MAXIMES
imer Dieu et votre état est le seul bonheur.
Il faut offrir toutes vos actions à Dieu dès le matin et lui demander la grâce de profiter des bonnes instructions qu'il vous envoie.
Cherchez la vérité en tout.
Il n'y a rien de honteux que de mal faire.
Ne faites jamais dépendre votre bonheur des autres.
Obéissez exactement à vos supérieurs sans vouloir examiner s'ils ont tort ou raison.
Accoutumez-vous à l'humeur des autres sans espérer de les accoutumer à la vôtre.
Ne soyez jamais cause d'une querelle et contribuez à la paix autant qu'il vous sera possible.
Prenez de bonnes habitudes, il n'y en a pas qui ne deviennent douces quelque pénibles qu'elles nous paraissent d'abord.
La véritable pénitence est de recevoir de bon cœur et d'aimer les peines que Dieu nous envoie.
N'ayez d'inquiétude que pour voire salui , le reste est trop incertain pour s'en mettre tn peine.
Rendez-vous à la raison aussitôt que vous la voyez.
Si vous croyez le conseil des gens sages, vous aurez de bonne heure ce qu'ils n'ont acquis qu'en vieillissant.
Les souffrances et les afflictions qui nous viennent de Dieu lui sont plus agréables que les mortifications que nous choisissons.
Ne perdez pas detemps^ vous en serez plus habiles et plus heureuses.
N'ayez jamais envie de voir ni d'entendre ce que l'on veut vous cacher.
N'enviez point les richesses puisqu'il faut s'en détacher pour faire son salut.
Prenez toujours la dernière place ; il vaut mieux être appelé que chassé.
Ne soyez jamais pressées de redire ce que vous avez appris à moins qu'il ne soit utile à quelqu'un.
Rendez-vous si vous trouvez que vous avez tort. Il y a plus de grandeur à se retracter qu'à soutenir une mauvaise cause.
Soyez gaies et non pas évaporées.
Il faut que les filles se modèrent toujours et qu'elles gardent une conduite qui fasse voir qu'elles sont maîtresses d'elles-mêmes.
La plus grande parure de notre sexe est la modestie.
Les vertus chéries de Notre-Seigneur sont l'humilité et la douceur.
On raille souvent les filles sur leur timidité, on les en estime davantage.
Écoutez toujours et ne parlez guère.
L'empressement de parler vient de légèreté ou de vanité.
Dites le moins que vous pourrez de choses inutiles.
Parler pour se réjouir honnêtement n'est pas inutile.
Il faut souffrir avec patience ce que la justice de Dieu veut que nous souffrions de l'injustice des hommes.
Ne vous couchez jamais sans avoir appris quelque chose.
Travaillez sans cesse mais sans affectation.
Si vous n'apprenez étant jeunes, vous en serez fâchées étant vieilles.
Sachez bon gré à tous ceux qui vous reprennent ; il n'y a personne qui n'aimât mieux vous flatter que de vous reprendre.
Comptez que personne n'a jamais établi sa réputation en se divertissant : c'est un grand bien, mais il coûte cher.
Il faut avoir assez de vertu et de sagesse pour passer entre Dieu et soi ce qu'on peut dérober à la connaissance des hommes.
Le monde n'est pas tous ceux qui ne sont pas enfermés dans les couvents, mais ceux qui ne vivent point selon l'Evangile.
Religieuses ou séculières, il faut haïr le monde si vous voulez être chrétiennes.
N'oubliez jamaisDieu etsi on ne vous laif^se pas le temps de Le prier^ pensez à Lui.
Si vous ne pouvez faire l'aumône aux pauvres, donnez-leur vos prières, vos soins et vos consolations.
Dites : pourvu que je sois trouvée agréable devant Dieu, peu m'importe de plaire aux yeux du monde.
Notre-Seigneur a prié pour ceux qui le crucifiaient ; Il n'a pas prié pour le monde.
Ayez une conduite ouverte, simple^ franche et éloignée de tout mystère.
Il faut acquérir les biens de ce monde sans passion, les posséder sans attache et les perdre sans regret.