‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 249 sur 684 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Sena myttiqup dr en piroln de la Gm^ae : <)ue le» eaut produiaml Ira rtplilcaet Inoitraat-

Faites aussi, astres saints, que la mer conçoive ; qu'elle soit féconde en bonnes oeuvres , et que leseaux produisent les reptiles des âmes vivantes. Car en séparant ce qui est pur et précieux d'avec ce qui est impur, vous êtes devenus comme la houchede Dieu ; et c'est parvousqu'il a dit que les eaux produisent, non pas des èmes vivantes ainsi que la terre , mais des reptiles des âmes vivantes et des oiseaux volans sur la terre. Car vas sacremens , mon Dku , se sont répandus par les uxivres des saints ^ fidèles serviteurs, et se sont coulés à travers les flots des tentations (le (V siècle, afin d'instruire les peuples dans la connais.sanc« de voter nom, et les renouveler par le baptême.

Il s'est fait ainsi de grandes merveilles, tomme de grandes baleines; et la voix de vos ambassadeurs a volé sur toute la terre, sous le ciel et le flruiainent de votre Écriture sainte, qu'ils se

proposairat comme une autorité inviolable sous ' la protection de laquelle ils volaient de quelque cAté qu'ils allassent ; car il n’y a point de nation ni de pays qui n'ait entendu leur voix, puistpie le son de leurs paroirsa passé jusqu'aux extrémités du monde par la force et par l'étendue que vous leur avez donnée en les bénissant

Ne me Irompé-je point en parlant ainsi, et n'est-ce point confondre des cliosrsdistincirsquc d'attribuer aux mêmes p(TS(mnrs les connaissances claires qui appartiennent au finiiaiiieni , et les (Tuvres corporelles qui ,sc font dans cette mer agitée du monde qui est sous ce même firmament? Mais nous voyons que les choses dont les connaissances sont rerlaines et bornées, et qui ne peuvent .se multiplier comme par une espèce de génération, telles que sont les lumières de la sagesse et de la science, produisent plusieurs opérations rorporriirs toutes différentes, dont les unes procèdent des autres, se multiplient par votre bénédiction, mon Dieu, qui consolez quand il vous plaît le dégoût que nous avons de la faiblesse et de l'imperfection de nos sens mortels, en faisant (pi une même chose que notre esprit ne comprend que d'une sorte , soit néanmoins exprimée et figurée en diverses manières par des signes corporels.

Ce sont donc 1rs eaux qui ont produit ces cluises, mais par votre parole ; c’rst-â-dirc que ce sont les )>euples qui, dans les besoins oA ils se sont trouve^ n'-duits par l’éloignement de votre étemelle vérité, ont donné l’origine aces signes corporels, mais par votre Évangile. Ces eaux ont pmi.ssé hors d'elles-mèinrs toutes ces choses, parce que l'amertume dans laquelle elles languissaient a été cause qu elles en ont procédé parle moyen de votre parole divine.

Or elles tont toutes belles , d’autant que c’est vous qui les avez faites; mais vous êtes incom parablemmt plus beau , 0 divin auteur de toutes choses. Que .si Adam, par sa chute, ne s'était |ioint éloigné de vous, on n'aurait point vu sortir de lui , comme une eau salée et amère , toute cette race des hommes dont la curkisilé n'a point de bornes, dont laxanité s'rmpvirte à tout vent , et demi rinlempérance n'a jamais d'arrél. Et ain.si il n'aurait pas été nécTSSairc que ceux qui i dispensent votre vérité employassent corporeW I lement et sensiblement tant de paroles allé(p>-\

I riques et tant de signes mystérieux , pour tra- \

vaUleràlacoovmiondetantdepeupIcsiiifldèles | par ce grand amas d'eaui amires , d'où sont sortis les poissons et les oiseaui. !

C’est ce que j’entends maintenant par les pois- I sons et les oiseaux , savoir, les premiers moyens | dont on se sert pour Instruire les hommes et les i assitjcttir aux sacremens corporels, ^lais aprCs [ cela ils ne ponrraimi passer plus outre pour s'a- | vancer vers le salut, si leurs âmes ne recevaient | une nouvelle vie par votre Esprit, afin de s'élever comme par degrés encore plus haut ; et si après celte première grâce, que les paroles prononcées dans le baptême leur ont procurée, elles n’aspiraient à la perfection des vertus.

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