent les courbes

[G. IIOTTENSTEJN]

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normales de l'os, c'est-à-dire les angulations externes et postérieures, n entraînent pas de troubles physiologiques graves. Au contraire, les angulations internes et antérieures sont graves et limitent la pronation. Ces déplacements sont dus à la contraction musculaire. Il y a plutôt une tendance aux angulations graves, le biceps, le carré et le rond-pronateur attirant les fragments en dedans, les fléchisseurs en avant.

G. — Décalages. — Ils ont été bien décrits par Destot. Quel que soitle siège de la fracture, le fragment supérieur se met en supination. Le fragment inférieur, le seul sur lequel on puisseagir, garde la position qui lui est donnée lors du traitement primitif de la fracture. S'il est mis en pronalion, il y a décalage. Toute supination devient impossible, l'os étant à l'avance à bout de course dans ce sens. D'où la règle formelle de n'immobiliser les fracturesdu radius qu'en supination. (Destot).

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