‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 204 sur 684 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

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Mais il est dit, que cette terre était invisible, déserte et informe , et qu’il y avait comme une espèce de profond abîme sur lequel ne rduisait aucune lumière , parce que tout cela n'avait encore aucune beauté. Et c'est pourquoi vous avez fait écrire & Moïse, que les ténèbres étaient répandues sur la surfoce de l'ablme. Or, que sont les ténèbres, sinon l'absence de la lumière? El ainsi , comme si la lumière eût été dès lors , die n’eùt pu être que répandue sur les choses qui auraient été éclairées par elle ; ce que l’Écriture dit,aque les ténèbres étaient a’pandues sur la surface de l'ablme» ne signifie autre chose sinon qu’il n'y avait point de lumière. Les ténèbres donc étaient sur l’ablme , parce que la lu mière n'y était pas : de même qu’il y a du silence où il n'y a puint de bruit. Carque veut dire antre chose, t tout est en silence en ce liru-lé,» sinon qu’il n’y a point de bruit en ce lieii-là ? N'esl-ce p.ss vous , mon Scigneiu’, qui avez enscignécelle vérité à cette âme qui vous parle ? N’e*i-ce pas vous qui m’avez appris , qn'avanl que vous eussiez formé celle matière sans fiirnie, et que vous en eussiez distingué et séparé toutes les jjarties

adon l'ordre que nous y voyims , elle n’était rien de particulier , ni couleur , ni figure , ni corps, ni esprit ? Ce n'était pas toutefois un pur néant , mais c'était une certaine chose informe qui n’avait aucune beauté.

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