ETAT ACTUEL ET RESTAURATION
uoiQUE très petite, cette église n’est pas cependant dénuée d’intérêt pour celui qui veut se livrer à l’étude des monuments chrétiens de l’Orient. Elle possède , comme on le voit , sur sa façade, un mur percé d’un arc destiné à recevoir une cloche. Ce mur ainsi que la façade ont été ajoutés à l’ancienne église , mais sans présenter aucune différence de style, soit à l’intérieur, soit à l’extérieur. Les ouvertures du dôme ont encore conservé leurs anciennes clôtures ^ l’église se trouvant actuellement enterrée de 2 mètres , j’ai cru devoir faire disparaître cela sur les dessins , ainsi que les ouvertures bouchées et couvertes de mauvaises peintures, que j’ai indiquées dans leur état primitif.
Dans le narthix se trouve en ce moment un large sarcophage destiné sans doute aux fonts baptismaux, car dans tout l’Orient le baptême ne s’administre jamais que par immersion. On reconnaît encore dans l’intérieur de cette église quelques traces de peintures murales.
Pi. XV!.
Fig. 1. Plan.
Fig. 2. Façade principale.
Fig. 3. Façade postérieure.
Fig. U. Coupe sur la longueur.
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MONASTERE DE DAPHNI
ATTIQUE — DAPHINl.
PLANCHES \y u et XYIII.
MONASTÈRE DE DAPHNF.
ETAT ACTUEL
’est à dix kilomètres environ d’Athènes , entre deux montagnes sur la route qui conduit actuellement d’Athènes à Levsina ( l’ancienne Eleusis ) , et non Loin des substructions de l’ancien temple de Cérès, que s’élève encore aujourd’hui, comme une masse imposante et pittoresque, l’église de l’ancien monastère de Daphni. Placé sur un des points élevés de la route , on découvre du haut de sa terrasse , d’un côté la plaine brûlée de l’Attique , et de l’autre le golfe de Salamine, au fond duquel apparaît encore l’ancienne acropole d’Eleusis. Aussi la position avantageuse de cette église l’a-t-elle fait choisir, pendant la guerre de l’indépendance , pour un poste militaire qui lui est redevable des nombreuses marques de spoliation qu’elle lui a attirées;, car, si l’église est encore debout , son cloître entièrement détruit ne présente plus d’autre indication de son existence qu’un mur d’enceinte crénelé. Dans les parties encore conservées de l’édifice on aperçoit un autre genre de mutilation : ce sont les marques des feux de peloton et des yatagans turcs sur les têtes des saints. L’église de ce monastère est certainement, avec Saint-Nicodème d’Athènes, une des plus belles et surtout la plus riche de toutes les églises grecques. On aperçoit encore à l’intérieur, et dans un parfait état de conservation , de magnifiques peintures en mosaïque. Dans la coupole, on y retrouve, comme à Saint-Nicodème, la tête colossale du Christ. Je regrette surtout ici de n’avoir pu donner des dessins des peintures ; mais la couche épaisse de fumée noire qui les recouvre, jointe à l’obscurité intérieure , m’ont empêché d’en dessiner toutes les vues. Son plan est à peu près le même que celui de Saint-Nicodème , seulement ici la tribune ne règne que sur le narthix. La partie supérieure du clocher est de construction moderne.
PI. XVII. Vue pittoresque de la partie’ postérieure de l’église.
Fig. 1. Croisée latérale.
Fig. 2. Plan.
PI. XVllI.
EXPLICATlOrS DES PLANCHES.