‹ Chirurgiens et blessésChapitre 69 sur 122 · ED · texte numérisé non relu

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Napoléon, qui avait créé, en Egypte, un corps de cavaliers montés sur des dromadaires, prétend, dans ses Mémoires, qu’ils éprouvaient, pour la plupart, des nausées, comme le mal de mer ; mais un général, qui faisait paitie de ce même corps assure que scs hommes se laisaient très vite au mouvement de leur monture, et tous ceux qui ont vécu dans les régions sahariennes partagent cette opinion1.

1 V. un curieux article du D' Miramond de la Roquette, sur « le transport des malades cà dos de chameau dans les régions sahariennes », paru, il y a quelques années, dans le Paris- Médical , à une date que nous ne saurions préciser, mais que nous croyons postérieure a 1910.

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CHIRURGIENS ET BLESSES A TRAVERS l’hISTOIRE

Le chameau serait, à tout prendre, bien supérieur au mulet, « dont la marche, par bipède diagonal, est moins souple et plus pénible pour les malades transportés, en raison des pas plus petits, plus brusques et plus nombreux, que l’animal fait dans un même temps et pour un même espace de terrain ».

Dromadaire, servant au transport des blessés en Égypte. (Musée du Val-de-Grâce.)

Une gravure célèbre représente Bonaparte suivant à pied, dans le désert, un convoi de blessés et de malades ; on y voit qu’outre les chameaux, on utilisa les chevaux ; mais on n’eut recours à ces derniers, que lorsque tout autre moyen de transport fit absolument défaut1.

1 Dans le désert, les blessés causèrent un embarras extrême pour leur transport : d’après le chef d’escadron Savary, ce transport se fit un jour « à dos de paysans, que l’on était obligé de garder ». L’Armée de Bonaparte en Egypte, par le commandant Guitry. « Le manque absolu de moyens de transport, relate de son côté Larrey, réduisait les blessés à la cruelle alternative, ou d'être abandonnés dans les ambulances, et même dans les déserts, exposés à y périr de soif ou de faim, ou d’être égorgés par les Arabes. Bonaparte ordonna que tous les chevaux qui se trouvaient à l’armée, sans en excepter les siens , fussent employés au transport de ces blessés. » Op. cit ., 1 1 7-8. Et, en note, p. 1 18 : « Le général Bonaparte marcha longtemps à pied, comme toute l’armée. »

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