‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 239 sur 684 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Pont^ufl* il «si du «ealemml du Salnt-EsprU su'd dUlt porta lur In raax.

Mais le Père ou le Fils n'étaienl-ils point aussi portés sur les eaux? Car si c'était en la manière qu'un corps est dans un lieu , le Saint- Faprit ne pouvait y être porté, non plus que le Père et le Fils. Que si c'est par l'éminence de la ' divinité , qui étant immuable est au-dessus de >

tout ce cpii est muable, le Père, le Fils et le Saint-Esprit étaient donc tous trois portés sur les eaux. Pourquoi donc cela a-t-il seulement été dit de votre Saint-Esprit? Pourquoi n'a-t-il été dit que de lui seul, coimiie .si ce qui n'est point un lieu eût été un lieu? Cest sans doute parce qu'il est dit aussi de lui seul que c'est votre don. Or c'est dans ce don que nous trouverons notre repos; c'est en lui que nous jouirons de vous, mon Dieu, qui êtes ce repos véritable de nos âmes, et notre véritable centre.

C’est où l'amour nous élève ; et votre Esprit- Saint, qui est la bonté même, nous relire des portes de la mort. Nous n'avons besoin pour arriver à un si grand bien que d'une bonne volonté; et c'est elle qui nous fiera jouir de cette paix divine qui surpasse toutes nos pensées. t.e corps tend en son lieu par son propre poids, cl le poids ne tend pas seulement en bas, mais au lieu qui lui est propre. Le fieu tend en haut, et ta pierre en lias, à cause que leur poids les poric vers le lieu qui leur est naturel, t.'huile versée dans l’eau s'élève au-dessus de l'eau; et l'eau versée dans l'huile s'enfbiKe au-dessous de l'huile, parce que leur poids les porte vers le lieu qui leur est naturel. Toutes les choses qui son tirées de leur ordre sont agitées et inquiètes, et ne trouvent leur repos que lorsqu’elles rentrent dans l'ordre. Mon poids est mon amour; et en quelque lieu que j'aille, c'est lui qui m'y porte. Cest par votre Saint-Esprit , qui est votre don , que nous sommes enflammés et portés en hsut : il nous embrase, et noos le suivons. Nous monlons vers le ciel par une sainte élévation de notre conir, et nous chantons le cantique mystérieux des degrés. Votre feu divin, ce fieu qui n'est qu'amour et que charité , nous embrase , et nous le suivons. Nous nous élevons en haut pour aller jouir de la paix de la Jérusalem céleste ; et mon àmc est ravie d'entendre dire : • Nous irons i la maison du Seigneur. > C'est là où notre bonne volonté, qui n'est autre clvose que votre amour, nous a établis; et nuus n'avons rien à souhaiter que d'y demeurer éteruellement.

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