CONTENUS DANS CE VOLUME
Sous le tilrc de Philosophie chrétienne — Choix d ouvrages mystiques donne ici la collection des ouvrages qui, dans les diffiérens siècles, ont été regardés comme reproduisant avec un talent plus transcendant et avec un esprit plus pariàitement religieux, non pas les dogmes, mais la doctrine philosophique, morale, spirituelle du catholicisme. Tout ce qui n’a pas été approuvé universellement et sans mélange de blâme, non-seulement par le siècle où l'ouvrage a été écrit, mais par tous les siècles qui l'ont suivi, je l’ai à l’instant rejeté, ne voulant présenter dans ce volume que ce que le corps tout entier de l’Eglise catholique adopte comme sien. Aucune note, aucune remarque, de quelque nature qu’elle soit, ne pouvait trouver place dans une collection semblable. Quelques-uns de ces ouvrages étaient fort connus en France; d’autres, tels que ceux du cardinal Bona, par exemple, méritaient d’étre en plus de mains, licur ensemble forme un corps complet de philosophie catholique embrassant tous les siècles du IV* au XVIl', et offrant les nuances d’esprit particulières à chaque peuple et à chaque écrivain. Pour le catholique afi<ei|pii dans sa croyance, c’est un sentier qu’il aimera a parcourir avec des guides approuvés; pour le catholique incertain, c’est un moyen consciencieux d’examen présenté avec une fidélité scrupuleuse; pour le Chrétien qui a cru devoi^%’éloigner de la voie caüiolique, c’est une facilité nouvelle de s’assurer des points de ressemblance et de scission entre les deux croyances, facilité propre à diminuer les antipathies en montrant à chacun des points de contact, dans la morale religicustr; pour l’homme enfin dont l’esprit indépendant de toute croyance primitive aime à les apprécier toutes consciencieusement et impartialement, c’est un tableau historique animé de la plus distinctive des (acuités de l’homme, la (acuité religieuse; c’est une élude indispensable à tout esprit assex éclairé pour ne pas repousser un examen d’où peut sortir pour lui. soit la modification, soit le raffermissement de scs principes.
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NOTICE SUR LES AUTEURS
SAINT AUGUSTIN
NÉ A rACASTi: afriqli:, le 13 novembele 354. — uort a hippone la'HiQiE, le28 aolt 430
Les di'lail* les plus inlércssans sur b vie de saint Augustin nous sont fournis par luwnéme dans ses Confessions , livre d’une bonne foi i>arfaite, épanchement sincère d’un cœur noble rt grand ({ui avoue sans réticence toutes ses faiblesses |iour en obtenir le pardon de Dieu, <*t prémunir b*s hoiiimrs contre eiix-mémes. Je me contenterai ile présenter ici des dates.
Né le 13 novembre 354 d Tagaste, petite ville d’Afrique, sous le règne de l’empereur Constance, d’un père païen nommé Patrice et d'une mère chrétienne, sainte Monique, saint Augustin fut inscrit de bonne heure au nombre des caléchumèn<«. Son père, qui le destinait au barreau, lui fit commencer ses études A Madaure, et de là, au prix de grands sacrifiées dans une médiocre fortune, il i’eovofa continuer ses études à Carthage pour se préparer à sa profes^kn, par l'étude de la rhétorique et de l’éloquence. Son père mourut à celte époque (371), et Monique sa mère continua ses sacrifices en faveur d'un fils qu’HIe chérissait. Les (dailirs faciles de C^rtb.ige exercèrent une vive action sur le cœur de feu de saint Augustin. Luimême a raconté naïvement ses faiblesses. «Tout mon bonheur, dil-ii, fut d'aimer et d'ètre aimé.» L’amour du moins le protégi^a ('unln* la débauche, (k avant l’àge de dix-huit ans il avait un fils, nocDiné Adeodatus, dont il surveilla attentivement l'éilucalion. I) parle de lui avec une tendn'sse touchante. Ardent et persévérant dans toult's ses |>asftions, il ponrsuivit la vérité avec la même vivacité que le plaisir. La lecture qu'il fit à dix-neuf .'ms de VfJortrnsiusde Cicéron, aujourd’hui perdu, avait éveillé son amour pour la philosophie; mais au milieu de ce naufrage de toutes les croyances ancienocs qui signalèrent le ni* et le iv* siècle, à quel guide se confier? à quel appui avoir recours? à l'autd de quel Dieu invof|uer b sanction des idées morales et pbikMopbiqurs? Monique insistait avec amour auprès de son fils pour lui taire einhrasser b foi chrétienne. Saint Augu.stin lut b Ibbif , mats il avoue qu'il ne put encore b comprendre. Ne pouvant trouver dans cette lecture b solution de ses doutes sur l'homme et le monde, il fit ap|tel aux autres opinions en vigueur. Le manichéisme régnait alors dans toute sa puissance. A l'aide des deux princi|>cs contraires du bien et du mal, les Manichéens croyaient expliquer le problème pbysi<fuf et moral du mon«lr, et des
professeurs habiles savaient déguiser par b subtilité des )>ensées le vide des doctrines. .Saint Augustin embrassa le manichéisme dès 374, à l’âge de vingt ans. A l’.^ge de vingt-deux ans, il fut nommé professeur de rhétorique à Carthage, et continua ses rt-cherches pliMusopUiques. Tnc conversation av<'c Faustus, rhnnme le plus habile di‘8 Manirhéens, lui avait prouvé le peu «ju’il avait à espérer de ces doctrines pour rinvesligation des vérités physiqut^ et murales qu'il recherchait. Il eut recours aux divers systêmis des Grecs, en commençant par Aristote, dont il avait déjà fait une étude altenlive. Il )>assa di* là à l’étude de l'astrologie et de la magic, et fatigué de ne trouver le vrai nulle part, il finit |>ar tomber dans le scepticisme le plus désolant pour un cœur * comme le sien. Il n'avait |>as toutefois encore rompu avec les Manichéens, par suite de l’impossibilité où il se sentait de trouver ailleurs une solution plus satisfaisante de ses doutes, O furent les premiers orateurs de cette secte qui rengagèrent à choisir un plus vaste théâtre d’observation et d’cxorcicc de ses lalens, et qui le recommandèrent, en 383, à Symmaque gouverneur de Rome Symmaque lui fit oblenirsur-le-champ une chaire à Rome, et l'année suivante, un emploi plus élevé du même genre étant venu à vaquer à Milan , Symmaque y fit nommer saint Augustin âgé seulement alors de trente ans.
Saint Augustin a décrit avec beaucoup d'éloquence la marche de son intelligence et de ses éludes pendant cette nouvelle et remarquable période de sa vie. La lecture des philosophes plato niciensde l'école d'Alexandrie le préparait à sou insu aux croyances les plus relfvécs du christianisme, aux doctrines d’un médiateur, du Verbe, et de la Trinité spirituelle. Saint Paul acheva la conversion commencée par Platon. Le passage d.ins lequel saint Augustin décrit l’effet produit dans son esprit par les paroles de saint Paul, qui lui scmblau-nt comme une voix venue d’en haut , i^st un des plus beaux de ses Confessions. Dès ce moment il était Chrétien. Saint Ambroise, arche- ^^|ue de Milan , dont les vertus n'avaient pas été sans effet sur ses convictions, lui conféra le baptême â Milan, l'an 387, ainsi qu'â son fils Adeodatus.
Une vie inèii'e aux eiiit)<irr.is et aux enseignemens du monde ne jMiuvait plus convenir à cet
^OTICE SUR LES AUTEL’RS
mnrit ouïssant . sur Icnuel les cnn'aoccs agissairnt avec toute rimpétuosité rl toute la jalousie ckcIusivtf qui caracÙriaeDt les passions; ildoona donc sa démission de professeur à Milan, et partit pour tiome, afin d*y vivre dans une profonde retraite, seul avec les pensées qui remplissaient son cœur et avec un petit nombre d’amis qu'enflammait le même amour religieux. Sa mère, l'excellenle Monique, que saint Augustin fait aimer de tout lecteur de la tendre affection d’un fils , l’accompagnait dans sa retraite. Ils se disposaient à retourner en Afrique, lors<|ue la mort la surprit A Oslie. Il y a là, dans saint Augustin , quelques pages admirables de grandeur et de simplicité. Il est impossible de lire en particulier 1rs chap. x, xi et XII du liv. ut de ses Confetsiont , sans en conserver un souvenir ineffaçable, comme d’un événement marquant de notre propre vie , tant U y a de charme, de uaturel, de solennité dans ce récit. Personne mieux que saint Augustin ne sait rendre comme présent par la parole le fait même le plus éloigné de nos mœurs. J’m citerai un court exemple, parce qu’étant étranger à set propres émotions, il fait ressortir d'autant plus vivement son talent de narrateur. Son meilleur ami, Alipe, qui demeurait à Rome, fat un jour entraîné par ses amis à un spectacle de gladiateurs, dont la pensée seule lui disait horreur- Il y alla , bien détenniué à montrer son pouvoir sur lui-même en tenant son » esprit et scs yeux fermés à ce qui se passerait «*n sa présence.
«Lc^u’ils furent arrivés , dit saint Augustin, rt (|u'ils se furent placés le mieux qu'ils purent, ils truuvèrent tout l’amphilbéàtrc daus l'ardeur de ces plaisirs cruels et abominables. Alipe ferma les yeux aussitôt, cl défendit à son Ame de prendre part A une si horrible fureur. Kt piut A Dieu qu’il (^t encore bouché ses oreilles ! car les »*nlant frap- |tées par un grand cri que poussa tout le peuple au moment d’un accident extraordinaire du combat, il se laissa emporter A la curiosité : il s’imaginait qu'il KTait toujours au-dessus de tout ce qu'il pourrait voir, et qu'il le mépriserait après l’.'ixoir vu; il ouvrit les yeux, et A rinsiani il fut frappé d’une plus grande plaie de l'Ame que le gladiateur ne l’avait été dans le corps. Il tomba |ilus malheureusement que celui qui par sa chute avait excité mte clameur !... Il n'eut |>as plus tôt vu couler ce sang qu'il devint cruel et sanguinaire; il ue détourna plus ses yeux du spectacle, mais il s’y arrêta au contraire avec ardeur. O'tte barlurii; |h*nétraju^u’au fond de son Ame, et se saisit d élie sans qu'il s'eu aperçût. Il goûta cette fureur avec aridité, eoiiime un breuvage délicieux, et il se trouva en un moment tout transporté et roiimir eoixréd'un id.iisir si sanglant rt si inhumain, (le
o'élait plus cet homme timide et réservé qui venait d'arriver; c'élait l'un de ta troupe du peuple et le compagnon véritable , tant d'esprit que de corps, de ceux qui l’avaient ameué. Il devint spectateur attentif comme les autres; il jeta des cris comme les autres; il s'anima d’ardeur comme les autres, et il remporta de ce lieu une passion d’y retourner, encore plus violente que celle de tous les autres.»
(^u'onjuge parce morceau, qui ne demandait que le talent d'écrivain, du bonheur de son style lors(|u’il décrit des événement qui lui sont personnels ou des pensées qui ont avec lui toute rimportaoce d'uo évêneuieut.
Après la mort de sa mère , il persévéra dans son projet de retour eide vie solitaire dans l’Afrique sa patrie. La tiimd de son fils Adeodatus , l'amiéc suivante { 388), acheva de briser en lui toutes les pensées de la terre, et son esprit ne se porta plus que sur les contemplations religieuses, il ne songeait cependant pas encore A embrasser l’état ecclésiastique, lorsqu’un jour qu'U était allé A l'église d’Hippooe , près de la(|uelle était située la luaisou de campagne où il vivait dans la retraite, le peuple entier delà ville IVutoura et le força eu quelque sorte de sc t.nre urdunni r prêtre, pour assister l'évêque N'akTc qui viciilis^ut. Quelques années après, ce mêiiu' évêque le ihS^igiu comme son coadjuteur; et i'aunêe suivante, JtKi. après la mort du titulaire, saiiu Augustin fut rç|i vélu de la dignité épiscopale.
Depuis sen entrée dans le giron de l'l'lgli)«e, il n'avait cessé d’écrire pour iirouver que le rhriblianisme offrait seul une solution piiiluMqduqur de ces grands proülcmi-s restés obscurs dans la philosophie andenue, et que résolvait encore moins le manichéisme. Après avoir combattu les obstades extérieurs, il voulut égaleuient trionipber des obstacles intérieurs , en ramenant tout A l'unité de dogme et de discipline. Les Pélagieos , les semi- Pélagiens, les PriscUlanistcs, les Dunaüsies, tous les schismatiques et séparalislcs, en un mot, si Qouibrcux dans ces premiers siècles, U* iniuvèrenl constamment sur la brèche, prêt A la cuncilialiun sur les petites questions de discipline , A la guerre de l’intelligence sur les questions plus imporlauies du dogme. Le premier, en Occident, U donna une forme systématique A la diKlrine évangélique; il inventa le mol de péc/ié. origitwl, établit le dogme de la prédestination absolue, cl fil prévaloir la doctrine de la grAce absolue , |iarticuliére et irrésistible; et, en cherchant A coodlicr les idées philosophiques et le cbrislianisme, allajusqu'A donner de la Trinité une exiilication fondée sur les systèmes de la |4iitoso|»hir antiijuc.
Mais ce n'euient plus sculeiiiciii les M-hisui.x-
NOTICE SUR LES AUTEURS
tiques fl ^es i^paratistft qui compromettaient l’é" tablissement de la religion nouvelle; nndifPérence tinîversHIr semblait croître avec les malheurs publics. Les Romains étaient accourus an pied des autels chrétiens, pour invoquer dans leurs désastres un appui qu'ils ne trouvaient ni dans leur propre courage ni dans leurs anciens dieux, et chaque jour les malheurs publics s'amoncelaient plus violens, plus irrésistibles. Rome, la grande cité, la cité sainte, fut ravagée l'an 410 par Aiaric, et le monde rtnnain tout entier fut en proie aux hordes barbares. A ce coup le désespoir s'empara de tous les esprits, et le christianisme fut accusé d’avoir amené les maux qu’il n’avait pu empêcher. Il fallait un orateur puissant pour raffennir ces intelligences abattues par la peur, et les rendre à l'espoir du bonheur dans un autre inonde, A la confiance dans celuHCi. Saint Augustin se chargea de ce noble réile et écrivit la CUi tie Dwh. Il faut entendre ce qu'il dit lui-ménie de cette crise dans le chapitre 43* du ii* livre de ses HHracUüions .
«Cependant, dit-il , Rome ayant été prise et sac* ragée |>ar les (îoths, sous la conduite de leur roi Alark, les païens rejetèrent ce malheur sur la religion chrétienne, et commencèrent A blasphémer le véritable Dieu beaucoup plus qu’ils n’avaient encore fait. Kiiibrasé donc du zèle de sa maison , je me mis à écrire les livres de la Cité dt Dieu pour réfuter leurs blasphèmes ou leurs erreurs. Cet ouvrage m'a tenu quelques années, parce qu'il survenait plusieurs autres choses que je ne pouvais remettre et qu'il me fallait achever auparavant. Mais enfin j'ai terminé ce grand ouvrage en vingtdeux livres, dont les cinq premiers réfutent ceux qui croient que le culte de plusieurs dieux est nécessaire au bien du monde d'ici-bas, et qui soutiennent que tous les malheurs qui sont arrivés depuis peu ne viennent que de ce qu'on le défend ; les cinq suivans sont contre ceux qui demeurent d’anxird que ces malbeurs sont arrivés dans tous les teiiqis, mais qui prétendent que le culte des divinités du paganisme est utile pour l’autre vie : ces dix premiers livret ont donc pour objet de réfuter ces deux opinions chimériques contraires A la religion chrétienne. Mais afin qu'on ne nous reproche pas de n'avoir fait que combattre les sentiment d’autrui sans établir les nétres, c'est A cHa qu'est employée l'autre partie de l’ouvrage qui 'timpreiid douze livres.»
U avait commencé A écrire cet ouvrage en 413 et ne le termina que quelques aimées plus tard. Les suites du quatrième concile de Carthage, en 398, oh il avait assisté, les occupations du colloque fleCarthage, en 111, au sujet des Donatistes, celles qui accompagnèrent et suivirent le synode
de Palestine, en 417, contre Pélage, employèrent toute son activité. L'Age du' repos de l’intelligence arrivait pour lui. Parvenu A cette station il voulut faire pour sa vie intellectuellf ,dont le mouvement allait se ralentir puis s'arrêter, l'examen conKîencieux qu’A l'expiration de sa vie active dans l'année 307, A l’A^ de quarante-trois ans, U avait fttl pour sa vie morale dans ses ConfetsionM. Ses livres des Délmclations, écrits en 427, A l'Age de 73 ans, sont une revue critique, parfoitement impartiale, de tous les ouvrages écrits par lui , A t’eiceptioD de ses HomHies et de ses letires qu’il regardait oomnïe des objets trop fugitifs pour les mentionner ou en conserver le souvenir. Il fait connaître l’omet de quatre-vingt4reiae de ses ouvrages et expose franchement les erreurs de chacun , {lour prémunir les autres hommes contre des erreurs semblables. Ses Confessions sont le premier modèle de ces révélations intimes qui appellent sur un bommela sympathie de tous les hommes et de tous les temps; les RAtraciations sont le premier modèle d'une critique éclairée et de bonne foi exercée sur les œuvres de sa propre pensée.
C’était une sorte de testament qu’il voulait laisser après lui au imunentoh il sentait sa fin approcher. Peu d'années lui restaient en effet A vivre; et ces années devaient être rendues bien amères par le spectacle de la désolation de l’Afrique sa patrie, et de sa propre ville épiscopale . Htppooe. L’an 425, le comte Bonifacc, promu au commandement de l’Afrique par Honorius, voulut se perpétuer dans le pouvoir , malgré les ordres de l'impératrice Placidie, tutrice de Valentinien 111, qui l’avait mandé A Constantinople. Dans l'aveuglement de sa vanité, il appela en Afrique, à son appui les Vandales établis en Espagne , sous Genserk. Genseric et ses Vandales accoururent en 429, et se montrèrent, ainsi qu’il arrive toi^ours aux forts, non des alliés mais des maîtres. Éclairé trop lard sur son crime envers son pays,Bonifacevoulut les chasser de l'Afrique. Il n’était plus temps. C<artbage et beaucoup d’autres villes d’Afrique ^rent prises et livrées au pillage; et Bonihice iui-mème assiégé dans Hipponc eut beaucoup de peine A écfaappei aux malheurs qu'il avait appelés sur son pays.
Saint Augustin éta» resté, malgré son grand Age, au centre de son t* «e épiscopal powr fortifier set concitoyens par sa Sence; mais les fatigues extraordinaires d’esprit de corps qu'il avait A supporter usèrent rapide .leot le reste de ses forces, et il mourut dans le troisième mois do siège d’Hipponc, le 28 aodt 430, A l'Age de soixante-seize ans.
Son corps fut , dit-on , transporté quelques années après en Sardaigne, et de IA , au virr siècle, dans l’église do .Saint-Pieire de Pavie.
NOTICÏ SUR LES AUTEURS
La meilleure éditioa de ses ouvrages a èlé faite par les Bénédictins dans les années 1679 ét suivantes f en 11 vol. in-fol.
Scs ccHQpositkH» le plus justonent célèbres sont , outre ses lettres sur toutes sortes de sujeU, qui font une partie si nécessaire de rhistoire ecclésiastique de cette époque : son Traité de la Cité de Dieu, ses Confetêiom et ses Méditation* tirées de ses Solitoques. Le Traité *ur la Oté de Dieu éiant étranger â la matière du volume que nous offrons au public, j*ai dé me borner aux Confettion* et aux Méditations.
Les Confession*, qui eurent la plus grande vogue dès l’année même de leur apparition, ont été souvent tradnites en français, J'ai adopté la traduction faite par le célèbre Amault d’Aadilly, comme reproduisant plus Bdèlerocnt les pensées et
la marche du style de l’auteur original. Arnault avait un respect trop religieux de l’ouvrage et de récrivain pour ne pas chercher consciencieaisefnent à le reproduire sous ses véritables formes, et la langue française qui ne se ressentait pas encore de l’influenee réformatrice du génie si concis de Pascal , conservait dans l’allnre de sa prose quelque chose d’un peu lent et d'un peu obscur qui rappelait les formes latines.
Les Médilations sont un ouvrage extrait d’un autre plus grand ouvrage de saint Augustin qni porte le nom de Soliloques. Sa forme actuelle a été sanctionnée pab une approbation non interrompue de plusieurs siècles. Je me suis servi d'une traduction anonyme faite sur l’édition latine dos Bénédictins. Le style en est clair et facile.
NOTICE SCR LES AUTELUS