CHAPITRE PREMIER
Ikr ta difAtnlU qu’il y a de coanalire la rérlU
Seigneur, dans la pauvreté où mon .Ame est réduite durant cetle vie, mon esprit étant excité |iar les paroles de votre Ecrilore sainte, enfante beaucoup de pensées dont il désire d'être éclairci. C'est pourquoi il arrive souvent que plus notre intelligence est bornée dans la connaissance des clioses , et plus elle se répand dans la multitude des paroles , parce qu'on m emploie davantage à rechercher la vérité qu'à la trouver, que l'un est plus long-temi» à demander qu'à obtenir, et qu'il y a plus de peine à frapper à une porte qu'à recevoir ce que l'on nous donne lorsqu'elle est ouverte : mais nous nous appuyons sur votre prumes.se, et qui nous en (wurrait ravir l'effet? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? Nous savons que vous avez dit ; • Demandez , et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez; frappez à la porte, et elle vous sera ouverte ; car celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et on ouvre à celui qui frappe. > Ce sont vos promesses, mon Dim ; et qui pourrait craindre d'être trompé , quand la vérité même foit des promesses?