CHAPITRE V
Il demande à Dieu MMi amour cl le pardoo dciea pdctida.
Qui me fera la grâce. Seigneur, de me reposer en vous? Qui me fiera la grâce de vous von- venir dans mon cceur et Tenivrer du vin céleste de votre amour, afin que je perde le souvenir de mes maux , et que je vous embrasse de toutes les puis.sances de mon âme comme mon seul et unique bien? Qu’est-ce que vous m’êtes, 6 mon Dieu ! Ëdairez-moi par votre miséricorde, afin que je le puisse dire. Et moi. Seigneur, que vous suisrje poor m’honorer d’un commandement aussi doux et aussi agréable que celui de vous aimer, et pour ne pouvoir souffrir que j’y manque sans vous mettre en colère contre moi , et sans me menacer de grandes misères? Hélas ! Seigneur, n’est-ce pas une assez grande misère qne de ne vous point aimer? Mais je vous conjnre par votre bonté, 6 mon Dieu, de me dire ce que vons m’êtes. Je vous conjure de dire â mon âme : t Je suis ton Sauveur; > et de le lui dire en sorte qne je l’entende. Je tiens en votre présence les oreilles de mon cceur tontes prêtes poor écouter cette favorable parole. Ouvrcz-les,
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mon Dieu, et dites â mon âme : oJe suis ton Sauveur. » Que je coure après cette voix ; et que vous ayant trouvé je me tienne attaché â vous. Ne me cachez pas la beauté de votre visage. Que je meure â moi -même afin de le voir, de peur que je ne meure pour jamais si je ne le voyais pas.
lai maison de mon âme est bien étroite et bien petitepnur un aussi grand hôte que vous,ômon Seigneur et mon Dieu; maisjcvouspriedel’accroltre afin qu'elle soit capable de vous recevoir. Elle tombe en ruine ; niais je vous prie de la réparer. 11 y a des choses qui peuvent offenser vos yeux; je le sais et je le confesse; mais qui peut la rendre nette que vous .seul? et â qui puis-je recourir qu’à vous? Puriflez-moi s’il vous plaît. Seigneur, de mes offenses secTètes et cachées, et ne m'imputez point celles d’autrui. Je crois, et c’est pour cela que je parle avec quelque confiance. Vous .savez. Seigneur, quelle est ma foi en votre miséricorde; etc’est cllcqui méfait croire qu'après que je me .suis aausé de mes crimes en votre présence, vous m’avez remis la malice de mon catir. .Mais je neveux point contester avec vous, qui êtes et mon juge et la vérité ; et je ne veux pas me tromper moi -même, ni m’exposerait péril de me voir convaincu de péché et de mensonge. Je ne conteste donc point avec vous, mon Dieu; car, si vous vouliez examiner avec rigueur les péchés des hommes , qui pourrait résister devant le tribunal de votre justice?